6. Clercs ou aristocrates ? Un passage par Spinoza et Vallès
Pages 161 à 170
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- LINDENBERG, Daniel,
- Lindenberg, Daniel.
- Lindenberg, D.
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Notes
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[1]
Ernest Renan, La réforme intellectuelle et morale, et autres textes, Copernic, 1976, p. 136.
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[2]
Pierre Grémion, Intelligence de l’anticommunisme : le Congrès pour la liberté de la culture à Paris (1950-1975), Fayard, 1995.
-
[3]
Maxime du Camp, Souvenirs littéraires, p. 181.
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[4]
Sur l’image de lui-même de l’intellectuel français comme « aristocrate », je renvoie au très stimulant article d’Éric Marty : « Le pouvoir de dire “je” », Esprit, juillet 2013, p. 74 en particulier.
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[5]
Cf. les œuvres de Joachim Israël, et en particulier Les lumières radicales, Amsterdam, 2005.
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[6]
Voir Mikhaïl Bakounine, Dieu et l’État, Mille et une nuits, 1996.
-
[7]
Recherche d’une Église, Le Livre de Poche.
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[8]
Voir chapitre 1.
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[9]
Aristocratie intellectuelle, 1895.
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[10]
Union des trois aristocraties.
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[11]
Op. cit.
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[12]
Cf. Dialogues philosophiques (Rêves), Calmann-Lévy.
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[13]
Cité d’après André Bellessort, op. cit., p. 65.
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[14]
D’après Albert Cassagne, op. cit., p. 181.
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[15]
H. Lefebvre, La somme et le reste, La Nef de Paris, 1959, p. 405.
-
[16]
Émile Chabal, Derrida un intellectuel marginal, La vie des idées, 2013 (en ligne).
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[17]
Sur Julien Benda, « dreyfusiste antidémocrate » et platonicien, cf. Constant Bourquin cité dans Daniel Lindenberg, Dernières questions aux intellectuels…, op. cit., p. 182.
-
[18]
Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie, op. cit. Jorsé-Guilherme Merquior, Foucault et le nihilisme de la chaire, PUF, 1985.
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[19]
Qu’est-ce que le néostructuralisme ?, Cerf, 1983, p. 205.
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[20]
Voir la revue L’autre côté, n° 3 sur Heidegger et sa réception française.
-
[21]
« Philosophie littérarisée » et littérature comme branche de la Théorie : François Cusset, French Theory, Paris, La Découverte, 2003, p. 91.
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[22]
Blandine Kriegel, Les historiens et la Monarchie, volume I, La défaite de l’érudition, PUF, 1989.
-
[23]
Le futur grand résistant Pierre Kaan avait écrit en 1939 un article : « La logique de l’irrationalisme » resté inédit jusqu’à sa publication dans le collectif Visages de la Résistance (op. cit.). Il y dénonçait les excès d’une « politique littéraire » qu’il avait bien connue en participant aux travaux du « Collège de sociologie ».
-
[24]
Thomas Pavel, Le mirage linguistique, p. 17.
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[25]
Prodiges et vertiges de l’analogie, Paris, Le Seuil/« Raisons d’Agir », 1999, p. 41.
-
[26]
Michel Vanoosthuyse, Fascisme et littérature pure, Agone 2005, p. 363.
-
[27]
François Marotin, Les années de formation de Jules Vallès (1845-1867), L’Harmattan, 1997.
-
[28]
Jacques Rancière, La haine de la démocratie, Éric Hazan, 2005.
-
[29]
§ 27 du Traité de l’autorité politique, Pléiade, 1962, p. 905.
-
[30]
D.G. Charlton, Secular Religions in France, 1815-1870, Oxord U.P., 1963.
-
[31]
Sur ce point, lire la mise au point définitive de Vincent Duclert : « La pensée de Spinoza et la naissance de l’intellectuel démocratique dans la France du tournant du siècle », Archives juives, 2003/2.
Le renvoi à la sphère religieuse est omniprésent quand il s’agit de comprendre le phénomène « intellectuel » chez les meilleurs auteurs français. On le voit chez Benda (les « clercs »), Thibaudet (« jansénisme », « Port-Royal »), et naturellement Bénichou dont nous avons eu l’occasion d’évoquer la théorie désormais classique du « sacerdoce » revendiqué par les hommes de lettres, ou Raymond Aron, en parlant de « religions séculières » Ce faisant, on laisse dans l’ombre l’autre image de lui-même que l’intellectuel français, depuis Voltaire se donne et veut donner de lui-même : celle d’une nouvelle noblesse. Aussi bien le perspicace Flaubert saura gré à « l’aristocrate Voltaire » d’avoir « voulu une sorte de mandarinat qui eût appelé à la direction du pays les hommes reconnus les plus intelligents ». Cette représentation n’est pas forcément contradictoire avec la métaphore cléricale, mais elle donne un autre sens à cette dernière.
Ce tropisme aristocratique a été discuté dès le xviiie siècle, où certains défendent, contre le mépris de la plèbe propre à beaucoup de partisans des Lumières, l’idée d’une égalité des intelligences. Il n’y a pas eu que Rousseau, comme on le dit souvent un peu vite, à fustiger cette culture de cour. Au siècle suivant, la polémique rebondit dans l’Association Internationale des Travailleurs (1864-1877) avec le débat Bakounine/Marx sur la place de la « Science » dans le mouvement révolutionnaire. L’anarchiste russe ne conteste pas en fait l’intérêt de l’activité scientifique, mais le fait qu’elle puisse légitimer le pouvoir d’une caste au sein du mouvement ouvrie…
Date de mise en ligne : 01/03/2022
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