5. Les intellectuels et le religieux
Pages 139 à 160
Citer ce chapitre
- LINDENBERG, Daniel,
- Lindenberg, Daniel.
- Lindenberg, D.
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- LINDENBERG, Daniel,
Notes
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[1]
La revue « ressuscitera », toujours sous la direction de Souvarine devenu entre-temps la meilleure tête de l’anticommunisme en France sous le titre Le contrat social (1957-1968). Publication de très haut niveau avec des articles de Maxime Leroy, de Kostas Papaioannou. Des exemplaires étaient envoyés à la Fédération syndicale des étudiants de la Sorbonne dans les années 1960. Personne ne les ouvrait…
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[2]
Dans la revue Agone, 2000.
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[3]
Georges Canguilhem, au « ton mi-rustique, mi-Charlus » (Jean-Paul Aron, Les modernes, Paris, Gallimard, 1984).
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[4]
Simon Epstein, Les dreyfusards sous l’Occupation, Paris, Albin Michel, 2001.
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[5]
Michel Leymarie (dir.), La postérité de l’affaire Dreyfus, Villeneuve d’Ascq, Presses du Septentrion, 1998.
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[6]
Éric Marty, op. cit., p 142.
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[7]
Aujourd’hui en édition de poche « Folio ».
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[8]
Paris, Gallimard, 1936.
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[9]
Pariser Lehrjahre, 1951-1954, Fischer Verlag, 1996.
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[10]
Cultura di destra, Garzanti, 1994.
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[11]
Nicolaus Sombart, op. cit., rappelle ce qu’est pour de Maistre « la loi du Sang » : « une grande loi du monde du monde spirituel… une loi occulte et terrible qui a besoin du sang humain ».
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[12]
Le passé d’une illusion, op. cit., p. 361 [souligné par moi].
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[13]
Le problème de l’État, Œuvres complètes, Gallimard, I, 1974.
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[14]
Cf. Philippe Roger, « Caillois, la guerre aux trousses », Critique, numéro spécial pour le cinquantenaire de la mort de Bataille, février 2013.
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[15]
Ouranos-Varuna (1934) et Mitra-Varuna (1941) sont des livres de Georges Dumézil issus de ses cours aux Hautes études, que Caillois avait suivis. Il oppose deux divinités romaines du pouvoir, l’une militaire et « magique », l’autre juridique et rationnelle.
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[16]
Je renvoie aux travaux de Jacqueline Risset, en particulier Georges Bataille, il politico e il Sacro, Liguori, 1987.
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[17]
Cf. Roger Caillois, NRF, 1er octobre 1937 : compte rendu de L’exercice du pouvoir et autres livres.
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[18]
Religion after Religion, Gershom Scholem, Mircea Eliade and Henry Corbin in Eranos, Princeton University Press, 1999.
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[19]
M. Serra, Les frères séparés, Paris, La Table Ronde, 2008.
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[20]
Janet Afary and Kevin B. Aderson, Foucault and the Iranian révolution, Gender d the seduction of Islamismm, The University of Chicago Press, 2005.
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[21]
Paris, Fayard, 1966.
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[22]
Cf. revue Potlatch, publiée par L’Internationale Lettriste (ancêtre du situationnisme) en 1954. Diverses rééditions dont « Folio ».
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[23]
Où il emploiera un jeune dessinateur nommé Hergé.
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[24]
Entre 1937 et 1939, il affleure publiquement sous la forme d’une revue très influente, Les Nouveaux Cahiers, où l’on relève les signatures de l’industriel Auguste Detoeuf, de Simone Xweil, de Denis de Rougemont, de Jaques Maritain, et de bien d’autres.
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[25]
Cf. Antoine Compagnon, Le cas Bernard Faÿ, Paris, Gallimard, 2009, p. 182-186.
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[26]
Bernard Faÿ, La guerre des trois fous, Paris, Perrin, 1968, p. 161.
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[27]
Luc Ferry et Alain Renaut, La pensée-68, Gallimard, 1985.
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[28]
Aujourd’hui dans Marc Bloch, L’Histoire, la Guerre, la Résistance, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », 2006.
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[29]
La grande crise de la République française-observations sur la vie politique des français de 1918 à 1938, Éditions de l’Arbre [Montréal], 1941.
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[30]
Op. cit., p. 20.
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[31]
Sur « Uriage » existe une abondante littérature. Outre les mémoires de Dunoyer de Segonzac, Le vieux chef, Le Seuil, 1971 ; Bernard Comte, Une utopie combattante. L’École des cadres d’Uriage 1940-1942, Fayard, 1996 et John Hellman, op. cit.
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[32]
Henri Atlan, compte-rendu de La Revanche de Dieu, Nouveaux Cahiers, n° 104, 1993.
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[33]
Voir les remarques de Thomas Mann dans son Doktor Faustus (Le Livre de Poche « Biblio », 1983) à propos du personnage de « Breisacher » dont le modèle était Oskar Goldberg, thaumaturge et théoricien « völkisch » [extrême-droite] du judaïsme pendant la République de Weimar. Ce que dit T. Mann pourrait s’appliquer à des figures contemporaines.
Tout part de La critique sociale, revue fondée en 1931 par l’ex-communiste (mais encore marxiste) Boris Souvarine (1895-1984), dans une perspective qui rappelle fort Herr et Péguy. Il s’agit de réfléchir, surtout à propos des livres importants qui paraissent sur les vrais problèmes de la société, en abandonnant la logomachie révolutionnaire. La victoire du national-socialisme en Allemagne, ce cataclysme, va radicaliser ce questionnement chez certains collaborateurs de la revue (Bataille, Simone Weil) jusqu’à la rupture avec toutes les illusions, ou jugées comme telles, des intellectuels de gauche… Et la revue s’arrêtera en 1934, à la suite d’un différend d’ordre privé qui opposera Souvarine à Bataille.Certes la montée en puissance du communisme dans les milieux intellectuels, y compris universitaires, brouillait le message. « Que reste-t-il du dreyfusard sous le compagnon de route ? » demande Charles Jacquier à leur propos. D’autres, qui gardent les yeux ouverts sur le « mensonge déconcertant » soviétique, ne voudront pas tomber dans ce qui leur apparaît comme un piège nationaliste visant à justifier une nouvelle guerre contre l’Allemagne. Sous le pacifiste, bientôt « munichois », il ne reste non plus pas grand-chose du dreyfusard.
Et plus d’un pacifiste à partir de la guerre d’Espagne, et surtout de Munich, se reprendra. Alain n’en fera pas partie. Il continue à subordonner l’antifascisme au pacifisme intégral, jusqu’à rejoindre le très équivoque « Parti de la Paix » en 1938-1939. Certains de ses disciples les plus prometteurs (Raymond Aron, Canguilhem, Simone Weil) ne le suivent pas et opèrent une révision déchirante d…
Date de mise en ligne : 01/03/2022
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