Chapitre 5. Juin 1985. Les suites données aux propositions de la Mission éducation-entreprises
- Par Daniel Bloch
Pages 40 à 48
Citer ce chapitre
- BLOCH, Daniel,
- Bloch, Daniel.
- Bloch, D.
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Notes
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[2]
Voir notamment Les Cahiers des relations écoles-professions du 8 avril 1985.
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[3]
Jean-Pierre Chevènement écrit dans ses Mémoires (Qui veut risquer sa vie la sauvera, op. cit., p. 313) que Laurent Fabius ne fit, dans le domaine de l’éducation, que de rares incursions, se bornant à préempter certaines annonces.
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[4]
La mission avait la charge, pour le ministre, du suivi de ces deux pôles et de la synthèse des propositions d’action qui pouvaient s’en dégager.
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[5]
Voir, par exemple, « Pour le développement des formations d’ingénieurs », Le Monde, février 1985, et « L’ingénieur de l’an 2000 », Le Monde, 6 novembre 1986.
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[6]
Des dysfonctionnements qui demeurent. Ainsi, le rapport thématique annuel 2020 de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (L’Orientation de la quatrième au master) insiste à nouveau, par exemple, sur la nécessité d’une meilleure coordination des divers organismes nationaux susceptibles d’apporter leur contribution aux politiques d’orientation : DEPP, SIES, Insee, Cereq, Onisep…
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[7]
A. Prost, Du changement dans l’École, op. cit.
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[8]
Décret et arrêté du 7 mars 1986. Comme le précise Philippe Barret dans sa thèse (La politique éducative du gouvernement de la France de juillet 1984 à mars 1986 : le ministère de Jean-Pierre Chevènement, Université Paris VIII, 1988, p. 354-355), Jean-Pierre Chevènement obtint difficilement la signature de Laurent Fabius au bas de ce décret. Comme l’écrit Jean-Pierre Chevènement dans ses Mémoires (Qui veut risquer sa vie la sauvera, op. cit., p. 313), ses rapports avec Laurent Fabius étaient « courtois à défaut d’être chaleureux ».
Pour Jean-Pierre Chevènement, les propositions émises par la Mission nationale éducation-entreprises constituent ainsi les bases d’une véritable « révolution culturelle ». Il les prend pratiquement toutes à son compte, et pas seulement celles déjà retenues relatives à l’introduction du baccalauréat professionnel et à l’objectif « 80 % au niveau du baccalauréat ». Mais cette « révolution culturelle » se caractérise tout autant par ses propositions que par la façon même – extra-utérine, n’impliquant ni l’administration centrale ni l’Inspection générale – dont elles ont été conçues.
Plutôt que de reformuler les propositions mises en avant par la mission, nous nous limiterons à l’essentiel : préciser celles que le ministre a retenues et en quels termes il les a retenues. Pour cela, nous produirons des extraits du verbatim de son allocution prononcée le 27 juin 1985 à l’occasion de la présentation officielle du rapport de la mission. Ce rapport était déjà connu, tant des membres de la mission que du ministre et de son cabinet, depuis le mois d’avril 1985, et des ouvertures de sections préparant au baccalauréat professionnel avaient été anticipées dès le mois de mars dans le cadre des opérations engagées pour la rentrée 1985-1986. Des extraits de ce rapport avaient également été publiés par la presse spécialisée. Sa publication avait cependant été différée à la demande du Premier ministre, au profit de sa propre conférence de presse du 22 mai 1985.
« Mesdames, Messieurs,
J’attache la plus grande importance au rapport que je vous présente aujourd’hui avec Roland Carraz […]…
Date de mise en ligne : 13/09/2023
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