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1. Histoire courte du concept de dysphasie

Pages 13 à 16

Citer ce chapitre


  • Jumel, B.
(2015). 1. Histoire courte du concept de dysphasie. Troubles des apprentissages : Approche intégrative (p. 13-16). Dunod. https://shs.cairn.info/troubles-des-apprentissages--9782100738526-page-13?lang=fr.

  • Jumel, Bernard.
« 1. Histoire courte du concept de dysphasie ». Troubles des apprentissages Approche intégrative, Dunod, 2015. p.13-16. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/troubles-des-apprentissages--9782100738526-page-13?lang=fr.

  • JUMEL, Bernard,
2015. 1. Histoire courte du concept de dysphasie. In : Troubles des apprentissages Approche intégrative. Paris : Dunod. Aide-Mémoire, p.13-16. URL : https://shs.cairn.info/troubles-des-apprentissages--9782100738526-page-13?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Physionomique : considère l’aspect, l’apparence des mots et davantage encore chez l’enfant dysphasique, l’apparence des groupes de mots.
  • [2]
    Épicritique : « se dit d’une sensibilité qui n’apparaît qu’après la sensibilité purement affective, et comporte des données cognitives » (Le Grand Robert de la langue française, 2e éd., 2001).
  • [3]
    Ajuriaguerra J. (de), Manuel de psychiatrie de l’enfant, 2éd., Masson, 1980, p. 354.

La dysphasie définit très tôt une singularité des troubles de langage pour lesquels la sévérité des symptômes affecte toutes les modalités du langage oral, articulation, syntaxe, lexique, compréhension et expression de manière inégale, mais sans qu’aucune ne soit épargnée, renvoyant à un développement chaotique qui ne permet pas d’en identifier les lignes.
Le terme est largement présent dans la littérature pédopsychiatrique d’après guerre, notamment chez des auteurs dont le cadre théorique est la psychanalyse.
Deux contributions majeures sont identifiées dans le champ de la clinique psychiatrique :
Launay, Borel-Maisonny, Duchêne et Diatkine, au début des années 1950, centrée sur les troubles « qui s’entendent » ;
Ajuriaguerra et son équipe, douze ans plus tard, dont la contribution est centrée sur la dysphasie et l’audimutité.
Dans son Traité de psychiatrie de l’enfant, plus tard, Ajuriaguerra (1980) distingue d’abord les troubles du langage selon leur étiologie ; Cette étiologie peut être connue ou mal définie. Parmi les troubles du langage d’origine mal défini, il distingue les troubles de la parole des troubles de l’évolution du langage. Enfin, dans cette dernière catégorie, la dysphasie est distinguée du retard simple de langage.
Il décrit le trouble dysphasique de la façon suivante :
« [Les enfants dysphasiques] présentent un trouble d’intégration du langage sans insuffisance sensorielle ou phonatoire, [ils] peuvent, quoique avec difficulté, communiquer verbalement et [leur] niveau mental est considéré comme normal…


Date de mise en ligne : 23/09/2019

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