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La naissance de Trotsky

Pages 66 à 86

Citer ce chapitre


  • Renouard, M.
(2017). La naissance de Trotsky. Trotsky (p. 66-86). Gallimard. https://shs.cairn.info/trotsky--9782070467716-page-66?lang=fr.

  • Renouard, Michel.
« La naissance de Trotsky ». Trotsky, Gallimard, 2017. p.66-86. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/trotsky--9782070467716-page-66?lang=fr.

  • RENOUARD, Michel,
2017. La naissance de Trotsky. In : Trotsky. Paris : Gallimard. Folio Biographies, p.66-86. URL : https://shs.cairn.info/trotsky--9782070467716-page-66?lang=fr.

Notes

  • [1]
    1er septembre, selon le calendrier grégorien.
  • [2]
    « Véritable chariot découvert, à quatre roues, dans la confection duquel il n’entre absolument que du bois » (Jules Verne, Michel Strogoff, Jules Hetzel, 1876, p. 132).
  • [3]
    Ma vie, p. 169.
  • [4]
    M. Eastman, La Jeunesse de Trotsky, p. 167.
  • [5]
    Voir Vie et mort de Léon Trotsky, p. 17, et J. Rubenstein, Leon Trotsky : A Revolutionary’s Life, p. 23-24.
  • [6]
    Ma vie, p. 171 et 174.
  • [7]
    Parfois confondu avec le docteur Alfred Adler (1870-1937), collaborateur de Freud à Vienne.
  • [8]
    Respectivement « L’Égalité » et « Journal des travailleurs ».
  • [9]
    M. Eastman, La Jeunesse de Trotsky, p. 175.
  • [10]
    Ibid., p. 177.
  • [11]
    Ma vie, p. 177.
  • [12]
    Ibid.
  • [13]
    Marguerite Bonnet, dans Hommage à Natalia Sédova-Trotsky 1882-1962, Les Lettres nouvelles, 1962, p. 8.
  • [14]
    M. Eastman, La Jeunesse de Trotsky, p. 177.
  • [15]
    Ma vie, p. 183.
  • [16]
    Ibid., p. 190.
  • [17]
    P. Broué, Trotsky, p. 75.
  • [18]
    Ibid.
  • [19]
    M. Eastman, La Jeunesse de Trotsky, p. 203.
  • [20]
    Menchevik, « partisan de la minorité », et bolchevik, « partisan de la majorité ».
  • [21]
    Ma vie, p. 199.
  • [22]
    Ibid., p. 201-202.
  • [23]
    Aujourd’hui Chişinău (Moldavie), à environ cent soixante-dix kilomètres au nord-ouest d’Odessa (Ukraine).
  • [24]
    Il s’agit du « Projet Ouganda », même si, en réalité, il est question des hauts plateaux de ce qui s’appellera, à partir de 1920, le Kenya.
  • [25]
    Il deviendra, en 1949, le premier président de l’État d’Israël.
  • [26]
    Ironie de l’histoire : Yulia, la fille de son fils Sérioja, s’installera en Israël ; plusieurs descendants de Trotsky y sont nés et y vivent encore.
  • [27]
    Sur cette période, voir J. Rubenstein, Leon Trotsky : A Revolutionary’s Life, notamment p. 28-35.
  • [28]
    Ma vie, p. 203.
  • [29]
    Ibid., p. 203-204.
  • [30]
    Un des rares écrivains français à s’être alors intéressé à cette guerre est Octave Mirbeau, qui lui consacra un court texte (« Ils étaient tous fous ! », La Rue, no 1, hiver 1905).
  • [31]
    Jean-Jacques Marie, Trotsky, révolutionnaire sans frontières, Éditions Payot et Rivages, coll. « Biographie Payot », 2006, p. 47.
  • [32]
    Ibid.
  • [33]
    Ma vie, p. 205.
  • [34]
    M. Eastman, La Jeunesse de Trotsky, p. 205.

Le 19 août 1902, Liova Davidovitch Bronstein quitte ses enfants, sa femme et son logement de Verkholensk. Il a tout prévu. Un mannequin a pris sa place sous une couverture dans ce qui sert de chambre, à l’étage. Les vérifications sont devenues moins fréquentes et, avec un peu de chance, le fugitif sera à des centaines de kilomètres d’Irkoutsk quand le policier chargé de vérifier sa présence découvrira le subterfuge. Dans l’Empire russe, les télécommunications n’en sont qu’à leurs balbutiements, et bien malin qui pourra retrouver sa trace.
Le premier jour, Bronstein a un seul objectif : gagner au plus tôt la gare d’Irkoutsk, à deux cent quatre-vingt-dix kilomètres de Verkholensk. Caché sous la paille auprès d’une femme (dont on ignore tout) également en cavale, il subit les cahots de la route d’une inconfortable téléga ou télègue. La voiture avale les kilomètres, et le cocher change deux fois de chevaux entre Verkholensk et Irkoutsk. Une fois arrivé près de la gare, le fugitif retrouve les militants qui ont préparé sa valise bien remplie de victuailles, de vêtements et des documents d’identité vierges (tout s’achète) dont il aura besoin durant le long voyage qui va le reconduire dans l’ouest de l’empire. C’est alors, à Irkoutsk même, qu’il se choisit pour ses papiers le nom de « Trotsky », « ne prévoyant pas que ce nom resterait le [s]ien pour toute la vie ». Comme d’habitude, il laisse entendre qu’il a pris cette identité par « hasard », ce nom étant le premier qui lui soit alors venu à l’esprit…


Date de mise en ligne : 27/06/2022

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