Chapitre d’ouvrage

Kitsch et Krazy Kat

Pages 53 à 63

Citer ce chapitre


  • Lavoie, V.
(2020). Kitsch et Krazy Kat. Trop mignon ! : Mythologies du cute (p. 53-63). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/trop-mignon--9782130824251-page-53?lang=fr.

  • Lavoie, Vincent.
« Kitsch et Krazy Kat ». Trop mignon ! Mythologies du cute, Presses Universitaires de France, 2020. p.53-63. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/trop-mignon--9782130824251-page-53?lang=fr.

  • LAVOIE, Vincent,
2020. Kitsch et Krazy Kat. In : Trop mignon ! Mythologies du cute. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Perspectives critiques, p.53-63. URL : https://shs.cairn.info/trop-mignon--9782130824251-page-53?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Abraham A. Moles, Psychologie du kitsch. L’art du bonheur, Paris, Denoël, 1971. Premier chapitre « Qu’est-ce que le kitsch ? », reproduit in Communication et langages, 1971, no 9, p. 74-87.
  • [2]
    Ibid., p. 79.
  • [3]
    Clement Greenberg, « Avant-Garde and Kitsch », in Art and Culture. Critical Essays, Boston, Beacon Press, 1961, p. 3-21.
  • [4]
    Gabriel Bellot, « The Gender Fluidity of Krazy Kat », The New Yorker, 19 janvier 2017. En ligne : https://www.newyorker.com/books/page-turner/the-gender-fluidity-of-krazy-kat [consulté le 6 décembre 2019].
  • [5]
    Shirley Elizabeth Thompson, Exiles at Home. The Struggle to Become American in Creole New Orleans, Cambridge, Harvard University Press, 2009, p. 68.

Lil Bub dans le boudoir ! L’injonction n’est pas tant incongrue, car le « petit goût » n’est jamais très éloigné du « mauvais goût ». Il n’y a peut-être rien de galant dans les facéties de la petite chatte, mais la prolifération des produits dérivés, la marchandisation outrancière de son effigie, sa présence démultipliée sur toutes les plateformes médiatiques, en somme le caractère superlatif du phénomène procède d’une surcharge (esthétique et affective) qui n’est pas très étrangère au kitsch. C’est qu’il y a de l’outrance dans le kitsch : excès ornemental, entassement décoratif, surproduction de camelote et de produits copiés, etc., autant de processus d’amplification qu’Abraham Moles, dans son livre phare Psychologie du kitsch. L’art du bonheur, rattache à la naissance de la société bourgeoise, en des termes précurseurs des économies affectives actuelles. Le kitsch a tout d’abord partie liée avec la consommation de masse et avec des modalités pratiques et techniques garantissant un accès à une affluence de produits. Il est à ce titre décrit par Moles comme une force de transformation de la société faisant désormais « du milieu quotidien un flux permanent plutôt qu’un sédiment durable ». Le kitsch rend par ailleurs diffuse la « source des productions » des objets fabriqués pour mettre l’emphase sur ses copies, dérivés et modulations. Moles en veut pour preuve le style Nouille, typique de la grande époque du kitsch 1900 première manière, caractérisé par la répétition d’une courbe de base Modern Style…


Date de mise en ligne : 31/01/2022

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

13,00 €

144 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

4,00 €

11 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?