Désirs de data
Le trans et post humanisme comme horizons du plissement numérique du monde
- Par Maryse Carmes
- et Jean-Max Noyer
Pages 179 à 212
Citer ce chapitre
- CARMES, Maryse
- et NOYER, Jean-Max,
- SEVERO, Marta
- et ROMELE, Alberto,
- Carmes, Maryse.
- et al.
- Carmes, M.
- et Noyer, J.-M.
- M. Severo
- et A. Romele
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- Carmes, M.
- et Noyer, J.-M.
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- et A. Romele
- Carmes, Maryse.
- et al.
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- SEVERO, Marta
- et ROMELE, Alberto,
Notes
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[1]
Y compris robotisation de la guerre : A. Joxe par exemple attire l’attention sur ce processus comme forme nouvelle du devenir biotechnique militaire, processus dédié à s’abstraire, d’un certain point de vue, de la prégnance des sols et à affronter à moindre frais et pour son propre avantage, les asymétries anthropologiques, en particulier les différences dans le travail de la pulsion de la mort, de sa conjuration comme de sa célébration. Bien que ce ne soit pas là la visée de cet article, la question des devenirs polémologiques du monde est toujours présente, têtue et les pacifications promises, (à la fois théâtres d’ombres chinoises et promesses de modes conjurant les violences), porteuses d’inquiétantes étrangetés. On ne saurait les évacuer. Voir aussi Joxe [2012].
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[2]
Voir aussi Pentland [2012] : « I believe that the power of Big data is that it is information about people’s behavior instead of information about their beliefs. It’s about the behavior of customers, employees, and prospects for your new business. It’s not about the things you post on Facebook, and it’s not about your searches on Google, which is what most people think about, and it’s not data from internal company processes and RFIDs. This sort of Big data comes from things like location data off of your cell phone or credit card, it’s the little data breadcrumbs that you leave behind you as you move around in the world ».
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[3]
Pour indiquer rapidement quelques critiques marquantes, avant de reprendre autrement les interrogations portées par notre article sur ce point (voir dans ce même article la Partie III « Eléments pour “un programme minima” en SHS numériques ? Contrôles et résistances : maintenir le mouvement de la créativité »), l’article de Nicolas Carr dans la MIT Technology Review (« The Limits of Social Engineering, Tapping into big data, researchers and planners are building mathematical models of personal and civic behavior. (… ) But the models may hide rather than reveal the deepest sources of social ill ») soulève un certain nombre de points importants. Il note en particulier que l’idée de Pentland d’une « data-driven society » pose un certain nombre de problèmes. Il voit dans cette option stratégique l’encouragement à préserver le statu quo sur la base de rapports de force anthropologique et politique établis, sans possibilité de favoriser des alternatives et ce en contraignant les changements et les devenirs au sein de sorte de chréodes stratégiques et politiques évolutives, ne laissant aux acteurs désirant introduire des changements qu’un simple calcul de maximisation des devenirs à l’intérieur de modèles stables. Tel est au passage un des dangers majeurs des « sociétés performatives », d’une vision « constructale » des sociétés à l’œuvre encore une fois dans l’idéologie transhumaniste.
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[4]
Voir Scientific American, septembre 2011, et, plus particulièrement, dans le même numéro, « The efficient city » de Mark Fischetti.
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[5]
Trouver la forme idéale d’un système afin qu’il offre un rendement optimal, tel est le but de la théorie constructale dont il est relativement aisé de percevoir qu’appliquée aux sociétés humaines elle se présente plutôt comme idéologie de la maîtrise absolue, comme moment d’éradication de la créativité comme processus et altération… Voir sur la théorie constructale et ses applications dans le monde des ingénieurs : André Béjan, professeur d’ingénierie spécialiste de thermodynamique.
- [6]
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[7]
La loi du 17 juillet 1978 imposait déjà la mise à disposition des données et reconnaissait le droit d’accès à l’information publique en France. En 2014, la commission des Finances de l’Assemblée Nationale a décidé que les réformes en matière d’open data (accès et réutilisation des données publiques) devront passer par un débat parlementaire.
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[8]
Voir également le concept de Préemption dans le domaine stratégique [Harcourt, 2010].
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[9]
Sur la notion de sousveillance, voir Mann, Nolan et Wellman [2003] et Quessada [2010].
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[10]
Et les data d’apparaître alors comme « liquide amniotique » ou corps sans organes ou encore matière grise soumise à la sélection de J. P. Changeux : les applications pouvant être vues comme comme synapses ou ensembles synaptiques.( ?)
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[13]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Singularité_technologique. Les critiques de cette notion sont nombreuses et fortes. Et le caractère relativement convenu des thèses de Science Fiction qu”elle véhicule est somme toute décevant.
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[14]
a) Google Brain : http://en.wikipedia.org/wiki/Google_Brain.
b) Voir Regalado, A., 2014, « Google Wants to Store Your Genome. For $25 a year, Google will keep a copy of any genome in the cloud », MIT Technology review, 06/11/2014, http://www.technologyreview.com/news/532266/google-wants-to-store-your-genome/.
c) Voir Hernadez, D., 2014, « Microsoft Challenges Google’s Artificial Brain With ‘Project Adam’ », Wired, 14/07/ 2014. -
[15]
Joseph Weissman, Acceleration, Becoming, Control, Deleuze, Machine, Nietzsche, Subjectivity, Technoscience and Expressionism, 2014, https://fractalontology.wordpress.com/2014/07/16/technoscience-and-expressionism/#more-2570.
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L’axiomatique immanente du capitalisme a trouvé dans l’alliance des sémiotique a-signifiantes, du numérique, des data, du Marché, une relance extrêmement puissante. Le système global est entré en crise écrit A. Joxe [2012] et le capitalisme mondial intégré (Guattari) « informatisé cherche à l’emporter par la spéculation, en usant de la violence et du dol – tromperie volontaire sur la nature des contrats – visant ainsi à dégrader tous les autres types de souveraineté, d’autonomie ou d’économie. Parler encore d’empire est simplement une façon de dire que ce système de pouvoir mondial est comme les empires d’hier à la fois guerrier et financier ».Nous sommes à présent dans le plissement numérique du monde et le tissage continu qui ne cesse de croître entre les liens, les données, se complique du tissage numérique des êtres et des choses, des êtres et des objets et des territoires qu’ils fabriquent. Nous sommes à présent dans la phase de l’Internet des objets, des hybrides ce que l’on peut nommer l’Internet de « tout » (Internet of everything), pour le dire encore autrement la création d’un vaste système relationnel, d’un vaste système de connexion entre les personnes, des processus, des données et des choses. Ce système est fondé sur la production d’interfaces et de capteurs, sur la capacité des écritures numériques en réseaux à laisser des traces sémantiques, comportementales, géolocalisées, énergétiques etc., des traces sémiotiques de plus en plus nombreuses, de plus en plus variées…
Date de mise en ligne : 08/10/2024
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