L’hyperville
Éléments pour un design territorial contributif et digital
- Par Franck Cormerais
Pages 163 à 177
Citer ce chapitre
- CORMERAIS, Franck,
- SEVERO, Marta
- et ROMELE, Alberto,
- Cormerais, Franck.
- Cormerais, F.
- M. Severo
- et A. Romele
Citer ce chapitre
- Cormerais, F.
- M. Severo
- et A. Romele
- Cormerais, Franck.
- CORMERAIS, Franck,
- SEVERO, Marta
- et ROMELE, Alberto,
Trois moments ponctuent un chemin qui mène à la compréhension de l’hyperville comprise comme manifestation nouvelle de l’urbain dans l’histoire [Mumford, 1972 ; Ascher, 2009]. D’abord l’hyperville sera abordée comme une alternative à la ville générique [Koolhass, 2011] et comme résultant d’un mouvement irréversible d’une production toujours plus importante des données informatiques. Ensuite une démarche pharmacologique sera exposée. Enfin l’organisation, en lien avec l’hyperville, d’un design territorial dans un système local, sera questionnée. Le caractère abstrait de notre développement n’entend pas opposer l’action, c’est-à-dire l’orientation d’une politique de la donnée, à une réflexion approfondie sur les conditions urbaines d’existence [Mongin, 2005 ; 2013]. Face à l’apparition des nouveaux arts de faire et de dire et à une redistribution des formes de l’avoir et de l’être, l’hyperville comprise comme une ville-trace concrétise une alternative possible à la gouvernementalité algorithmique [Rouvroy, 2013]. En effet, l’avènement d’une traçabilité générale renouvelle les cadres urbains, où la redistribution des qualités et quantités implique l’établissement d’ordres de grandeur réactualisés par de nouvelles métriques qui seront précisées.
Nous ne situons pas l’hyperville dans le cadre d’une « errance hypertextuelle » [Cardoz, 1997 ; Marcano, 2007] mais plutôt dans celui de l’aménagement et la transformation des échelles spatiales et temporelles qui s’opèrent sous la contrainte du monde digital…
Date de mise en ligne : 08/10/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
20,30 €