Section 1. L’évaluation de la stratégie à partir de la performance sociale (ou managériale)
- Par Christophe Estay,
- Florent Rey
- et Loïc Steffan
Pages 213 à 221
Citer ce chapitre
- ESTAY, Christophe,
- REY, Florent
- et STEFFAN, Loïc,
- Estay, Christophe.,
- et al.
- Estay, C.,
- Rey, F.
- et Steffan, L.
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- Estay, C.,
- Rey, F.
- et Steffan, L.
- Estay, Christophe.,
- et al.
- ESTAY, Christophe,
- REY, Florent
- et STEFFAN, Loïc,
Notes
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[1]
Gouvernance : la gouvernance est une forme de pilotage multi-parties prenantes (stakeholders). Les décisions ne sont plus le fait d’un unique décideur (ou groupe de décideurs) omnipotent, mais bien le fruit de la concertation après avoir soigneusement pesé le pour et le contre selon les différents intérêts des parties prenantes.
-
[2]
Parties prenantes : une partie prenante (en anglais : stakeholder) est un acteur, individuel ou collectif (groupe ou organisation), activement ou passivement concerné par une décision ou un projet ; c’est-à-dire dont les intérêts peuvent être affectés positivement ou négativement à la suite de son exécution (ou de sa non-exécution). La définition la plus large, et certainement la plus connue et la plus utilisée également, est celle de Freeman (1984) selon laquelle « une partie prenante dans l’organisation est [par définition] tout groupe d’individus ou tout individu qui peut affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs organisationnels ».
-
[3]
Holacratique : l’holacratie (holacracy en anglais) est une forme de management constitutionnel, fondée sur la mise en œuvre formalisée de modes de prise de décision et de répartition des responsabilités communs à tous. Dans un système holacratique, chacun devient responsable de la mission qui lui a été confiée (et si elle doit disparaître, une autre lui sera confiée, idem s’il ne parvient pas à atteindre ses objectifs). Il n’a plus à s’en référer à un manager, mais n’a pas non plus d’expert référent vers qui se tourner. C’est au sein de réunions dites « de gouvernance » que les problèmes sont évoqués, les tensions évacuées et les solutions étayées, par tous, au même niveau.
L’environnement de l’entreprise est incertain et la prise de décision est de plus en plus difficile, notamment à cause du flot ou de la masse d’informations à analyser et à traiter. Ceci ne permet pas d’appréhender et d’étudier toutes les solutions possibles.
En 1947, Simon publie un ouvrage intitulé « Administrative Behavior » dans lequel il développe pour la première fois le concept de rationalité limitée selon lequel les individus ne peuvent avoir qu’une connaissance imparfaite des contraintes et des choix possibles. Simon met en évidence que les individus face à cette imperfection de l’information, opèrent des choix qui ne sont pas optimaux mais qui cherchent seulement à atteindre un certain niveau d’aspiration ou d’exigence.
Selon les principes de la rationalité limitée, l’individu effectue des choix à partir d’un nombre limité d’opérations élémentaires qu’il hiérarchise. Dès lors, les décisions sont loin d’être prises de façon efficiente. Elles dépendent le plus souvent de la place de l’acteur dans l’organisation, et des ressources et des informations qui sont mises à sa disposition. Les aspects organisationnels ne garantissent en rien l’optimalité des décisions. Le plus souvent les individus choisissent en situation d’information imparfaite la première solution qui leur semble correspondre à leur exigence relative.Le modèle de la rationalité limitée ou IMCC, comporte quatre phases :L’intelligence : le décideur identifie dans son environnement des situations pour lesquelles il va devoir prendre des décisions…
Date de mise en ligne : 14/12/2022
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