Introduction. Le développement des Recherches matriarcales modernes et leur pertinence pour l’histoire
- Par Heide Goettner-Abendroth,
- Traduit de l’anglais par Camille Chaplain
- et Annie Montaut
Pages 27 à 42
Citer ce chapitre
- GOETTNER-ABENDROTH, Heide,
- Traduit de l’anglais par CHAPLAIN, Camille
- et MONTAUT, Annie,
- Goettner-Abendroth, Heide.,
- et al.
- Goettner-Abendroth, H.,
- Traduit de l’anglais par Chaplain, C.
- et Montaut, A.
Citer ce chapitre
- Goettner-Abendroth, H.,
- Traduit de l’anglais par Chaplain, C.
- et Montaut, A.
- Goettner-Abendroth, Heide.,
- et al.
- GOETTNER-ABENDROTH, Heide,
- Traduit de l’anglais par CHAPLAIN, Camille
- et MONTAUT, Annie,
Notes de l’introduction
- [1]
-
[2]
Les Iroquois d’Amérique du Nord, les Minangkabau à Sumatra, les Mosuo du Sud-Ouest de la Chine se désignent eux-mêmes ainsi ; voir Barbara Alice Mann, Peggy Reeves Sanday et Lamu Gatusa, in Heide Goettner-Abendroth (dir.), Societies of Peace : Matriarchies Past, Present and Future (Selected Papers of the First and Second World Congresses on Matriarchal Studies 2003 and 2005), Toronto, Inanna Publications, York University, 2009
-
[3]
C’est ce qui a eu lieu lors des trois « Congrès mondiaux sur les Recherches matriarcales » de 2003 au Luxembourg, de 2005 au Texas (États-Unis) et de 2011 en Suisse ; ce dernier a également été consacré à la « Politique matriarcale ». Voir ibid
-
[4]
Johan Jakob Bachofen, Le Droit maternel : Recherche sur la gynécocratie de l’Antiquité dans sa nature religieuse et juridique, trad. Étienne Barilier, Paris, L’Âge d’Homme, 1996. (Das Mutterrecht : Eine Untersuchung über die Gynaikokratie der alten Welt nach ihrer religiösen und rechtlichen Natur, Berlin, Suhrkamp Verlag, 1997)
-
[5]
Lewis Henry Morgan, League of the Hau-dé-no-sau-nee or Iroquois, New York NY, Burt Franklin, 1901
-
[6]
Voire Heide Goettner-Abendroth, Les Sociétés matriarcales : Recherches sur les cultures autochtones à travers le monde, trad. Camille Chaplain, Paris, des femmes-Antoinette Fouque, 2019, p. 1-42 (folios de l’édition originale : Matriarchal Societies : Studies on Indigenous Cultures across the Globe, New York NY, Peter Lang, 2012/2013)
-
[7]
Genevieve Vaughan, For-Giving : A Feminist Criticism of Exchange, Austin, Plain View Press, 1997 ; Genevieve Vaughan (dir.), Women and the Gift Economy : A Radically Different Worldview Is Possible, Toronto, Inanna Publications, York University, 2007
-
[8]
Pour un exposé plus détaillé sur les caractéristiques de cette définition, voir Heide Goettner-Abendroth, « The Deep Structure of Matriarchal Society : Findings and Political Relevance of Modern Matriarchal Studies » in Heide Goettner-Abendroth (dir.), Societies of Peace, op. cit., p. 17-28
-
[9]
À comparer aussi avec Peggy Reeves Sanday, Female Power and Male Dominance : On the Origins of Sexual Inequality, New York NY, Cambridge University Press, 1981. Sanday montre ici que l’autorité féminine est fondée sur la centralité économique et sociale du rôle des femmes, alors que les hommes excercent la direction politique, bien que cela n’implique aucune position de domination
-
[10]
Pour de plus amples informations sur les valeurs maternelles dans les sociétés matriarcales, voir Heide Goettner-Abendroth, « Matriarchy » in Andrea O’Reilly (dir.), Encyclopedia of Motherhood, New York NY, Sage Publications, 2010
-
[11]
Pour plus de détails sur la logique de la définition, voir Heide Goettner-Abendroth, Les Sociétés matriarcales, op. cit., introduction générale. Et aussi Heide Goettner-Abendroth, « Die philosophischen Grundlagen der Modernen Matriarchatsforschung » in Mathias Behmann et al. (dir.), Verantwortung, Anteilnahme, Dissidenz : Patriarchatskritik als Verteidigung des Lebendigen. Festschrift zum 70. Geburtstag von Claudia von Werlhof, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, 2013
-
[12]
En m’appuyant sur une histoire critique dans le cadre des Recherches matriarcales, j’ai montré la multiplicité des domaines de recherche qui doivent être consultés afin de rendre justice à ce sujet. Pour le développement de la théorie, les domaines de recherche pertinents doivent systématiquement être mis en relation l’un avec l’autre. Voir Heide Goettner-Abendroth, Les Sociétés matriarcales, op. cit., chapitre 1
-
[13]
Heide Goettner-Abendroth, « Zur Methodologie der Frauenforschung am Beispiel einer Theorie des Matriarchats » in Dokumentation der Tagung, « Frauenforschung in den Sozialwissenschaften », Munich, Deutsches Jugendinstitut (DJI), 1978 ; Heide Goettner-Abendroth, Das Matriarchat I : Geschichte seiner Erforschung, Stuttgart, Kohlhammer, 1995 (3), p. 14-33 et dans son ensemble
-
[14]
Voir Heide Goettner-Abendroth, Les Sociétés matriarcales, op. cit., chapitre 1
-
[15]
Ibid., dans son ensemble
-
[16]
Heide Goettner-Abendroth, Matriarchat in Südchina : Eine Forschungsreise zu den Mosuo, Stuttgart, Kohlhammer, 1998. Réédité en E-version, Stuttgart, Kohlhammer, 2017
-
[17]
Cela s’applique aux modes de vie à la fois des femmes et des hommes, puisque le rôle des hommes dans les sociétés non patriarcales n’a pas du tout été compris dans l’archéologie et l’historiographie culturelle patriarcales. Voir Lisbeth Skogstrand, « Is Androcentric Archaeology Really About Men? » in Archaeologies : Journal of the World Archaeological Congress 7, 2011, p. 56-74
-
[18]
Heide Goettner-Abendroth, « Matriarchal Society : Definition and Theory » in Genevieve Vaughan (dir.), The Gift, il dono : A Feminist Analysis, Rome, Meltemi, Athanor Books, 2004
-
[19]
Cela signifie que j’y inclus également les sociétés matriarcales qui ont été détruites, à condition qu’elles aient fait l’objet de comptes rendus anthropologiques de témoins oculaires.
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[20]
L’opinion qu’il s’agit d’un « type idéal » est fondée sur la philosophie sociale traditionnelle. La philosophie des sciences moderne critique de telles positions traditionnelles. Elle ne repose ni sur des déterminations idéal-typiques ni sur des universaux, mais elle a pour fonction de fournir des outils scientifiques.
Comprendre le concept de « matriarcat » pose un problème tant pour le grand public que pour l’orthodoxie dominante de la pensée académique, puisqu’il est plombé par le poids des préjugés et de la controverse. Dans le cadre des Recherches matriarcales modernes, cependant, le terme a été clarifié et il est utilisé en tant que principe. Il y a à cela plusieurs raisons :
Jusqu’à présent, le concept de « matriarcat » a été entaché d’inexactitude et d’imprécision quant à sa signification parce qu’il était défini de façon inappropriée ou pas défini du tout, et par conséquent il a généralement continué à être mal compris et mal interprété. Contrairement aux apparences, il n’est pas le pendant du terme de « patriarcat », qui signifie « domination ou règne des pères ». Aussi, traduire « matriarcat » par « domination ou règne des mères » n’est ni linguistiquement ni factuellement juste, puisqu’en grec le mot « arkè » (ή άρɛή) signifie à la fois « domination » et « début, commencement, origine
Cette signification de arkè comme « début, commencement » est perceptible dans des termes tels que « archétype », « arche de Noé » ou « archéologie ». Personne ne traduirait « archétype » par « type dominant », ou « archéologie par « étude de la domination », ni « arche de Noé » par quelque chose comme « règne de Noé ». Au contraire, « archéologie » signifie manifestement « enseignements des origines (culturelles) » ; « archétype » signifie « prototype originel » ; et, selon la Bible, « arche de Noé » se rapporte au recommencement de l’humanité après le Déluge…
Date de mise en ligne : 16/04/2026
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