Chapitre d’ouvrage

10. L’épreuve de la guerre

Pages 132 à 138

Citer ce chapitre


  • Willard, C.
(2015). 10. L’épreuve de la guerre. Socialisme et communisme français (p. 132-138). Armand Colin. https://shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-132?lang=fr.

  • Willard, Claude.
« 10. L’épreuve de la guerre ». Socialisme et communisme français, Armand Colin, 2015. p.132-138. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-132?lang=fr.

  • WILLARD, Claude,
2015. 10. L’épreuve de la guerre. In : Socialisme et communisme français. Paris : Armand Colin. Hors collection, p.132-138. URL : https://shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-132?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Six autres s’abstiennent volontairement ; et huit, embarqués à Bordeaux sur le Massilia à destination de l’Afrique du Nord, n’ont pu prendre part au vote.
  • [2]
    En particulier, fin juin 1940, la demande aux autorités occupantes d’une parution légale de L’Humanité, d’ailleurs assez vite désavouée.
  • [3]
    Appel de juillet 1940, rédigé par Duclos et signé de Thorez et Duclos.
  • [4]
    Les premiers cadres des F.T.P.F. viennent de l’Organisation spéciale (O.S.), groupes armés créés par le P.C. à l’automne 1940, pour protéger ses propagandistes et commencer le ramassage des armes.

Après l’action grisante et fructueuse du printemps 1936, la longue retraite et la défaite finale du Front populaire ferment brusquement les perspectives, accentuent les divisions, laissent un arrière-goût d’amertume.
Par ailleurs, l’orage de la guerre gronde à l’horizon, bientôt éclate au-dessus des têtes. Une guerre, une « drôle de guerre », une guerre conduite sans conviction, sans énergie : « Rien à signaler sur l’ensemble du front ». Et, brutalement, le blitz-krieg, l’effondrement, le désastre, la chute de la IIIe République, l’occupation nazie.
Dans ce décor très sombre, les deux partis vivent chacun leur drame, à la fin duquel ils semblent succomber.
La politique soviétique provoque la rupture entre le P.C. et la S.F.I.O.
Déjà l’appréciation des deux partis sur le pacte de non-10 agression germano-soviétique (23 août 1939) diffère totalement. Alors que la S.F.I.O. considère le pacte comme une « trahison », le P.C. en rejette la responsabilité sur la politique des gouvernements occidentaux qui, en encourageant à Munich le Drang nach Osten et en sabotant les négociations anglo-franco-soviétiques (été 1939), font échouer la politique de sécurité collective. Le « pays du socialisme », en « brisant le front des États impérialistes », préserve l’avenir. Position qui ne va pas sans jeter quelque trouble chez certains communistes ou communisants.
Jusqu’à la fin de septembre 1939, malgré les premiers coups qui lui sont portés, le P.C. soutient l’effort de guerre antihitlérienne dont son groupe parlementaire vote même, le 2 septembre, les crédits…


Date de mise en ligne : 12/07/2024

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