2015.
9. Un printemps triomphant mais fugace : le Front populaire.
In :
Socialisme et communisme français.
Paris :Armand Colin.
Hors collection,
p.114-131.
URL : https://shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-114?lang=fr.
Willard, Claude.
« 9. Un printemps triomphant mais fugace : le Front populaire ».
Socialisme et communisme français,
Armand Colin,
2015.
p.114-131.
CAIRN.INFO, shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-114?lang=fr.
Willard, C.
(2015).
9. Un printemps triomphant mais fugace : le Front populaire.
Socialisme et communisme français
(p. 114-131).
Armand Colin.
https://shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-114?lang=fr.
(2015).
9. Un printemps triomphant mais fugace : le Front populaire.
Socialisme et communisme français
(p. 114-131).
Armand Colin.
https://shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-114?lang=fr.
Willard, Claude.
« 9. Un printemps triomphant mais fugace : le Front populaire ».
Socialisme et communisme français,
Armand Colin,
2015.
p.114-131.
CAIRN.INFO, shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-114?lang=fr.
WILLARD, Claude,
2015.
9. Un printemps triomphant mais fugace : le Front populaire.
In :
Socialisme et communisme français.
Paris :Armand Colin.
Hors collection,
p.114-131.
URL : https://shs.cairn.info/socialisme-et-communisme-francais--9782200321710-page-114?lang=fr.
Dans le communiqué qui clôt les entretiens franco-soviétiques, le gouvernement soviétique déclare approuver « pleinement la politique de défense nationale faite par la France pour maintenir sa force armée au niveau de sa sécurité ». Le P.C. applaudit à cette déclaration par une affiche qui fit sensation : « Staline a raison ».
En dépit des vives réserves de l’I.C. dont le délégué en France, Ercoli (Togliatti), fait, le matin même du discours de Nantes, une ultime mais vaine démarche auprès de Thorez. Moins d’un an après, le septième congrès de l’I.C. félicitera le P.C. et appellera tous les partis communistes à s’inspirer de l’expérience française.
La manifestation « a mis en mouvement de telles foules, qu’il faut sans doute remonter à l’affaire Dreyfus pour en rencontrer d’aussi considérables » (G. Dupeux). D’après la police, 100000 personnes participent au cortège ; les organisateurs avancent, eux, le chiffre de 500 000.
En 1935, la Confédération générale du travail (C.G.T.), plus ou moins socialisante, groupe 600 000 à 700 000 adhérents, l’essentiel de ses forces étant concentré dans les secteurs publics (fonctionnaires, postiers, cheminots). La Confédération générale du travail unitaire (C.G.T.U.), à forte influence communiste, rassemble 200 000 membres, surtout dans les mines, les chemins de fer, la métallurgie et les services publics.
Son discours radiodiffusé – pour la première fois les grands partis jouissent du droit de parole à la radio – développe, sous une forme raccourcie et saisissante, la nouvelle politique démocratique et nationale du P.C. définie par son congrès national de Villeurbanne (janvier 1936).
Aux voix recueillies par les candidats officiels de la S.F.I.O. et du Parti radical, il est possible d’additionner celles obtenues par les « apparentés » (marqués entre parenthèses sur notre tableau). Cependant ces « apparentements » prêtent à multiples contestations ; les critères retenus par G. Lefranc paraissant les plus valables, nous lui empruntons ses chiffres :
Voir, par exemple, le témoignage de L. Eudier sur la première grève d’occupation, Bréguet, au Havre (Cahiers d’histoire de l’Institut M. Thorez, n° 1, novembre-décembre 1972).
Sur les controverses à l’égard de la politique économique du Front populaire, la loi des 40 heures, etc., voir Léon Blum, chef de gouvernement 1936-1937. Actes du colloque (Colin, 1967) et son condensé dans C. Willard, Le Socialisme de la Renaissance à nos jours (P.U.F., 1971, pp. 121-122).
Le groupe communiste est le seul à voter contre les accords de Munich, avec deux députés isolés, un nationaliste (de Kérillis) et un socialiste (Bouhey).
Déjà, en juin 1938, s’est détachée de la S.F.I.O. la « gauche révolutionnaire » (ou pivertistes), héritière de l’hervéisme et disciple de Trotsky, farouchement pacifiste, hostile à tout antifascisme belliqueux.
La crise économique mondiale de 1929, d’une gravité exceptionnelle par son ampleur et sa durée, provoque une cascade de crises conjuguées (sociale, politique, idéologique), véritable crise d’hégémonie de la classe dirigeante. Les « raisins de la colère » mûrissent : souffrances et humiliations des innombrables chômeurs complets et partiels, désarroi des couches moyennes (chômage des employés, faillites ou menaces de faillite des petites et moyennes entreprises commerciales et industrielles, amputation des traitements de fonctionnaires), aggravation du malaise paysan (les revenus agricoles baissent de plus de moitié en 1934-1935). Ce monde incohérent et injuste qui détruit les richesses alors que s’étalent misères et détresses ne témoigne-t-il pas de la faillite d’un système économique et de toutes les équipes dirigeantes, économique, politique, intellectuelle ? A l’ombre de la crise, le national-socialisme triomphe en Allemagne, et en France grandit un péril fasciste. De l’expérience tragique des partis communiste et socialiste allemands se dégage, pour leurs partis frères en France, une leçon : continuer à s’entredéchirer alors qu’un ennemi commun s’apprête à les détruire tous deux signifie le suicide ; d’autant plus que cet ennemi se sent encouragé par l’arrivée légale et relativement aisée de Hitler au pouvoir. Le mécontentement des classes moyennes, né de la crise, amplifié par l’instabilité ministérielle et par le scandale Stavisky, soulève une forte vague antiparlementaire que l’extrême droite utilise contre la République…
Date de mise en ligne : 12/07/2024
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