Le rire et la mémoire de la Shoah dans les écrits de Robert Schindel
Pages 301 à 309
Citer ce chapitre
- GONZALÉS-VANGELL, Béatrice,
- LAUTERWEIN, Andréa
- et STRAUSS-HIVA, Colette,
- Gonzalés-Vangell, Béatrice.
- Gonzalés-Vangell, B.
- A. Lauterwein
- et C. Strauss-Hiva
https://doi.org/10.3917/ecla.laute.2009.01.0301
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- Gonzalés-Vangell, B.
- A. Lauterwein
- et C. Strauss-Hiva
- Gonzalés-Vangell, Béatrice.
- GONZALÉS-VANGELL, Béatrice,
- LAUTERWEIN, Andréa
- et STRAUSS-HIVA, Colette,
https://doi.org/10.3917/ecla.laute.2009.01.0301
Notes
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[1]
Kassandra, Vienne, Haymon, 2004 [désormais cité K suivi du numéro de page].
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[2]
Gebürtig, Francfort/Main, Suhrkamp, 1992. Traduction française d’Anne-Marie Geyer, Le Mur de verre, Paris, Stock, 2005. Désormais cité entre parenthèses dans le texte : Geb et Lmdv, suivi des pages.
-
[3]
Cf. Im Herzen die Krätze. Gedichte [Au cœur, la gale. Pensées], Francfort/Main, Suhrkamp, 1988, p. 12.
-
[4]
Cf. Henri Bergson, Le Rire, Paris, PUF, 1940, p. 66.
-
[5]
Cf. Barbara Felsmann, Karl Prümm, Kurt Gerron, Gefeiert und gejagt, 1897-1944. Das Schicksal eines deutschen Unterhaltungskünstlers, Berlin, Hentrich, 1992, p. 111-112.
-
[6]
Ein Feuerchen im Hinternach, Francfort/Main, Suhrkamp, 1992, p. 44-45.
-
[7]
Ibid., p. 37. Niklas Frank, journaliste au magazine Stern, écrivit un livre sur le passé nazi de son père, le gouverneur général de la Pologne occupée de 1939 à 1945, connu sous le nom du « bourreau de la Pologne », condamné à mort par le tribunal de Nuremberg et pendu en 1946. Schindel s’est inspiré de son histoire pour créer le personnage de Konrad Sachs dans le roman Gebürtig.
-
[8]
Ibid., p. 53.
-
[9]
Jura Soyfer, Vineta, la ville engloutie. Astoria, édité par Gilbert Badia, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 1992.
-
[10]
Cf. Robert Schindel, « Judentum als Erinnerung und Widerstand », in : Gott schütz uns vor dem guten Menschen. Jüdisches Gedächtnis – Auskunftsbüro der Angst, Francfort/Main, Suhrkamp, 1995, p. 29.
-
[11]
Ein Feuerchen im Hinternach, cit., p. 18.
-
[12]
Cf. Sigmund Freud, Le Mot d’esprit et sa relation à l’inconscient, traduit par Denis Messier, Paris, Gallimard, « Folio essais », 1988, p. 213.
-
[13]
Ce symbole fut réinvesti par les romanciers de la deuxième génération : le stigmate redevient bouclier. Cf. B. Gonzalés-Vangell, Kaddish et Renaissance, La Shoah dans les romans viennois de R. Schindel, R. Menasse et D. Rabinovici, Villeneuve d’Ascq, Editions du Septentrion, 2005.
-
[14]
Joseph Klatzmann, L’Humour juif, Paris, PUF, 1999.
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[15]
Cf. Ohneland, Francfort/Main, Suhrkamp, 1986, p. 105.
-
[16]
Cf. Clara Levy, Écritures de l’identité, Les écrivains juifs après la Shoah, Paris, PUF, 1998, p. 98-112.
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[17]
Cf. notamment dans Gebürtig, cit., p. 136 ou p. 350.
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[18]
Cf. Henri Bergson, Le Rire, cit., p 112.
Né à Bad Hall (Autriche) le 4 avril 1944, Robert Schindel se situe à la charnière de deux générations. Bien qu’appartenant à ladite « deuxième génération », le début de sa vie fut marqué par la Shoah : son père a été assassiné en 1945 à Dachau et sa mère a survécu à la déportation. La question de savoir comment vivre avec ce souvenir est l’un des principaux thèmes de ses écrits. Déjà son premier roman Kassandra (1970) était en partie consacré au traitement littéraire du traumatisme ressenti pendant l’enfance et provoqué par le vécu de sa mère et la disparition de sa famille. Les titres des chapitres donnent le ton : « La terre de feu a brûlé » (K, 71) ou « Des baisers aux cadavres » (K, 81). Le récit est traversé par l’évocation des camps de concentration (K, 73, 80), la survie de la mère à la déportation (K, 39, 40, 58, 61), la mort du père assassiné. Les thèmes de la peur éprouvée par l’enfant (K, 38), de la mort (K, 83, 86, 87) et de l’apocalypse (K, 83-85) sont récurrents. Le mot Witz – « blague, mot d’esprit » – y est associé à des thèmes évocateurs : « La blague de la grêle et du feu », « la blague de la mer de sang » ou « la blague de l’obscurité » (K, 94-95).
Raison de plus pour se demander comment Schindel évoque son autobiographie dans sa poésie et dans sa prose, notamment dans son roman Gebürtig (1992), « Natif », traduit en français sous le titre Le Mur de verre, où le mot « rire » apparaît souvent. Disons d’emblée que les formes atténuées ou dérivées du rire prédominent, et si l’humou…
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