Article de revue

Vingtième Siècle signale

Pages 191 à 199

Citer cet article


(2016). Vingtième Siècle signale. Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 129(1), 191-199. https://doi.org/10.3917/ving.129.0191.

« Vingtième Siècle signale ». Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2016/1 N° 129, 2016. p.191-199. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2016-1-page-191?lang=fr.

2016. Vingtième Siècle signale. Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2016/1 N° 129, p.191-199. DOI : 10.3917/ving.129.0191. URL : https://shs.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2016-1-page-191?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ving.129.0191


Le mot qui manque

1Le nom de Chavarche Missakian est indissociable de celui du journal Haratch (En avant !), fondé à Paris en 1925, et qui fut pendant plusieurs décennies le seul quotidien en langue arménienne publié en Europe. Entré dans la clandestinité après la rafle des élites intellectuelles et politiques arméniennes du 24 avril 1915, Chavarche Missakian tenta de réunir des éléments sur la destruction en cours des Arméniens ottomans avant d’être arrêté, torturé, puis détenu en prison jusqu’à la fin de la guerre. C’est le récit de son arrestation et de sa détention publié en arménien de longues années après sa libération, en réponse aux mémoires du policier turc qui l’avait arrêté, qui est livré ici. L’originalité du texte est, comme le note l’écrivain Krikor Beledian dans sa postface, qu’il nous introduit au cœur d’un système policier ottoman mal connu en mettant en scène l’affrontement du tortionnaire et de la victime dans un huis clos. Le récit de Chavarche Missakian est traduit pour la première fois par sa fille Arpik Missakian (décédée cet été), qui lui succéda à la tête du journal Haratch et en fut l’incarnation jusqu’à sa fermeture en 2009. C’est dans Haratch que Chavarche Missakian avait fait le constat, dans un éditorial du 9 décembre 1945 resté célèbre et reproduit en annexe, qu’« un mot nouveau » venait d’être employé à l’occasion du procès de Nuremberg, le mot « génocide », dont il proposait immédiatement un équivalent arménien, tseghasbanoutiun. Il donnait ainsi « le mot qui manque », comme le dit Krikor Beledian, à la destruction dont son peuple avait été victime et dont il avait été le témoin. (Chavarche Missakian, Face à l’innommable : avril 1915, Marseille, Éd. Parenthèses, 2015, 144 p., 19 €)

Pour une histoire « dissidente » de la Turquie

2Les éditions Tallandier ont la bonne idée de rééditer au format de poche cette grande synthèse de l’histoire de la Turquie moderne et contemporaine, publiée pour la première fois en 2013. Mariant l’histoire et la sociologie, Hamit Bozarslan propose une approche conceptuelle et problématisée de « la trajectoire ottomano-turque », entrevue tant dans la longue durée qu’au prisme des ruptures majeures et violentes qui l’ont scandée, du 15e siècle aux années 2000. Une large place est faite aux tentatives de réforme du système impérial ottoman au 19e siècle et à leur inaboutissement. C’est également avec une attention particulière que l’auteur expose la genèse de la Turquie kémaliste et du nationalisme turc contemporain en montrant comment il s’inscrit dans l’épisode idéologique unioniste ou « jeune-turc » et les épreuves de la Première Guerre mondiale. S’appuyant sur une littérature d’ampleur déjà monumentale, Hamit Bozarslan plaide aussi pour un renouvellement des savoirs par rapport au passé encore très proche dans lequel on pouvait écrire « une Histoire de la Turquie en faisant abstraction du génocide arménien, du nationalisme officiel sous le régime kémaliste, ou encore de la destruction de la région kurdo-alévie de Dersim en 1936-1938, événement majeur s’il en fut des dernières années de la présidence de Mustafa Kemal ». C’est donc, comme il le dit joliment, « de rehausser dans le corps du texte ces événements, auparavant au mieux négligés en simples notes de bas de page » qu’il s’agit, « jusqu’à réécrire l’histoire du pays à partir de la centralité qu’ils ont gagnée ». Cette histoire repensée de la Turquie contemporaine « porte la marque d’une école qu’on peut qualifier de dissidente », parce qu’en « rupture radicale » avec une historiographie longtemps déférente à l’égard d’une Turquie musulmane perçue comme un modèle de modernisme laïque (p. 27). (Hamit Bozarslan, Histoire de la Turquie : de l’Empire à nos jours, Paris, Tallandier, « Texto », 2015, 688 p., 12,50 €)

Comment Malraux est devenu Malraux

3Admirateur assumé du couple Malraux, Raoul Marc Jennar offre, sous ce titre sans doute trop téléologique, une présentation de la vie et des choix d’André et Clara Malraux une fois rencontrée l’Indochine coloniale. La métamorphose est au cœur de l’ouvrage ; elle est essentiellement politique et morale. Arrivé en Indochine française avec la volonté de piller quelques temples khmers, André Malraux est confondu et confronté à la justice coloniale. Condamné à trois ans de prison, il fait appel et reçoit, par biais de pétition, le soutien de trente-trois écrivains prestigieux dont Clara a obtenu la signature à Paris. André, lui, a été maintenu à demeure en Indochine. Il s’y est heurté à l’hostilité des colons alliés à l’administration française. Il y a découvert en même temps l’exploitation humaine sur laquelle repose le colonialisme. Une fois sa condamnation ramenée à un an de prison avec sursis, il s’engage dans la dénonciation du système colonial dont il a pu observer les méfaits pendant une année. Il met sa plume au service du journal qu’il fonde avec Paul Monin, L’Indochine puis, après intervention des autorités, L’Indochine enchaînée. Ce sont ces contributions, et notamment quinze articles signés, que Raoul Marc Jennar veut faire découvrir. Ils sont reproduits dans ce livre, accompagnés de commentaires en resituant le contexte. On y découvre la plume alerte et ironique d’un Malraux fidèle aux valeurs françaises trop souvent (constamment ?) dévoyées en Indochine. L’indépendance n’est pas une option pour lui et c’est au nom de la France qu’il écrit aussi : une France des droits de l’être humain, une France républicaine trahie notamment par ses administrateurs. Ainsi note-t-il en novembre 1925 : « Si la France a demandé aux gouverneurs des colonies de tout faire pour obtenir l’attachement des populations, elle n’a pas parlé de l’attachement par les pieds, contrairement à ce qu’on croit d’ordinaire au gouvernement de Cochinchine. » L’absence de complaisance est toujours ironique et féroce. Rapportant les propos d’un gros colon qui affirme « sur l’honneur », il commente entre parenthèses : « la consommation d’honneur qui se fait en Cochinchine est réellement effrayante ». Passé 1925, le couple Malraux rentre en métropole où André poursuit sa carrière d’écrivain reconnu. D’autres combats l’attendent et d’autres écrits. Le mérite de ce livre, pétri d’admiration pour son objet, est essentiellement dans ces textes retrouvés et reproduits ici avec suffisamment d’éléments pour les apprécier et donner envie de mieux connaître l’Indochine de ces années, au-delà de ce qu’en ont vu André et Clara Malraux. (Raoul Marc Jennar, Comment Malraux est devenu Malraux : de l’indifférence politique à l’engagement, Perpignan, CapBear éditions, 2015, 215 p., 16 €)

L’Algérie d’une médecin française à la fin du 19e siècle

4Comment mieux qu’en vaccinant les enfants convaincre du bien-fondé de la civilisation occidentale ? Comment mieux qu’en prodiguant des soins aux parturientes ? Ce que les Britanniques avaient mis en place en Inde, les Français furent plus longs à le concevoir et encore plus longs à le mettre en place en Algérie. En réalité, à la veille de l’indépendance, l’accès des femmes algériennes à la médecine française est encore très faible. Les rares expériences d’implantation de personnel médical dans le bled, en direction des femmes, ont échoué. De même que la mise en place de formations médicales et de sages-femmes à destination des femmes algériennes. Pourtant, dans le dernier tiers du 19e siècle, il y eut des Français pour pousser à ce développement. Il y eut des femmes et des hommes pour vouloir construire l’Algérie française en apportant au plus près des populations reculées certains des bienfaits dont pouvaient bénéficier les femmes de métropole. Parmi ceux que leurs détracteurs considéraient comme trop indigénophiles, Dorothée Chellier. Née en 1860 à Alger, elle est la première femme d’Algérie à devenir docteur en médecine en 1894. Son engagement en faveur des femmes algériennes se traduisit par plusieurs missions notamment dans les Aurès et en Kabylie. Ce sont ses rapports de mission qui ont été exhumés et annotés par Claire Fredj. Ils sont accompagnés de plusieurs textes de l’historienne qui permettent de saisir les multiples enjeux, coloniaux mais aussi féministes ou laïcs, de cette histoire. Ces textes sont des témoignages ethnographiques sur la société rurale algérienne, vue par une Française d’Algérie soucieuse de développer un pays qu’elle aimait, en s’appuyant sur l’intelligence de ses habitants. Au bout de vingt ans cependant, elle s’avoua vaincue. Cet échec ne renvoie pas seulement à l’histoire coloniale : il interroge la place des femmes dans le dispositif de savoir et de pouvoir de la France de cette époque. Une lecture qui intéressera bien au-delà des spécialistes de l’Algérie. (Femme médecin en Algérie : journal de Dorothée Chellier (1895-1899), présenté et annoté par Claire Fredj, Paris, Belin, 2015, 20 €)

Sortir du discours de Dakar

5Le dénigrement de l’histoire du continent africain n’a d’égal que sa méconnaissance (c’est encore plus vrai pour l’histoire de l’Afrique au sud du Sahara) en dépit de l’existence d’une recherche historique déjà ancienne et de l’accumulation d’une immense bibliographie spécialisée. En ont témoigné récemment les mots atterrants prononcés à Dakar en 2007 par l’ancien président de la République, mais aussi les attaques récurrentes dont certains polémistes se sont fait une spécialité contre des programmes scolaires qui n’enseigneraient plus l’histoire de France à nos enfants et substitueraient l’Empire du Monomotapa au règne de Louis XIV. C’est donc à une séance de rattrapage que se livrent les Cahiers d’histoire en consacrant ce dossier thématique coordonné par Catherine Coquery-Vidrovitch aux « empires africains ». Les entrées proposées, notamment sur l’Empire romain en Afrique, l’Empire ottoman, le sultanat de Zanzibar, l’histoire et les héritages contemporains de l’Empire du Mali, etc. tendent à inscrire l’histoire de l’Afrique non dans une relation de dépendance avec les impérialismes européens, mais dans une histoire globale des empires. (« Les empires africains des origines au 20e siècle », Cahiers d’histoire : revue d’histoire critique, 128, juillet-septembre 2015, 132 p., 17 €)

Autour de la commémoration de Jean Jaurès

6Avec ce nouvel opus des Cahiers Jaurès, la Société d’études jaurésiennes poursuit une réflexion déjà engagée sur le centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès, un an après le début de sa commémoration. Un centenaire pouvant en cacher un autre, dans un texte en partie tiré d’un discours prononcé le 3 novembre 2014 à l’Assemblée nationale à l’approche des commémorations du génocide de 1915, Vincent Duclert revient sur la défense des Arméniens par Jean Jaurès en 1896, moment clé des débuts du mouvement arménophile en France. À noter aussi le texte d’Ellen Crabtree sur les engagements intellectuels et militants de Madeleine Rebérioux, à travers l’exploration de ses archives, et l’article de Christophe Prochasson sur la relation orageuse liant Charles Péguy à Jean Jaurès. (« De Péguy à l’Arménie, autour du centenaire Jaurès », Cahiers Jaurès, 217, juillet-septembre 2015, 132 p., 15 €)

L’autojustification de Werner Best

7« Nous avons édifié pour le bien de notre peuple un régime qui, après un bon commencement et de premiers succès considérables, a conduit d’une manière imprévisible et pour des raisons inconnues (la folie prophétique de Hitler) à la catastrophe » : voilà comment Werner Best (1903-1989) décrit en 1949 le national-socialisme. Ce juriste directement subordonné à Heydrich au sein de l’Office central de sécurité du Reich (RHSA), puis plénipotentiaire du Reich au Danemark, a été condamné à mort à Copenhague en 1948. Quand il rentre en RFA en août 1951, dans le contexte de réhabilitation de nombreux ex-nazis permise par la loi du 11 mai 1951, il peut rebâtir une carrière normale dans le secteur privé. Les éditions Perrin proposent pour la première fois une traduction en français des portraits de hauts dignitaires nazis (Hitler, Göring, von Ribbentrop, Canaris, Himmler, Heydrich) rédigés par Best en 1949. Dans ces textes courts, Werner Best règle ses comptes avec ses supérieurs et se présente comme un juriste « modéré », qui protège les fonctionnaires « professionnels » contre Heydrich ou fait échouer un plan de déportation des juifs du Danemark en 1943. Cependant, dans le fond, il ne renie pas l’idéologie nazie ni ne reconnaît les crimes du régime ; et, fait révélateur, Best se trompe sur la date de l’attentat manqué contre Hitler, le 20 juillet 1944 (p. 160). (Werner Best, Portraits de nazis, traduit et annoté par Éric Kerjean et Wiebke Hildebrandt, Paris, Perrin, 2015, 249 p., 19 €)

Chaban-Delmas

8Voilà une belle collection qui, sous un format concis, et grâce à une mise en page claire et réussie, livre des biographies de « tribuns » ayant marqué l’histoire politique française. Jean Garrigues propose ici un beau récit de la vie et de la carrière de Jacques Chaban-Delmas, sportif, résistant, général, inspecteur des Finances, ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale, maire de Bordeaux, etc. Il y montre la sincérité de cet homme qui, plus légitime que tous les gaullistes, affronta une majorité gaulliste hostile à son projet de Nouvelle Société, pensé par Jacques Delors et Simon Nora. Un livre alerte et agréable, qui ne pèche pas par un excès de critique à l’égard du biographé, dont on suppute que l’auteur lui voue une assez explicite affection. (Jean Garrigues, Chaban-Delmas : l’ardent, Paris, La Documentation française, « Tribuns », 2015, 100 p., 10 €)

Le Mythe du grand silence

9Éric Vigne réédite dans la collection « Folio » le livre signé par François Azouvi qui, en 2012, avait provoqué de vifs débats. L’auteur se confronte à la doxa selon laquelle la Shoah (terme anachronique : on parlait plutôt de « génocide » ou d’« holocauste ») aurait été occultée en France jusque dans les années 1970, avant de faire l’objet d’une montée en puissance mémorielle. Il montre, avec des sources aussi abondantes que nombreuses, qu’il n’en est rien. Il tente aussi de savoir pourquoi le « mythe du grand silence » est tellement enraciné. Dans une postface inédite, il réfléchit aux fonctions sociales et psychologiques du mythe, comme à l’événement Shoah lui-même : au fond, le crime nazi faisait tellement éclater les limites du pensable et du représentable (ce que les nazis savaient, voire théorisaient eux-mêmes très bien : personne ne croira à ce crime, parce que ce crime est proprement incroyable) qu’il fallait qu’il s’accompagnât de ce mythe du grand silence. Un grand livre d’histoire et de réflexion sur l’histoire. (François Azouvi, Le Mythe du grand silence : Auschwitz, les Français, la mémoire, Paris, Gallimard, « Folio », 2015, 695 p., 11,90 €)

Fascisme et grand capital

10Un classique de l’étude des « fascismes », œuvre d’un contemporain attentif et combattif, qui livra cette somme au public dès 1936. L’ouvrage a été régulièrement réédité, notamment par François Maspero en 1965. Libertalia, jeune maison d’édition d’histoire dynamique et courageuse, en propose une édition critique, dotée d’une postface de Dwight McDonald et d’un prologue inédit de Daniel Guérin, le tout pour une somme modique, ce qui est systématique chez cet éditeur. Pourquoi relire Fascisme et grand capital ? Parce que, malgré ses partis pris et son aspect daté, il est le premier ouvrage qui fait aussi rigoureusement sa place à l’histoire politique et sociale, ainsi qu’aux aspects économiques, dans l’étude du fascisme italien et du nazisme allemand. Que ces mouvements et régimes aient aussi été des affaires de classe, d’intérêt de classe et d’intérêts tout court mérite d’être rappelé. (Daniel Guérin, Fascisme et grand capital, Paris, Libertalia, 2014, 606 p., 20 €)

Vingtième Siècle signale à l’étranger

11Sont ici présentés des sommaires de revues d’histoire généralistes traitant du 20e siècle.

American Historical Review 120 (4)

12Introduction: The Humanities in Historical and Global Perspectives Robert A. Schneider

13Hopeless Entanglement: The Short History of the Academic Humanities in South Africa Keith Breckenridge

14The Evolution of Chinese Humanities Hsiung Ping-chen

15From Priests to Pathfinders: The Fate of the Humanities and Social Sciences in Russia after World War II Oleg Kharkhordin

16The Humanities in British Universities since 1945 Peter Mandler

17Humanities out of Joint Michael Meranze

18Soft Science: The Humanities in Mexico Erika Pani

19The Trajectory of Arab Islamic Humanism: The Dehumanization of a Tradition Abdulrazzak Patel

20Higher Education in the Indian Social Imaginary Sanjay Seth

Ayer 99

21Las transiciones ibéricas Ángeles González-Fernández

22Presentación: actores sociales y políticos en los procesos de cambio político en la Península Ibérica (1968-1978) Ángeles González-Fernández

23Portugal y España, 1974-1978: ¿una unidad histórica? Raquel Varela

24Las relaciones socialistas bajo las dictaduras ibéricas (1950-1975) Alberto Carrillo-Linares

25La gabela democrática: la crisis de las dictaduras ibéricas y el mundo de los negocios Ángeles González-Fernández

26El gobierno Wilson (1974-1976): Europa y la revolución portuguesa António Somões do Paço

27La cuestión del Sahara: una visión desde el “Quai d’Orsay” Immaculada Cordero Olivero et Encarnación Lemus López

28Los otros “años vitales”: Luis Bolín y España turística (1948-1952) Ana Moreno Garrido

29La segunda Guerra Fría y el desplazamiento del balance de fuerzas en Europa Guillem Colom

30El movimiento estudiantil madrileño durante el curso 1975-1976: auge y agotamiento de un actor fundamental en la lucha contra el franquismo Javiera Errázuriz

31¿Cómo nos han contado la Transición? Política, memoria e historiografía (1978-1996) Gonzalo Pasamar

Contemporary European History 24 (4)

32Urban Societies in Europe since 1945: Toward a Historical Interpretation Moritz Föllmer et Mark B. Smith

33Divided we Stand: Cities, Social Unity and Post-War Reconstruction in Soviet Russia, 1945-1953 Robert Dale

34Two Swedish Modernisms on English Housing Estates: Cultural Transfer and Visions of Urban Livin, 1945-1969 Natasha Vall

35Dreading the Future: Ambivalence and Doubt in the Dutch Urban Renewal Order Tim Verlaan

36Localising the Social: The Rediscovery of Urban Poverty in Western European « Affluent Societies » Christiane Reinecke

37Cities of Choice: Elective Affinities and the Transformation of Western European Urbanity from the mid-1950s to the early 1980s Moritz Föllmer

38Faded Red Paradise: Welfare and the Soviet City after 1953 Mark B. Smith

39European Urbanities since 1945: A Commentary Simon Gunn

40Political Religion: A User’s Guide Gearóid Barry

41The Possibility of an Unbiased History of Steiner/Waldorf Education? Pieter Dhondt, Nele Van de Vijver, Pieter Verstraete

Diplomatic History 39 (4)

42American Asylum: The United States and the Campaign to Transplant the Technical League, 1939-1940 David Ekbladh

43American-Iranian Alliances: International Education, Modernization, and Human Rights during the Pahlavi Era Matthew K. Shannon

44To Support a “Brother in Christ”: Evangelical Groups and U.S.-Guatemalan Relations during the Ríos Montt Regime Lauren Frances Turek

45The Quest against Détente: Eugene Rostow, the October War, and the Origins of the Anti-Détente Movement, 1969-1976 John Rosenberg

46Industrial-Grade Generosity: British Warship Repair and Lend-Lease in 1941 Corbin Williamson

Diplomatic History 39 (5)

47Race to Subversion: Nationality and Koreans in Occupied Japan, 1945-1952 Simon Nantais

48Forming a Democratic Society: South Korean Responses to U.S. Democracy Promotion, 1953-1960 Jooyoung Lee

49Waiting for the Dust to Settle: Anglo-Chinese Normalization and Nixon’s Historic Trip to China, 1971-1972 Chi-Kwan Mark

50The United States, Israel, and Nuclear Desalienation: 1964-1968 Zach Levey

51Indian Polities, Empire, and the History of American Foreign Relations Brian DeLay

52American Indians, American Law, and Modern American Foreign Relations Alexandra Harmon

53Crossing New Boundaries: American Indians and Twentieth Century U.S. Foreign Policy Paul C. Rosier

Geschichte und Gesellschaft 41 (2)

54Germans Abroad H. Glenn Penny et Stefan Rinke

55Von verbrasilianisiert Deutschen und deutschen Brasilianern Frederik Schulze

56Heimat in the Veld? Lize Kriel

57Lost Brothers and Spoiled Children Nicholas Sveholm

58Made in Meiji Japan Hoi-eun Kim

59Germans Abroad and Auslandsdeutsche Davis Blackbourn

Geschichte und Gesellschaft 41 (3)

60Einführung: Staatsverschuldung Julia Laura Rischbieter

61„Expandiere oder stirb“ Matthias Schmelzer

62Die Expansionskoalition Hans-Peter Ullmann

63Das Geschäft mit den Staatsschulden Friederike Sattler

64Im Schatten des Staates Alexander Nützenadel

65Risiken und Nebenwirkungen Julia Laura Rischbieter

66Die Berliner Pressekonferenz, 1918-1933 Marco Althaus

Historia contemporánea 51

67Presentación. Modernidad y Catolicismo: nuevas perspectivas sobre una relación compleja Joseba Louzao Villar

68Conflictiva secularización: sobre sociología, religión e historia Julio de la Cueva Merino

69¿Dios cambió de sexo? El debate internacional sobre la feminización de la religión y algunas reflexiones para la españa decimonónica Raúl Mínguez Blasco

70“El catolicismo tiene masas”: nación, política y movilización en España, 1868-1931 Francisco Javier Ramón Solans

71Las imágenes de lo sagrado o cómo ser católico entre cambios y continuidades (c. 1875-1931) Joseba Louzao Villar

72De la historia eclesiástica a la historia religiosa: una trayectoria historiográfica Feliciano Montero García

Historia social 83

73Castilblanco como sinécdoque: el discurso contrarevolucionario de interpretación de la Segunda República Ramiro Trullen Floría

74De “gente de mar” a “obreros del mar”: los inicios de la reivindicación obrera en la marina mercante española (1870-1914) Enric Garcia Domingo

75Conflicto y sociedad en la Cataluña vitícola (1880-1910) Josep Colomé Ferrer

76La “Revolución filipina” y los jesuitas en la isla de Mindanao: el caso de la sublevació en Baganga María Aguilera Fernández

77La protesta contra el caciquismo y la contienda política en Granada, 1919 Alvaro López Osuna et Antonio Robles Egea

78Ser historiador social hoy en América Latina Mauricio Archila Neira

The Historical Journal 58 (2)

79What’s in a Name: Zhongguo (or “Middle Kingdom”) Reconsidered Luke S. K. Kwong

80Michael Turnbull, G. R. Elton, and the Making of The Practice of History Doug Munro

81The Impact of Henry Parker-Willis and the Federal Reserve on the Institutional Design of the Irish Currency Act 1927 Eoin Drea

82The Party’s Over? The Angry Brigade, the Counterculture, and the British New Left, 1967-1972 J. D. Taylor

The Historical Journal 58 (3)

83Irregular Marriage and Cohabitation in Scotland, 1855-1939: Official Policy and Popular Practice Eleanor Gordon

84Arguing about Intervention: A Comparison of British and French Rhetoric Surrounding the 1882 and 1956 Invasions of Egyp Martin Thomas et Richard Toye

85Conservatism, Edmund Burke, and the Invention of a Political Tradition, c. 1885-1914 Emily Jones

86Imagining India, Decolonizing L’Inde Française, c. 1947-1954 Akhila Yechury

87Alcohol Panic, Social Engineering, and Some Reflections on the Management of Whites in Early Apartheid Society, 1848-1960 Neil Roos

Italia contemporanea 278

88Una concreta utopia: la costruzione sociale del lavoro fra conflitto industrial e contrattazione sindacale, 1968-1974 Pietro Causarano

89Unire la classe, valorizzare la persona: l’inquadramento unico operai-impiegati e le 150 ore per il diritto allostudio Pietro Causarano

90Potere sindacale, diritti dei lavoratori e contrattazione collettiva in Italia Fabrizio Loreto

91Al di là del maggio. Combattivo ma fragile: il mondo operaio in Francia dopo il Sessantotto Xavier Vigna

92Senza democrazio: il caso spagnolo Jorge Torre Santos

93I custodi dello sviluppo: manager iri e cultura del lavoro, 1957-1973 Giulio Mellinato

94L’Anmig fra d’Annunzio e Mussolini (ottobre 1922): note e prospettive di ricerca Ugo Pavan Dalla Torre

95Warfare e welfare nella prima Guerra mondiale Antonio Fiori

96“Dal punto di vista del lavoro”: il primo convegno della Società italiana di storia del lavoro Gilda Zazzara

97Porte per le Americhe: porti e musei delle migrazioni in Italia e in Europa nell’età della globalizzazione Elisabetta M. Tonizzi

The Journal of American History 102 (2)

98Securing Hegemony through Law: Venezuela, the U.S. Asphalt Trust, and the Uses of International Law, 1904-1909 Benjamin Coates

99“The Crowning Insult”: Federal Segregation and the Gold Star Mother and Widow Pilgrimage of the Early 1930s Rebecca Jo Plant et Frances M. Clarke

100Fear of an Open Beach: Public Rights and Private Interests in 1970s Coastal Connecticut, Andrew W. Kahrl

Journal of Contemporary History 50 (4)

101The Journal of Contemporary History and its Editors Richard J. Evans

102The Journal of Contemporary History: Fifty Years of Change and Continuity Bradley W. Hart

103George L. Mosse and Walter Laqueur on the History of Fascism Stanley G. Payne

104Unfinished Europe: Transition from Communism to Democracy in Central and Eastern Europe Ivan T. Berend et Bojan Bugaric

105The Right to Manumit and British Relations with Ibn Saud and Persia in the 1920s Jerzy Zdanowski

106Contention in the Courtroom: The Legal Dimension of the 1960s Protests in the German and US Student Movements Sandra Kraft

107The Diplomatic History of Global Women’s Rights: The British Foreign Office and International Women’s Year, 1975 Helen McCarty

108Germanizing Germans: Co-Ethnic Immigration and Name Change in West Germany, 1953-1993 Jannis Panagiotidis

Passato e presente 96

109Ricordare la rivoluzione pacifica e l’unificazion: le commemorazioni pubbliche della Germania Riunificata (1990-2014) Costanza Calabretta

110La gestione pubblica del passato europeo: quale memoria? Ricard Vinyes

111Romanzi parlamentari: genere e politica nell’Italia umbertina Maria Teresa Mori

112Rivolte d’Egitto, una prospettiva di genere Lorenzo Kamel

113Beni comuni: alcuni percorsi storiografici Giacomo Bonan

114A colloquio con Salazar: la pianificazione politica, economica e sociale dell’Estado Novo portoghese Anna Rita Gori

115Sport nel mondo Leo Goretti

Past and Presente 228

116Rough Music and Factory Protest in Post-1945 Italy Ilaria Favretto

117Humanity’s New Heritage: Unesco and the Rewriting of World History Paul Betts

118Global Crisis or Global Coincidence Paul Warde

Past and Presente 229

119The Thieves of the Cross: Assyrian Charity Collectors and World History, 1860s-1940s Andrew MacDonald

120The Christian Front Against Godlessness: Anti-Secularism and the Demise of the Weimar Republic, 1928-1933 Todd H. Weir

Ricerche di storia politica 18 (2)

121Una guerra civile europea, 1914-1945? Note introduttive Guido Formigoni et Paolo Pombeni

122La guerra civile europea die trent’ anni: riflessioni su un topos storico-politico Christophe Cornelissen

123Una « guerra civile die trent’anni in Europa » ? Alcune considerazioni Stanley G. Payne

124La guerra dei trent’anni come ascesa e crollo die nazionalismi aggressivi Gabriele Ranzato

125Le guerre che ridefiniscono l’Occidente Gian Enrico Rusconi

126Trent’anni di umanitarismo internazionale Silvia Salvatici

127Fabio Luca Cavazza e il veto americano nella formazione del centrosinistra italiano Francesco Bello

Ventunesimo secolo 36

128I “governi tecnici” nell’esperienza repubblicana italiana Nicola Lupo

129Il liberalismo fra tecnica e politica: appunti sul caso italiano Giovanni Orsina

130Tecnici al governo e governi tecnici: alcune riflessioni comparative sull’Italia Sergio Fabbrini

131Testimonianze Vincent Genin: l’Italia e i processi di decolonizzazione: il caso del Congo belga (1957-1960) Sabino Cassese, Marta Dassù, Enzo Moavero Milanesi, Filippo Patroni Griffi, Paola Severino

132Guerra fredda culturale: David Rousset, la Cicr e l’inchiesta sul lavoro forzato nella Cina di Mao Luca Polese Remaggi

Zeithistorische Forschungen 2015 (2)

133Fotografie in Dikaturen: Politik und Alltag der Bilder Annette Vowinckel et Michael Wildt

134Die Ordnung des Festes/Die Ordnung des Bildes: Fotografische Blicke auf Festumzüge in Schwaben (1926-1934) Linda Conze

135Adapting Russian Constructivism and Socialist Realism: The Japanese Overseas Photo Magazine Front (1942-1945) Andrea Germer

136Traumbilder: Grete Sterns Avantgardefotografie im Argentinien Peróns (1946-1955) Katharina Schembs

137Vorbilder, Spiegelbilder und Feindbilder: Der Umgang mit Fotografien im ungarischen Magazin Képes 7. Mitte der 1980er-Jahre Eszter Kiss

138Analoge Fotografie im digitalen Zeitalter: Eine Herausforderung für Bildarchive und Geschichtswissenschaft Elke Bauer

139Wie können Bildbestände bewertet werden? Auswahl-, Erhaltungs- und Vermittlungsstrategien im Rahmen von Digitalisierungsprojekten Michel Pfeiffer

140Kommerz-Geschichte: Historische Pressefotografie zwischen Profit und Politik Mirco Melone

141Fotografische Nachlässe: Sammlungs- und Aktivierungsstrategien am Beispiel des Archivs der Fotografen in der Deutschen Fotothek Jens Bove et Karolin Schmalh

142Gesichter eines Despoten: Stalin in unveröffentlichen Fotografien Jörg Baberowski

143„Geschmackerziehend und stilbildend“: Modefotografie im Nationalsozialismus am Beispiel der Zeitschrift Mode und Heim (1931-1944) Marion Wittfeld

Zeitschrift für Geschichtswissenschaft 63 (7-8)

144Auschwitz im Bild: Zur kritischen Analyse der Auschwitz-Alben Stefan Hördler, Christoph Kreuzmüller et Tal Bruttmann

145Der Judenpogrom vom 5. September 1939 in Buchenau an der Lahn Klaus-Peter Friedrich

146Von der „Mitte“ in den „Westen“ Europas: Die räumliche Neuverortung Deutschlands auf den kognitiven Landkarten nach 1945 Jasper Trautsch

147MfS contra Organisation Gehlen: Ein beachtlicher Erfolg im Spionagekrieg, 1951-1952 Erich Schmidt-Eenboom et Helmut Müller-Enbergs

Zeitschrift für Geschichtswissenschaft 63 (8)

148Rechtsextremismus in der Mitte: Einführung Wolfgang Benz

149Die jungkonservative Neue Rechte zwischen Realpolitik und politischem Existenzialismus? Helmut Kellershohn

150Zerfall oder Etablierung? Die Alternative für Deutschland (AfD) als Partei des Rechtspopulismus Alexander Häusler

151Auftrumpfendes Unbehagen: Der politische Protest der Pegida-Bewegung? Wolfgang Benz

152Tröglitz und anderswo: Fremdenhass in der Mitte der Gesellschaft Angelika Benz

Zeitschrift für Geschichtswissenschaft 63 (10)

153Das „neue Unbehagen an der Erinnerungskultur“ und die Politik mit der Erinnerung: Zwei Seiten der gleichen Medaille Günter Morsch

154Wider den Nationalismus, zum Wohle der Nation: Jacob Rosenheim und die Auseinandersetzung der jüdischen Orthodoxie mit dem Zionismus Daniel Mahla

155Unmögliches Scheitern: Die Niederlagen imperialer Armeen am Little Bighorn und bei Isandlwana Yves Schmitz


Date de mise en ligne : 21/01/2016

https://doi.org/10.3917/ving.129.0191