Compte rendu

Jankowski Paul, Cette vilaine affaire Stavisky. Histoire d’un scandale politique, Paris, Fayard, 2000, 467 p. (coll. « Chroniques »), 140 F., 21,34 €

Pages 128b à 150b

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  • Monier, F.
(2001). Jankowski Paul, Cette vilaine affaire Stavisky. Histoire d’un scandale politique, Paris, Fayard, 2000, 467 p. (coll. « Chroniques »), 140 F., 21,34 € Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 71(3), 128b-150b. https://doi.org/10.3917/ving.071.0128b.

  • Monier, Frédéric.
« Jankowski Paul, Cette vilaine affaire Stavisky. Histoire d’un scandale politique, Paris, Fayard, 2000, 467 p. (coll. “Chroniques”), 140 F., 21,34 € ». Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2001/3 no 71, 2001. p.128b-150b. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2001-3-page-128b?lang=fr.

  • MONIER, Frédéric,
2001. Jankowski Paul, Cette vilaine affaire Stavisky. Histoire d’un scandale politique, Paris, Fayard, 2000, 467 p. (coll. « Chroniques »), 140 F., 21,34 € Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2001/3 no 71, p.128b-150b. DOI : 10.3917/ving.071.0128b. URL : https://shs.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2001-3-page-128b?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ving.071.0128b


1 Dans les publications récentes sur l’affaire Stavisky, dernier scandale à avoir ébranlé, au début de 1934, la Troisième République, se détache le livre de l’universitaire américain Paul Jankowski. Ayant dépouillé une masse d’archives considérable, composée pour l’essentiel de documents judiciaires souvent inédits, l’auteur restitue l’itinéraire d’un escroc dans la France des années 1920. Le mérite de ce livre est de démêler l’écheveau des affaires dont Stavisky fut l’instigateur, et surtout d’évoquer les différents réseaux ayant gravité autour de lui : petite pègre, journalistes de la presse à scandale, fonctionnaires corrompus, ou pas, et hommes politiques intéressés ou inconscients. Le traitement romancé du sujet, sous-tendu par une analogie récurrente avec les héros balzaciens, peut plaire. Mais ce choix occulte des points d’importance, sur la réalité des « années folles » ou sur les destins de l’immigration russe. Quant au scandale lui-même, son traitement plus rapide laisse intactes plusieurs interrogations, sur l’écart disproportionné entre les faits, découverts à partir de décembre 1933, et l’ampleur du scandale politique. Vingt-cinq ans après les dernières études sur le sujet, l’auteur, pointant du doigt les imaginaires collectifs (la « mythologie ») des contemporains, n’apporte pas de réelle réponse à cette question lancinante.

2 Frédéric Monier


Date de mise en ligne : 01/12/2005

https://doi.org/10.3917/ving.071.0128b