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Article de revue

Au cœur du soin, soulager la douleur, accompagner la souffrance

Pages 141 à 150

Citer cet article


  • Humbert, B.
(2026). Au cœur du soin, soulager la douleur, accompagner la souffrance. Transversalités, 176(1), 141-150. https://doi.org/10.3917/trans.176.0141.

  • Humbert, Blandine.
« Au cœur du soin, soulager la douleur, accompagner la souffrance ». Transversalités, 2026/1 n° 176, 2026. p.141-150. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-transversalites-2026-1-page-141?lang=fr.

  • HUMBERT, Blandine,
2026. Au cœur du soin, soulager la douleur, accompagner la souffrance. Transversalités, 2026/1 n° 176, p.141-150. DOI : 10.3917/trans.176.0141. URL : https://shs.cairn.info/revue-transversalites-2026-1-page-141?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/trans.176.0141


Notes

  • [*]
    Cet article est issu de l’intervention introductive donnée lors du lancement du séminaire de recherche de l’École de santé de l’Institut catholique de Paris, intitulé « Santé, souffrance et institutions » (lundi 20 novembre 2023).
  • [1]
    Didier Sicard, « Le point de vue du vivant sur la fin de vie », dans Emmanuel Hirsch (éd.), Fins de la vie. Les devoirs d’une démocratie (travaux des membres du Collectif démocratie, éthique et solidarités), Paris, Cerf, 2025, p. 26.
  • [2]
    Paul Ricœur, « La souffrance n’est pas la douleur », dans Claire Marin et Nathalie Zaccaï-Reyners (éd.), Souffrance et douleur. Autour de Paul Ricœur, Paris, PUF, 2013, p. 13-34.
  • [3]
    Simone Weil, Attente de Dieu (1950), Paris, Albin Michel, 2016, « L’amour de Dieu et le malheur », p. 115-116.
  • [4]
    La citation exacte est : « Dans le meilleur des cas, celui que marque le malheur ne gardera que la moitié de son âme » (ibid., p. 110).
  • [5]
    Ibid., p. 109.
  • [6]
    À ce sujet, se reporter à Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Paris, Gallimard, 1985.
  • [7]
  • [8]
    Emmanuel Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, trad. Victor Delbos, Paris, Delagrave, 1967, p. 46.
  • [9]
    À ce sujet, je renvoie à l’ouvrage d’Éric Fiat, Petit traité de dignité, Paris, Larousse, 2012.
  • [10]
    Corine Pelluchon, Éthique de la considération, Paris, Seuil, 2021 (4e éd.), p. 128.
  • [11]
    À ce sujet, voir Adèle Van Reeth et Éric Fiat, La Pudeur, Paris, Plon, coll. « Questions de caractère », 2016.
  • [12]
    Voir les travaux de Véronique Avérous, Les Soins palliatifs. La honte et le sentiment d’indignité à l’épreuve de l’éthique, Paris, Seli Arslan, 2019.
  • [13]
    Michel Henry, Incarnation. Une philosophie de la chair, Paris, Seuil, 2000.
  • [14]
    Id., Phénoménologie de la vie, t. I : De la phénoménologie, Paris, PUF, 2003, dans l’article « Souffrance et vie », p. 149.
  • [15]
    Ibid.
  • [16]
    Concept emprunté à Hartmut Rosa, Résonance. Une sociologie de la relation au monde, trad. Sacha Zilberfarb et Sarah Raquillet, Paris, La Découverte, 2021.
  • [17]
    Michel Henry, Phénoménologie matérielle (1990), Paris, PUF, 2012, « Pathos avec », p. 137-179.
  • [18]
    Id., Phénoménologie de la vie, t. I, op. cit., « Eux en moi : une phénoménologie », p. 209.
Français

Nos sociétés occidentales tendent à devenir algophobiques grâce au progrès de la science médicale en ce qui concerne la douleur. La souffrance, qui s’inscrit dans toute existence humaine, réclame un nouvel effort réflexif dans ce contexte. En effet, la souffrance lorsqu’elle est prise en charge par des techniques médicales et soignantes peut persister. Son accompagnement demande un passage pour aller vers une prise en soin. De la souffrance au « se souffrir » de soi, l’incarnation peut-elle nous éclairer pour trouver la juste présence auprès de l’homme souffrant, en refusant l’épreuve de dépersonnalisation que cette dernière fait subir ?

Mots-clés

  • souffrance
  • douleur
  • éthique
  • incarnation
  • accompagnement

Mots-clés éditeurs : souffrance, douleur, éthique, incarnation, accompagnement


English

Our Western societies appear to be moving toward alogophobia, shaped by the advances of medical science in the management of pain. Yet suffering, inscribed within the very fabric of human existence, calls for a renewed effort of thought. For even when suffering is taken in charge by medical or therapeutic interventions, it may continue to persist. To truly accompany it requires a passage toward genuine care. From suffering to the “suffering-of-oneself,” can embodiment offer a way of thinking, guiding us toward the right form of presence beside the suffering person—while resisting the ordeal of depersonalization that suffering so often inflicts?

Keywords

  • suffering
  • pain
  • ethic
  • embodiment
  • compassionate accompaniment

Mots-clés éditeurs : suffering, pain, ethic, embodiment, compassionate accompaniment


Date de mise en ligne : 03/02/2026

https://doi.org/10.3917/trans.176.0141

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