« C’est pas moi qui m’en occupe ! »
Pages 16 à 17
Citer cet article
- CHARBONNEAU, Jean-Pierre,
- Charbonneau, Jean-Pierre.
- Charbonneau, J.-P.
https://doi.org/10.3917/tu.002.0016
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- Charbonneau, J.-P.
- Charbonneau, Jean-Pierre.
- CHARBONNEAU, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/tu.002.0016
Et si les difficultés venaient pour une part non négligeable de la mauvaise volonté, du manque d’envie de changer les choses, de la peur de s’engager, de la frayeur vis-à-vis de l’énergie à dépenser ?« C’est pas comme ça qu’on fait d’habitude ! »
Le sujet de l’action sur la ville est complexe. Il fait appel à de nombreuses disciplines et à de nombreux acteurs. La sociologie des organisations s’y intéresse, on en étudie la gouvernance, fait des analyses politiques, échafaude des théories urbaines : la ville durable, la ville polycentrique… On échange des expériences, des bonnes pratiques, des méthodes rationnelles. Des revues s’y penchent (Tous urbains !), des livres sont écrits sur la mondialisation, la sociologie, les villes exemplaires, une critique féconde se constitue (pas assez développée peut-être). On forme des professionnels, ouvre des enseignements, évalue, capitalise. Un savoir s’est constitué, à disposition des villes et que l’on tente d’appliquer au mieux.
Peu à peu on complexifie l’approche et intègre la mobilité, la culture, les temporalités, la lumière, la nature. L’on sait à présent que la conduite de transformations, de projets est compliquée, que c’est un vrai métier qui fait appel à des compétences vastes, dans des champs variés. On essaie de faire mieux, plus juste, plus efficace. Les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes, du problème posé ou de la dimension des territoires en jeu mais on avance, on améliore, même si l’on peut déplorer le manque de transmission, de leçons tirées des échecs et des succès…
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