Article de revue

Postface

« Conscience contre violence » la force de l’exemple ?

Pages 155 à 165

Citer cet article


  • Bon-Saliba, B.
(2016). « Conscience contre violence » la force de l’exemple ? Tiers, 17(2), 155-165. https://shs.cairn.info/revue-tiers-2016-2-page-155?lang=fr.

  • Bon-Saliba, Brigitte.
« “Conscience contre violence” la force de l’exemple ? ». Tiers, 2016/2 N° 17, 2016. p.155-165. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-tiers-2016-2-page-155?lang=fr.

  • BON-SALIBA, Brigitte,
2016. « Conscience contre violence » la force de l’exemple ? Tiers, 2016/2 N° 17, p.155-165. URL : https://shs.cairn.info/revue-tiers-2016-2-page-155?lang=fr.

Notes

  • [1]
    S. Zweig, Conscience contre violence ou Castellion contre Calvin, traduit de l’allemand par Alzir Hella, Le Livre de Poche, 2010.
  • [2]
    S. Zweig, op.cit., titre du premier chapitre.
  • [3]
    De Luther à Calvin en passant par Zwingli, le Protestantisme a suivi des tendances d’évolution différentes.
  • [4]
    Voir encadré ci-contre
  • [5]
    S. Zweig, op.cit., Introduction, pages 15-16, Le Livre de Poche.
  • [6]
    S. Zweig, op.cit., chap. 1 « L’arrivée de Calvin au pouvoir », chap. 2 « La discipline ».
  • [7]
    Guillaume Farel (1489-1565).
  • [8]
    S. Zweig, op.cit., p. 48.
  • [9]
    S. Zweig, op.cit., p. 53.
  • [10]
    S. Zweig, op.cit., p. 53-54.
  • [11]
    S. Zweig, op.cit., p. 69, « Cette Gestapo des moeurs fourre son nez partout. » Dans cette phrase l’allusion au nazisme est claire.
  • [12]
    S. Zweig, op.cit., p. 75.
  • [13]
    Michel Servet (1509-1553)
  • [14]
    S. Zweig, op.cit., p. 111.
  • [15]
    S. Zweig, op.cit., p. 113.
  • [16]
    S. Zweig, op.cit., titre du chapitre 6.
  • [17]
    S. Zweig, op.cit., p. 178.
  • [18]
    S. Zweig, op.cit., p. 180.
  • [19]
    S. Zweig, op.cit., p.185.

1 Les croyances religieuses imprègnent les comportements dans la vie sociale autant que dans la vie intime. Elles sont souvent à l’origine de conflits au sein des couples et dans les familles, notamment dans le cas d’unions mixtes. L’enjeu de ces conflits a plus à voir avec les questions d’identité sociale, d’appartenance culturelle, d’autorité personnelle et d’image de soi, qu’avec des considérations théologiques. Les liens malmenés en viennent à se figer dans un antagonisme : croyance contre croyance, vérité contre vérité, valeurs contre valeurs. C’est l’impasse et la porte ouverte à la violence pour imposer coûte que coûte son point de vue à l’autre. Un dépassement de cette opposition irréductible est-il possible ?

2 Pour désamorcer cette escalade symétrique, l’intervention d’un tiers est nécessaire. Mais il faut aussi que ce dernier puisse s’appuyer sur une légitimité forte, une conscience morale exemplaire, un humanisme sans aucune intolérance.

3 En 1936, l’écrivain autrichien, Stefan Zweig*, connu surtout pour ses nombreuses nouvelles et ses biographies, publie un essai critique sur le violent conflit qui opposa au xvie siècle, à Genève, un théologien protestant Sébastien Castellion (1515-1563) et le réformateur religieux, Jean Calvin (1509-1564.)

* Stefan Zweig, né à Vienne en 1881 est l’auteur d’œuvres littéraires très nombreuses et variées : poèmes, pièces de théâtre mais aussi nouvelles, essais et biographies.
Influencé par la Psychanalyse, ami de Sigmund Freud auquel il consacre un ouvrage La guérison par l’esprit, il s’attache à comprendre et à décrire les ressorts de la conduite humaine.
D’origine juive, menacé par la montée du nazisme en Autriche et en Allemagne, il est contraint à l’exil.
Désespéré par la conquête hitlérienne, il se suicide en 1942, avec sa seconde épouse Charlotte, à Petrópolis au Brésil, où il avait trouvé refuge.

4 Dans cet ouvrage [1], Stefan Zweig prend parti pour Sébastien Castellion, figure oubliée d’un protestantisme libéral, ardent défenseur de la liberté de pensée et symbole de la conscience morale luttant avec les armes de la réflexion et de la tolérance. Jean Calvin, dont l’accession au pouvoir religieux et politique sur la ville de Genève est décrite comme la mise en place d’une dictature par l’écrivain, représente quant à lui le fanatisme, la violence doctrinaire et leur cortège de haine, de persécution et de mort. C’est la condamnation à mourir sur le bûcher des hérétiques d’une troisième figure de l’histoire de la Réforme, Michel Servet, qui va conduire Castellion à se dresser contre Calvin, autrefois admiré et respecté pour ses initiatives religieuses mais que son intolérance va transformer en persécuteur et en criminel.

5 Écrit sous l’influence d’un ami pasteur, en pleine montée du nazisme, ce livre est un plaidoyer pour la tolérance, un hymne à la force de la conscience sur la violence du sectarisme. En grossissant le trait dans la description de « L’arrivée de Calvin au pouvoir » [2] Stefan Zweig prend le risque du pamphlet, de la polémique et de l’anti protestantisme. D’origine juive, mais profondément laïc, l’écrivain ne s’intéresse pas à la Réforme en elle-même ni aux différents mouvements qui vont marquer son développement [3]. En revanche, sa démarche littéraire est imprégnée de psychanalyse [4]. Il aime observer et entrer dans la mécanique des comportements humains, particulièrement ceux qui sont mus par une passion quelle qu’elle soit. Il en décortique la complexité, les tensions contraires, les revirements, les emballements. Il ausculte les individus, se concentre sur ce qui les agite, les façonne et les transforme. Dans Conscience contre violence, il relève, en outre, le défi de s’approcher de la personnalité qui le terrifie le plus et dont il veut comprendre les mobiles : le dictateur. En arrière-plan de la description de Calvin, l’ombre d’Adolphe Hitler est constamment présente.

6 L’œuvre est construite comme une tragédie ; les trois protagonistes de l’histoire : Jean Calvin, Sébastien Castellion et Michel Servet entrent en scène l’un après l’autre. Chaque portrait est traité par Stefan Zweig comme un archétype. Celui de Calvin sert d’appui pour énoncer des idées ou des faits de portée générale sur les dérives de la religion et du pouvoir. Celui de Castellion représente l’esprit de justice et la tolérance. Servet, quant à lui, occupe la place de la victime que son impétuosité et ses provocations accusent, mais qui ne renie aucun de ses engagements jusque sur le bûcher.

Le dictateur

7 Dès l’introduction, Stefan Zweig souligne la dimension exemplaire des évènements et des personnalités qu’il a choisi de mettre en scène dans son livre. Leur signification pour la compréhension de l’humanité va bien au-delà de la question théologique qui en est le motif explicite.

8 Pour l’écrivain

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« Castellion et Calvin eux-mêmes n’apparaissent que comme les représentants visibles d’un antagonisme invisible en même temps qu’insurmontable. »

10 Une opposition irréductible qu’il définit ainsi :

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« Tolérance contre intolérance, liberté contre tutelle, humanité contre fanatisme, individualité contre mécanisation, conscience contre force, tous ces mots ne font qu’exprimer les deux termes d’un problème qui se pose pour chacun de nous : faut-il se prononcer pour l’humain ou le politique, pour l’ethos ou le logos, pour la personnalité ou la communauté ? ».

12 Stefan Zweig insiste sur le caractère universel et permanent de cette opposition.

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« Cet antagonisme entre la liberté et l’autorité, toutes les époques, tous les peuples, tous les penseurs l’ont connu. Car la liberté est impossible sans une certaine autorité, sous peine de dégénérer en chaos, pas plus que l’autorité n’est possible sans liberté à moins de devenir tyrannie. » [5].

14 Et c’est, précisément, à cette dérive de la dictature face au risque de chaos, que l’écrivain s’intéresse. Au cours des deux premiers chapitres [6], il s’attache à montrer comment en quelques années Jean Calvin réussit non seulement à convertir la ville de Genève à la religion protestante mais aussi à y établir, au nom de la nouvelle foi, des règles de vie particulièrement strictes et austères. Le jeune pasteur, originaire de France, devient d’abord un prédicateur influent mais sa rigueur morale excessive et le fanatisme de son fidèle compagnon de lutte Guillaume Farel [7] effraient dans un premier temps les bourgeois de Genève et les membres du Conseil de la ville élus démocratiquement. Pourtant, selon Zweig, cet échec va favoriser l’ascension de Calvin.

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« Il est presque indispensable à la victoire définitive d’un maître absolu qu’il ait subi un échec dramatique au début de sa carrière. L’exil, la prison, le bannissement, ne sont jamais des obstacles pour les grands révolutionnaires, ils ne font au contraire qu’accroître leur popularité […] C’est à l’exil que presque tous les héros populaires de l’histoire doivent la puissance d’attraction qu’ils ont exercée sur leurs contemporains : l’exil de César en Gaule, de Napoléon en Égypte, de Garibaldi en Amérique du sud, de Lénine en Sibérie, leur a donné une force qu’ils n’eussent pu espérer s’ils n’avaient jamais quitté leur pays. Il en fut de même pour Calvin… » [8]

16 Lorsque deux ans plus tard, il est rappelé pour reprendre « l’œuvre de la Réforme, commencée d’une façon si énergique, » il va se faire prier jusqu’à obtenir les pleins pouvoirs, pour

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« Faire de Genève le premier État de Dieu sur terre, une communauté se différenciant des autres, sans corruption ni désordre, sans péchés ni vices, la vraie, la nouvelle Jérusalem, d’où doit sortir le salut du monde. » [9].

18 L’écrivain autrichien ne conteste pas la grandeur de cet idéal. C’est, par contre, sa mise en œuvre violente et exclusive qu’il dénonce.

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« Aucun doute: cet idéologue croit à son utopie avec un sérieux terrible, une sincérité complète, et pas un seul instant, pendant vingt-cinq années que durera sa dictature spirituelle il ne cessera de penser qu’on ne travaille au bien des hommes qu’en leur enlevant impitoyablement toute liberté individuelle. » [10].

20 Le portrait de Calvin est poussé jusqu’à la caricature, l’objectif de Zweig étant d’exagérer les traits de caractère du réformateur pour montrer comment une personnalité décrite comme timide et affable dans l’intimité peut se transformer en un despote « moral et religieux », faisant régner la terreur, contrôlant les mœurs, [11] interdisant « tous autres vêtements que les plus sobres », les bijoux, les images saintes, les noms « qui ne se trouvent pas dans la Bible », les fêtes populaires, la danse et le jeu… C’est cette dérive vers la tyrannie au nom d’une foi doctrinaire et intolérante que dénonce l’auteur.

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« Le Calvin intellectuel, délicat et pieux devient aussitôt un tout autre individu dès qu’il s’agit de sa doctrine. Pour la soutenir et la faire triompher, pour défendre son Église, il ne reculera pas devant le recours à la pire violence ; aucun moyen ne lui semblera exagéré contre les “fils de Satan”, contre tous ceux qui se refusent à accepter l’infaillibilité et l’immuabilité de ses thèses. » [12].

22 De cette violence morale et psychologique à la violence physique, à la torture et à la mise à mort des « hérétiques », le pas est, malheureusement, vite franchi. Si, comme le souligne Zweig, Calvin a souvent répugné à assister aux exécutions, Guillaume Farel, qui sera son bras armé en conduira de très nombreuses.

La victime expiatoire et le juste

23 L’exécution de trop qui va déclencher l’indignation du second protagoniste de « Conscience contre violence », le théologien Sébastien Castellion, a lieu le 27 octobre 1553. L’homme condamné au bûcher, ce jour-là, est un savant d’origine espagnol, Michel Servet, également connu sous le nom de Michel de Villeneuve. [13]

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« Cet homme remarquable possède les dons les plus variés, mais qui n’arrivent pas à s’ordonner harmonieusement : une intelligence vive, éveillée, mutine, mais passant, tel un feu follet, d’un problème à l’autre, une volonté ardente d’arriver à la vérité, mais incapable d’aucune clarté créatrice. Aucune science n’arrive à fixer cet esprit faustien, quoiqu’il s’intéresse à toutes, franctireur à la fois de la philosophie, de la médecine et de la théologie, tantôt éblouissant par ses observations hardies, tantôt choquant par son charlatanisme. » [14].

25 Ce touche à tout génial – qui a découvert la circulation sanguine avant Harvey (1578-1657) – prête le flanc aux critiques par son comportement fougueux, provocateur. Comme l’observe Zweig, son idéalisme et sa soif d’absolu le poussent à enfourcher les thèses les plus radicales, en matière de Réforme.

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« Luther, Zwingli et Calvin eux-mêmes ces novateurs hardis, ne lui paraissent pas assez révolutionnaires dans la purification de l’Évangile parce qu’ils reprennent dans leur nouvelle doctrine le dogme de la Trinité. » [15].

27 Ayant consigné ses idées dans un manuscrit il se jette dans la gueule du loup en le soumettant à Calvin. Ce dernier n’aura de cesse de le faire condamner comme « hérétique ».

28 Lorsque Sébastien Castellion décide de dénoncer avec d’autres esprits éclairés de l’époque l’exécution sanguinaire de Michel Servet, il le fait au nom de la liberté de pensée et de la tolérance.

29 Théologien de renom, de six ans plus jeune que Jean Calvin, Sébastien Castellion a déjà eu l’occasion de s’opposer au réformateur religieux. Français comme lui, devenu protestant comme lui, ayant fui comme lui l’Inquisition catholique, il met spontanément ses pas dans ceux de celui qu’il considère comme son maitre et le meilleur représentant de la doctrine évangélique. Mais quand il le retrouve à Genève et qu’il lui fait part de son projet ambitieux : traduire la Bible en français et en latin, Castellion va découvrir un autre Calvin, imbu de lui-même, autoritaire, n’acceptant aucune pensée, aucune opinion, aucune croyance en dehors de celles qu’il énonce au nom de la nouvelle foi dont il se pense le dépositaire absolu. Face à cette intolérance, Castellion est un humaniste épris de liberté, maitrisant parfaitement l’hébreu et le grec et prônant une interprétation de la Bible toute relative car, selon lui, le livre sacré est parfois « obscur et plein de contradictions. » Aux yeux de Calvin, cette approche ouverte, libre des textes est dangereuse. Il va obtenir du Conseil de Genève que Castellion ne soit plus autorisé à prêcher à Vandoeuvres, un faubourg de la ville. En homme indépendant, Castellion préfère quitter Genève au risque de vivre misérablement. C’est de Bâle où il mène une vie modeste que cet homme juste va se transformer en justicier tout en continuant de se battre avec les armes de la pensée et de l’écriture. Ce qui lui donne l’énergie de reprendre le combat de la « mouche contre l’éléphant » selon ses propres dires, est son indignation face à l’acte commis par Calvin, acte qui fait basculer la Réforme dans la dérive de l’Inquisition alors que sa doctrine primitive se fonde sur l’affirmation de la liberté de conscience.

30 Dans son Traité des hérétiques, véritable « manifeste de la tolérance » [16], Castellion interroge, avec rigueur, textes religieux à l’appui, la notion d’hérésie. Sa conclusion est sans appel.

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« Si dans cette cité ou région, tu es estimé vrai fidèle, en la prochaine tu seras estimé hérétique. […] Après avoir souvent cherché que c’est d’un hérétique, je n’en trouve autre chose, sinon que nous estimons hérétiques tous ceux qui ne s’accordent avec nous, en notre opinion. »

32 Comme l’observe Stefan Zweig

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« Cela a l’air d’une banalité. Mais le dire ouvertement, c’est alors un acte de courage inouï. » [17].

34 La hardiesse de Castellion va jusqu’à affirmer que, seule la tolérance peut permettre aux hommes de vivre en paix les uns avec les autres.

35

« Supportons-nous l’un l’autre et ne condamnons incontinent la foi de personne. » [18]

36 Ce courage de Castellion qui a été admiré et reconnu à son époque mais oublié par la suite, Zweig, l’écrivain autrichien, menacé par la montée du nazisme, le réhabilite, en fait un archétype de la lutte pour la justice, la tolérance et le respect de la liberté de pensée. Reprenant à son compte le message du théologien, l’auteur exhorte l’humanité à continuer le combat contre la violence toujours prête à resurgir.

37

« Que les hommes de pensée ne reculent pas devant cette lutte sous prétexte qu’on ne peut opposer à la violence la seule force des idées. Car on ne dira jamais trop ce qu’il est nécessaire de dire, on ne criera jamais trop souvent la vérité. Même quand elle ne triomphe pas, l’idée n’en manifeste pas moins son éternelle présence, et qui la sert en une heure aussi critique montre par là qu’aucune terreur n’a de pouvoir sur une âme libre, et que même à l’époque la plus inhumaine on peut faire entendre la voix de l’humanité. » [19].

38 Dans ce message pointe l’ambivalence de Stefan Zweig oscillant entre pessimisme devant le triomphe de la force (il sait que Castellion n’a pas réussi à faire avouer par Calvin ses erreurs et sa responsabilité dans le meurtre de Michel Servet) et espoir dans les hommes libres luttant contre la violence.

Confronté à la violence de certains conflits familiaux autour des croyances et des pratiques religieuses, le médiateur doit pouvoir, comme Sébastien Castellion en son temps, s’adosser à une éthique de la tolérance qui transcende les choix de valeurs particuliers.

Date de mise en ligne : 30/06/2022