Le bébé, entre affects et émotions
L’émotionalisation des sensations
- Par Bernard Golse
Pages 86 à 92
Citer cet article
- GOLSE, Bernard,
- Golse, Bernard.
- Golse, B.
https://doi.org/10.3917/spi.107.0086
Citer cet article
- Golse, B.
- Golse, Bernard.
- GOLSE, Bernard,
https://doi.org/10.3917/spi.107.0086
Notes
-
[1]
Il va de soi que ces différents déplacements d’investissements réflexifs (des orifices vers la peau, ou des contenus aux contenants) ne se jouent pas en termes d’exclusion, mais seulement en termes de prévalence respective : la psychanalyse cutanée ne remplace pas la psychanalyse orificielle, et les traumatismes par défaut d’excitation ne remplacent pas les traumatismes par excès !
La théorie psychanalytique est passée de la théorie des pulsions (dans le registre de l’être) à la théorie des relations d’objet (dans le registre de l’existence) mais cette évolution se retrouve au sein du développement de l’enfant lui-même qui permet le passage de l’affect (dans le registre de l’être) à l’émotion (dans le registre de l’existence), grâce au processus que G. Haag désignait du terme « d’émotionalisation des sensations ». Après un rappel sur la question de l’être et de l’existence, et le passage du sourire aux anges au sourire-réponse, cet article souligne le lien entre l’affect et la théorie des pulsions versus celui entre l’émotion et la théorie des relations d’objet. Les évolutions dans la théorie font écho aux transformations dans le développement.
Mots-clés
- Affect
- bébé
- émotion
- émotionalisation
- être
- existence
- sourire aux anges
- sourire réponse
Mots-clés éditeurs : Affect, bébé, émotion, émotionalisation, être, existence, sourire aux anges, sourire réponse