Article de revue

Gérer ses émotions ? Et puis quoi encore ?

Pages 77 à 85

Citer cet article


  • Coum, E.
  • et Coum, D.
(2023). Gérer ses émotions ? Et puis quoi encore ? Spirale - La grande aventure de bébé, 107(3), 77-85. https://doi.org/10.3917/spi.107.0077.

  • Coum, Eugénie.
  • et al.
« Gérer ses émotions ? Et puis quoi encore ? ». Spirale - La grande aventure de bébé, 2023/3 N° 107, 2023. p.77-85. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-spirale-2023-3-page-77?lang=fr.

  • COUM, Eugénie
  • et COUM, Daniel,
2023. Gérer ses émotions ? Et puis quoi encore ? Spirale - La grande aventure de bébé, 2023/3 N° 107, p.77-85. DOI : 10.3917/spi.107.0077. URL : https://shs.cairn.info/revue-spirale-2023-3-page-77?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/spi.107.0077


Notes

  • [1]
    Car l’adolescence est ce moment crucial dans l’existence où le monde transmis est trahi pour être traduit dans une langue conjuguée à la première personne du singulier. « J’ai pas les mots », disent les adolescents déscolarisés à cause de leurs difficultés comportementales. On l’appelle la clinique de l’agir parce qu’elle met en lumière la rencontre avec des adolescents à qui le registre symbolique fait défaut et donc à qui les mots manquent. Ils sont débordés dans leurs corps, comme au bord de l’implosion, incapables de réguler ni de verbaliser les émotions qui les traversent. Elles sont inexprimables car elles sont inexplicables, elles se contentent de passer par le corps, de s’imposer et de déstabiliser, à l’image du phénomène à l’œuvre chez le tout petit enfant. Certains adolescents ne parviennent pas à différencier la colère de la tristesse. La partition illisible de la symphonie des émotions crée un grand désarroi chez eux. Et finalement, être du côté de la destructivité peut constituer une tentative de maîtrise par le corps, encore une fois, pour lutter contre l’angoisse réactivée par cet insaisissable qui surgit en soi.
  • [2]
    L’espace nous manque pour reprendre ici la thèse développée par André Green sur « la mère morte ».
  • [3]
    Nous utilisons le terme au sens où l’entend le philosophe Emmanuel Levinas, soit celui de l’extrême et inaugurale vulnérabilité du sujet.
  • [4]
    Cf. nos propres élaborations théorico-cliniques sur ce que nous avons appelé, avec d’autres, la mutation de la famille et ses effets sur la subjectivité (Coum, 2017).
  • [5]
    Directrice d’études à l’EHESS (Paris), elle a publié, entre autres, Hapycratie et Marchandises émotionnelles.
Français

La simplification du réel de la condition humaine à laquelle se livre le discours convenu et actuel sur les émotions nous conduit à analyser la complexité de la naissance de la vie affective du petit enfant. La question y est traitée avec l’aide de nos illustres prédécesseurs – Klein, Freud, Winnicott entre autres. Tous insistent – et nous après eux – sur le fait que le rapport sensible au monde du petit d’homme en appelle à l’intercession d’un autre, rencontre humanisante à partir de laquelle, grâce au don du trésor de la langue, les émotions humaines se constituent dans une subjectivité singulière et dans une culture transmise.

Mots-clés

  • Bébé
  • nourrisson
  • parents
  • vie psychique
  • émotions
  • lien
  • expression
  • interprétation
  • parole
  • langage
  • singularités
  • construction
  • intersubjectivité

Mots-clés éditeurs : Bébé, construction, émotions, expression, interprétation, intersubjectivité, langage, lien, nourrisson, parents, parole, singularités, vie psychique


Date de mise en ligne : 30/01/2024

https://doi.org/10.3917/spi.107.0077

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