La parole aux citoyens : du Grand Débat aux conventions, un nouvel élan démocratique
Pages 88 à 90
Citer cet article
- WARGON, Emmanuelle,
- Wargon, Emmanuelle.
- Wargon, E.
https://doi.org/10.3917/servir.540.0088
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- Wargon, E.
- Wargon, Emmanuelle.
- WARGON, Emmanuelle,
https://doi.org/10.3917/servir.540.0088
Membre du Gouvernement en tant que Secrétaire d’État à l’Écologie depuis octobre 2018, pour faire le lien entre les sujets sociaux et écologiques, j’ai naturellement été parmi les ministres interpellés sur la question de la taxe carbone, point de départ du mécontentement. Face à ce mouvement qui prenait de l’ampleur et après de premières rencontres avec des délégations, j’ai proposé au Président de la République, avec Sébastien Lecornu, qui était à l’époque ministre chargé des Collectivités territoriales, que nous prenions tous les deux en charge l’organisation et l’animation du Grand débat national. Cette expérience a été difficile et passionnante à la fois.
Les citoyens qui ont participé au mouvement des gilets jaunes avaient le sentiment de ne pas être écoutés ni représentés par les partis politiques et les corps sociaux. Ils demandaient un accès direct au Gouvernement, et plus particulièrement au Président de la République, pour lui transmettre sans intermédiaire leurs demandes. Le Grand débat national avait donc vocation à être avant tout un moment d’écoute et de proximité. Restait à savoir comment l’organiser.
Nous avons évidemment tâtonné pour inventer un nouveau mode d’échange avec les Français. En complément des cahiers de doléances, lancés sur une idée de Sébastien Lecornu, qui permettaient à chacun d’aller en mairie faire part de son point de vue par écrit, nous avons créé un site internet, où toute personne pouvait répondre à un questionnaire sur les quatre grands thèmes identifiés (fiscalité, écologie, services publics, démocratie et citoyenneté), et déposer une contribution libre…
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