La République au service de nos compatriotes ultramarins
Pages 62 à 63
Citer cet article
- BIEUVILLE, François-Xavier,
- Bieuville, François-Xavier.
- Bieuville, F.-X.
https://doi.org/10.3917/servir.540.0062
Citer cet article
- Bieuville, F.-X.
- Bieuville, François-Xavier.
- BIEUVILLE, François-Xavier,
https://doi.org/10.3917/servir.540.0062
« Dans les collectivités territoriales de la République, le représentant de l’État, représentant de chacun des membres du Gouvernement, a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois » : tels sont les termes de l’article 72 de la Constitution qui définit le rôle des préfets, les seuls hauts fonctionnaires mentionnés par le texte fondamental. Ces principes, renforcés par l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (« La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration »), constituent la boussole de l’action préfectorale, particulièrement outre-mer.
Cette fonction prend toute sa dimension dans les moments de crise. Ainsi, lors du passage du cyclone CHIDO en décembre 2024, l’urgence a commandé des choix cruciaux.
En privilégiant l’envoi de colonnes multiservices au contact direct des populations, plus de 30 000 habitants ont pu recevoir une aide rapide et 7 000 ont été pris en charge. Ces décisions, prises dans l’instant, illustrent l’essence même du rôle préfectoral : arbitrer, protéger, agir.
Les mouvements de décentralisation et de déconcentration ont recomposé le paysage institutionnel.
Pourtant, en outre-mer, la place du préfet reste centrale, parfois même prépondérante. En temps de crise, il devient la référence ultime pour les acteurs locaux. Restaurer les équilibres politiques, économiques, sociaux et environnementaux exige sangfroid, lucidité et connaissance intime du territoire…
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