Face à l’urgence climatique, le train comme antidote !
- Par Muriel Signouret
Page 143
Citer cet article
- SIGNOURET, Muriel,
- Signouret, Muriel.
- Signouret, M.
https://doi.org/10.3917/servir.540.0143
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https://doi.org/10.3917/servir.540.0143
Même si nous offrons la solution de mobilité capacitaire la plus durable, nous avons la responsabilité en tant qu’entreprise d’utilité publique de réduire notre empreinte environnementale. Pour ce faire, nous avons fixé des objectifs ambitieux de décarbonation à toutes nos filiales.
Pour décarboner notre activité transports, nous nous appuyons sur trois leviers principaux : la sobriété, en optimisant la conduite de nos trains par exemple, ce qui nous amène à économiser jusqu’à 5 % de l’énergie consommée, le matériel roulant avec le développement de matériels hybrides à batterie ou à hydrogène, et l’utilisation d’une énergie propre avec le biocarburant quand les lignes ne sont pas électrifiées, comme entre Paris et Granville.
Le changement climatique est un défi majeur pour la SNCF dont les actifs sont en plein air. Avec 28 000 km de voies ferrées et 3000 gares réparties dans tout le territoire, nous sommes soumis quasi-quotidiennement aux aléas climatiques qui sont coûteux en termes de qualité de service – en 2024, 15 000 trains ont été supprimés pour cette raison ! – et en termes financiers car outre les réparations, ce sont des recettes en moins et des indemnités de retard versées aux voyageurs.
Pour y faire face, nous avons mené des études de vulnérabilité et nous avons élaboré des plans d’action. L’enjeu de sécurité est ici primordial, pour les voyageurs et pour les cheminots dont les conditions de travail évoluent.
L’augmentation de notre impact positif s’articule autour de trois ambitions majeures…
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