Neurosciences et psychiatrie : de la recherche aux traitements
Pages 58 à 60
Citer cet article
- BELZUNG, Catherine,
- Belzung, Catherine.
- Belzung, C.
https://doi.org/10.3917/servir.538.0058
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- Belzung, C.
- Belzung, Catherine.
- BELZUNG, Catherine,
https://doi.org/10.3917/servir.538.0058
La pratique médicale définit les diverses pathologies psychiatriques en premier lieu par les symptômes qui y sont associés. Ainsi, la dépression correspond à la présence d’une humeur triste ou une anhédonie, associée à des troubles du sommeil, de la représentation de soi ou de l’appétit alors que le trouble de stress post-traumatique est défini par la reviviscence constante du traumatisme, la présence de souvenirs traumatiques intrusifs, l’évitement de tout ce qui est associé au trauma. Cependant, on peut aussi approcher ces pathologies à d’autres niveaux qu’au travers de la liste des symptômes. Ainsi, pour les experts en psychologie cognitive, ces symptômes sont en réalité sous tendus par des altérations de constructions cognitives. Ainsi, la dépression s’expliquerait par une altération des processus autoréférentiels qui sous-tendent la représentation de soi, par des biais cognitifs négatifs (les personnes dépressives retiennent plus facilement les informations négatives et y prêtent plus facilement attention), par un traitement de l’information sur un mode général (par exemple, lorsque l’on demande à une personne dépressive d’évoquer sa soirée d’hier, elle fournira peu de détails, disant que globalement c’était négatif) : pour ces experts, c’est en agissant sur ces constructions cognitives dysfonctionnelles qu’il est possible d’obtenir un bénéfice thérapeutique. Pour les experts en neurosciences cognitives, ces constructions cognitives sont elles-mêmes associées à l’activité de certains réseaux neuronaux, ou de certaines aires cérébrales…
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