Faire société autour de la prévention
- Par Christine Jacob
Pages 38 à 41
Citer cet article
- JACOB, Christine,
- Jacob, Christine.
- Jacob, C.
https://doi.org/10.3917/servir.538.0038
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- Jacob, C.
- Jacob, Christine.
- JACOB, Christine,
https://doi.org/10.3917/servir.538.0038
Notes
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Pour le suicide, la science a permis d’établir que ses causes sont complexes et multifactorielle. Agir de façon efficace pour la prévention du suicide est donc possible. En France en 2021, près de 9 000 décès par suicide ont été enregistrés (source : CépiDC INSERM) soit un taux de décès par suicide de 13,4 pour 100 000 habitants ce qui représente l’un des taux les plus élevés d’Europe (moyenne européenne à 10,8 – source Eurostat 2021, EU27).
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[4]
inscrite dans les objectifs de la Stratégie nationale de santé 2018-2022
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[5]
sur le modèle des « gestes qui sauvent », les formations au secourisme en santé mentale visent à outiller les personnes formées à repérer dans leur entourage familial et amical des troubles psychiques ou des signes précurseurs de crise, pour intervenir précocement en incitant à consulter un professionnel de santé.
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[7]
Les ministères concernés sont ceux de l’éducation nationale, enseignement agricole, enseignement supérieur, éducation populaire, apprentissage, missions locales, enfance protégée, protection judiciaire de la jeunesse, sports.
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[8]
La technoférence se définit comme les interférences dans la relation parent ou adulte/enfant ou adolescent résultant de la consommation de contenus numériques en présence de l’enfant avec une diminution de la qualité des relations interpersonnelles. La technoférence peut également affecter la productivité au travail et le bien-être émotionnel.
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Publié le 30 avril 2024, le rapport de la Commission coprésidée par Servane Mouton, neurologue et Amine Benyamina, psychiatre, a compilé les données scientifiques disponibles et présenté clairement ces risques nouveaux.
L’humour, éthique et bien dosé, peut être une voie pour initier un échange sur des sujets sensibles. Commençons cet article par trois indices pour deviner une dimension fondamentale de l’être humain : indice 1 : chaque personne « l’a », indice 2 (un peu inquiétant) : selon l’OMS, un français sur quatre « la » verra se dégrader une ou plusieurs fois au cours de sa vie, indice 3 (plutôt encourageant) : chaque personne peut « la » protéger dans sa vie quotidienne à travers des actions simples et souvent gratuites. Vous aurez deviné que le « la » est notre santé mentale. Cette santé mentale que des siècles d’histoire humaine ont ignoré au mieux, stigmatisé souvent. Grâce à la science et à la pacification de nos sociétés, chacun d’entre nous a désormais la chance de vivre à une période durant laquelle les connaissances des enjeux multiples liés à la santé mentale sont disponibles et accessibles… si on fait l’effort de s’y intéresser. Mais force est de constater que la stigmatisation demeure forte. Pour la France, la bonne nouvelle est qu’en 2025, le slogan du Gouvernement est « Parlons santé mentale ! ». Libérer la parole sur ce sujet conduit très vite à l’expression d’un sentiment d’impuissance face à l’augmentation des troubles psychiques et la saturation des services de santé, sentiment légitime fondé sur la difficulté de trouver près de chez soi, et dans un délai raisonnable, des professionnels de la santé mentale disponibles pour assurer une prise en charge thérapeutique si nécessaire face à des souffrances non visibles physiquement mais néanmoins douloureuses et déstabilisantes…
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