L’Europe vue des États-Unis et l’avenir des relations transatlantiques
- Par Philippe Étienne
Pages 29 à 31
Citer cet article
- ÉTIENNE, Philippe,
- Étienne, Philippe.
- Étienne, P.
https://doi.org/10.3917/servir.528.0029
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- Étienne, Philippe.
- ÉTIENNE, Philippe,
https://doi.org/10.3917/servir.528.0029
La première difficulté est que cette situation n’est pas symétrique. L’Europe aujourd’hui ne représente pas la priorité pour les Etats-Unis, concentrés sur leur compétition avec la Chine. Elle est, pourrait-on dire, une priorité de second rang et retient l’attention de Washington, par nécessité, quand l’invasion de l’Ukraine oblige à prendre des mesures fortes, coordonnées d’ailleurs efficacement avec Bruxelles et les capitales européennes. Dans cette phase de compétition entre grandes puissances, les Américains apprécient la coopération transatlantique, en premier lieu, à l’aune de l’alignement des positions des partenaires sur les sujets liés à la Chine et à l’Indopacifique.
L’enthousiasme qui avait marqué dans nos pays l’élection de Barack Obama n’avait ainsi pas été suivi par la redynamisation espérée des relations transatlantiques. La négociation d’un vaste traité économique, le TTIP - Transatlantic Trade and Investment Partnership -, s’est ensuite fracassée contre des oppositions des deux côtés de l’océan. Donald Trump, comme son camp, a quant à lui affiché une véritable hostilité à l’Union européenne, à la fois sur le plan idéologique (l’UE est le contre-exemple de l’idée nationaliste sous-jacente au discours Make America Great Again, et il n’est pas étonnant qu’il se réfère à Viktor Orban), et sur le plan des politiques (amendes contre les géants de la Tech, sanctions et contre-sanctions commerciales).
Il a ouvertement soutenu le Brexit, alors que les Démocrates, sensibles aux intérêts de l’Irlande, critiquaient les conservateurs britanniques…
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