Les universités françaises et la recherche, un enjeu stratégique 23 ans après le Sommet de Lisbonne
- Par Isabelle Saurat
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Citer cet article
- SAURAT, Isabelle,
- Saurat, Isabelle.
- Saurat, I.
https://doi.org/10.3917/servir.523.0003
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1 Après le dossier du numéro précédent sur l’océan, au défi de la souveraineté et du réchauffement climatique, cette fois encore, la revue SerViR consacre son dossier à un sujet stratégique pour le rayonnement de la France et plus largement de l’Europe : l’Enseignement supérieur et la Recherche, sous l’angle international.
2 Les deux co-rédacteurs, Isabelle Antoine et Jean-Richard Cytermann ont su mobiliser les contributeurs susceptibles de nous en faire mieux comprendre les enjeux.
3 « La mobilisation des riches systèmes scientifiques des différents pays européens par les programmes communautaires doit être une priorité absolue. Les universités doivent en être le cœur. Ce devrait être le débat essentiel de la campagne pour les élections au Parlement européen en 2024 » écrit l’un des auteurs, Jean-François Cervel, inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche honoraire.
4 D’entrée de jeu, après une remise en perspective, le choix est fait de chercher à analyser les résultats obtenus de cette politique qui a plus de vingt ans. La teneur des publications scientifiques et l’analyse critique du classement de Shangaï apportent un premier éclairage. Ils sont complétés par l’analyse de Christine Musselin, qui souligne que « l’attractivité des universités françaises à l’étranger a sans doute progressé plus pour les universitaires que pour les étudiants ».
5 Le dossier fait également la part belle à des analyses sectorielles et aux résultats obtenus, en particulier dans la recherche agronomique ou médicale.
6 Enfin, la place de la science dans la transition écologique est mentionnée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, qui a accepté de préfacer ce numéro. Elle met l’accent sur « le rôle des scientifiques pour former l’ensemble des acteurs aux enjeux de la planification écologique », et rappelle que « la moitié des 54 milliards d’euros du programme France 2030 est destinée aux actions de transition écologiques et énergétiques ».
7 Vous noterez dans ce numéro un « Carnet professionnel » particulièrement étoffé, résultat des mouvements de l’été dernier, tant dans les préfectures qu’à l’étranger et du remaniement du gouvernement le 20 juillet dernier.
8 Bonne lecture