Introduction. Rendre la justice aux citoyens
- Par Didier Cultiaux
- et Patrick Hubert
Pages 11 à 12
Citer cet article
- CULTIAUX, Didier
- et HUBERT, Patrick,
- Cultiaux, Didier.
- et al.
- Cultiaux, D.
- et Hubert, P.
https://doi.org/10.3917/servir.521.0011
Citer cet article
- Cultiaux, D.
- et Hubert, P.
- Cultiaux, Didier.
- et al.
- CULTIAUX, Didier
- et HUBERT, Patrick,
https://doi.org/10.3917/servir.521.0011
La Justice vit un paradoxe en France. D’un côté, certains agitent le spectre d’un gouvernement des juges. Leur activisme vis-à-vis du personnel politique est contesté. Leur capacité à déclarer illégaux, inconstitutionnels ou contraires aux traités internationaux les actes adoptés par les pouvoirs législatifs et exécutifs s’éloignerait du rôle de simple « bouche de la loi » que leur assignait Montesquieu. Leur revendication de voir l’autorité judiciaire aujourd’hui reconnue par la constitution devenir un véritable troisième pouvoir inquiète certains experts. De l’autre côté, le service public de la justice est vécu par nos concitoyens et une majorité des juges, des personnels des tribunaux et des avocats comme une institution en voie de dégradation, voire de délabrement. Il revient au service public d’assurer la continuité et l’égalité des prestations, ce que doit faire la Justice en y ajoutant, par principe, l’impartialité.
Mais le bât blesse pour l’équité entre justiciables, l’adaptabilité des dispositifs et l’efficacité dans le respect des règles de vie en société. C’est cette approche concrète de notre Justice que notre comité de rédaction a décidé d’adopter.
Cinq reproches principaux sont formulés par nos concitoyens et les professionnels leur emboîtent volontiers le pas.La Justice serait :
trop lente et souffrirait de délais longs et aléatoires ;
trop complexe, dans un fatras peu compréhensible de codes et procédures « Nul n’est censé ignorer la loi », mais qui peut prétendre la connaître pleinement …
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