Entretien
Les algorithmes du désir : enquête sur le design libidinal de Tinder
- Par Cléo Collomb,
- Igor Galligo
- et Filipe Pais
Pages 117 à 123
Citer cet article
- COLLOMB, Cléo,
- GALLIGO, Igor
- et PAIS, Filipe,
- Collomb, Cléo.,
- et al.
- Collomb, C.,
- Galligo, I.
- et Pais, F.
https://doi.org/10.3917/sdd.004.0117
Citer cet article
- Collomb, C.,
- Galligo, I.
- et Pais, F.
- Collomb, Cléo.,
- et al.
- COLLOMB, Cléo,
- GALLIGO, Igor
- et PAIS, Filipe,
https://doi.org/10.3917/sdd.004.0117
Notes
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[1]
« Match Group Sites Show Growth Despite Tinder’s Popularity », en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/jMm987
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[2]
« Match Group Releases Q4 2015 Financial Results », en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/3sH0p5
-
[3]
Le swiping est l’action consistant à sélectionner la photo et à la balayer sur le bord droit ou gauche de l’écran : le swipe droit indique que l’utilisateur apprécie le profil présenté, le swipe gauche qu’il ne l’apprécie pas.
-
[4]
Galligo, I., Stiegler, B., « Le design de l’attention – création et automatisation », en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/zMhWTA
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[5]
Marianne, 27 ans : « Tinder déçoit en permanence mais on y retourne toujours », publié sur le site de L’express style, 25 août 2016, en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/AZPfyB
-
[6]
« How to win Tinder », publié sur le site The New Inquiry, en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/hswkUt
-
[7]
L’organologie générale est une méthode d’analyse conjointe élaborée par Bernard Stiegler qui vise à analyser l’histoire et le devenir des organes psychosomatiques, des organes artificiels (artistiques et techniques) et des organes socio-politiques. Elle décrit une relation transductive entre ces trois types d’ « organes ». La relation est transductive dans la mesure où la variation d’un terme d’un type engage toujours la variation des termes des deux autres types. Un organe physiologique – y compris le cerveau, siège de l’appareil psychique – n’évolue pas indépendamment des organes techniques et sociaux. Ce schème s’inspire des travaux de Georges Canguilhem dans Le normal et le pathologique.
-
[8]
Once : l’appli de rencontre « slow-dating » qui prend le contrepied de Tinder, publié dans la Revue en ligne Challenges, 26 septembre 2015, en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/Cy4uGA
-
[9]
9 milliards de matchs auraient été réalisés sur Tinder en 4 ans, depuis son lancement en 2012 : http://goo.gl/n10IrI
-
[10]
Un Elo Score est un terme du monde du jeu d’échecs utilisé pour classer les niveaux de compétences des joueurs.
-
[11]
« I Found Out My Secret Internal Tinder Rating And Now I Wish I Hadn’t », publié sur le site Fast Company, en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/rFKqeF
-
[12]
« How does the Tinder algorithm work ? », publié sur le site Quora, en ligne (consulté en septembre 2016) : http://goo.gl/fdOo2t
1Cléo Collomb s’est entretenue avec Igor Galligo et Filipe Pais pour le numéro 04 de Sciences du Design autour de leur travail commun sur les algorithmes de Tinder. Leur questionnement porte sur la façon dont le design d’interaction peut prendre en charge la formation du désir.
2Tinder est une application sur Smartphone, lancée au États-Unis en 2012, qui connait aujourd’hui un succès international, comptant 25 millions de membres enregistrés depuis son lancement [1] et 9,6 millions d’utilisateurs actifs en 2016 [2]. Il s’agit d’une plateforme interactive, de groupe et in situ, utilisant des informations d’individus concernant leurs caractéristiques physiques (photographies), un descriptif de quelques lignes, et leurs positions géographiques. Ces informations deviennent des critères de recherche qui servent à établir une interaction, par visionnage de profil, et par échange de messages SMS entre deux individus en vue de se rencontrer sans médiation. Le visionnage des profils se fait selon le principe du Chatroulette. Un profil apparait sur l’écran du Smartphone d’un utilisateur après qu’il a croisé un autre utilisateur sur une temporalité d’un ou plusieurs jours. Si le participant n’est pas intrigué par le profil, il swipe [3] vers la gauche de l’écran, s’il est intrigué il swipe vers la droite. Si un autre utilisateur swipe également vers la droite ce même utilisateur, c’est un match qui leur permettra d’échanger des SMS via l’application. Cette modalité de sélection fait du zapping une caractéristique distinctive des modalités de rencontre sur Tinder.
3Cléo Collomb
4Vous portez un regard critique sur l’application mobile de rencontre géolocalisée Tinder. Puisque ça a initié votre réflexion et votre développement design, quel est le diagnostic que vous portez sur Tinder ?
5Filipe Pais
6Mon expérience de Tinder découle d’une expérience d’utilisation et d’observation personnelles. Après quelques jours d’utilisation, j’ai très vite réalisé qu’il y avait un problème de design. Les personnes que j’ai rencontrées parlaient toutes d’un même problème : le zapping. Parce que l’hyper-attention – générée par Tinder, due à la quantité de profils que la plateforme met à disposition, ainsi que par la pratique de zapping qu’elle propose – devient de l’infra-attention (Stiegler, 2008, p. 135), il devient difficile de se voir et de se revoir… La pratique de Tinder dans les grandes métropoles, qui concentrent avec une grande densité un très grand nombre de membres, permet souvent d’accumuler une longue liste de contacts, parfois des centaines de matchs. Il est donc difficile de se concentrer sur une seule personne pendant une certaine durée, ce qui permettrait pourtant de construire une interaction plus riche.
7Igor Galligo
8Oui, le phénomène Tinder est indissociable de la pratique du zapping par le swipe gauche et le swipe droit. J’ai aussi découvert Tinder par un usage personnel. Ce qui m’a ensuite intéressé plus particulièrement était de constater qu’à travers Tinder la question attentionnelle était articulée à celle de la production du désir. J’anime depuis trois années un séminaire international à l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou sur le thème de l’attention. Il y a un an, nous avions concentré nos recherches sur Le design de l’attention [4]. L’attention n’est pas une fonctionnalité psychique autonome, elle est une matière qui se forme et se transforme en interaction avec notre milieu et notre éducation, telle que l’explique Katherine Hayles, professeur à l’université de Duke, à partir des études menées par Dimitri Christakis et Frederic Zimmerman sur la synaptogenèse (Hayles, 2007). Ce qui m’a intéressé à travers Tinder était de voir comment l’attention devenait aussi une caractéristique cognitive de l’expérience érotique. Erotique, au sens étymologique du mot, c’est-à-dire de l’expérience de la formation du désir. L’attention est aujourd’hui mise en question par la plateforme de Tinder, qui permet d’interagir simultanément avec plusieurs profils. L’utilisateur est placé dans une logique d’usage qui ne favorise pas le processus cognitif de cristallisation, décrit par Stendhal dans son traité De l’amour, qui nécessite à l’inverse une focalisation attentionnelle sur l’objet du désir. Stendhal définit ainsi la cristallisation : « Ce que j’appelle cristallisation, c’est l’opération de l’esprit, qui tire de tout ce qui se présente la découverte que l’objet aimé a de nouvelles perfections » (Stendhal, 2014, p. 64). Je m’interroge ainsi sur l’évolution du processus de cristallisation amoureuse au sein d’un dispositif qui favorise une dissémination attentionnelle, au nom d’une logique qui recherche et promeut davantage la jouissance de l’accumulation quantitative des contacts que celle de la recherche érotique qualitative d’une rencontre. Ou pour le dire de façon plus radicale : quelles possibilités techniques et donc cognitives avons-nous de tomber amoureux sur Tinder ?
9Cléo Collomb
10Ce que vous dites est très intéressant, mais est-ce que les vulnérabilités relatives à l’attention ne se fabriquent pas bien en amont de Tinder ?
11Igor Galligo
12Tinder est avant tout un dispositif qui configure notre attention, qu’un dispositif qui la forme. La pratique de Tinder configure notre attention de telle manière à ce qu’elle ait davantage tendance à se disséminer qu’à se cristalliser. Donc il s’agit davantage de disposition que de formation. Cependant, pour les membres qui passent beaucoup de temps tous les jours sur Tinder, et qui ressentent même une certaine addiction, car il y en a [5], la répétition systématique d’une même disposition peut être susceptible de générer une transformation conjointe de l’économie attentionnelle et de l’économie libidinale [6]. C’est le processus même de la formation synaptique : la répétition d’une même action génère une nouvelle configuration synaptique. Toutefois, vous avez raison de penser que Tinder s’inscrit dans une tendance organologique [7] plus large. L’accélération capitaliste de nos modes de vie, telle que l’expliquent Hartmut Rosa, Yves Citton ou Bernard Stiegler par exemple, favorise une hyper-sollicitation attentionnelle qui génère une dissémination attentionnelle (Stiegler, 2008). Cependant, si Tinder apparait comme une conséquence organologique du point de vue de l’innovation technologique, il n’en demeure pas moins que les designers ont encore le choix de suivre les pressions organologiques et économiques que nous subissons tous, ou de leur résister, ou encore de participer à les réinventer. Tinder fait le choix de les intensifier.
13Cléo Collomb
14Donc Tinder profiterait d’un problème global lié à l’attention qui serait plus diffus, et qui serait généré par plusieurs acteurs ?
15Filipe Pais
16Ce problème lié à l’attention a été identifié par d’autres et notamment par un concurrent de Tinder : Once. Once, est comme Tinder une application de rencontre sur Smartphone, mais qui propose une pratique du slow dating, qui serait à opposer à une pratique du fast dating de Tinder, tel qu’en parle Jean Meyer, son fondateur.
17Igor Galligo
18Once est un exemple intéressant car il est apparu après et en réaction à Tinder. Jean Meyer, présente lui-même la monétarisation de Once par une monétarisation attentionnelle : « Tu peux en choisir une [ou un] et tu vas acheter 24 heures de son attention avec elle [ou lui]. [8] ». Donc la guerre attentionnelle contemporaine remet en jeu la production et la formation du désir et des sentiments ! La question de l’attention n’est pas seulement une question qui interroge nos capacités d’apprentissage et de mémorisation dans une visée pédagogique et didactique telle que nombre de chercheurs s’emploient aujourd’hui à l’étudier, mais elle est aussi une question qui interroge l’avenir de notre désir et de notre vie sentimentale, qui nécessitent une certaine configuration attentionnelle pour se constituer et s’intensifier. Dans ses travaux sur l’accélération, Hartmut Rosa explique que le multitasking est une disposition attentionnelle qui résulte de l’accélération de nos rythmes de vie, en tant que forme attentionnelle qui se développe naturellement par la compression temporelle et spatiale de nos expériences (Rosa, 2014, p. 27). Tinder a donné la possibilité d’une compression temporelle des expériences de rencontre par une plateforme technique qui par le multitasking invente et permet aujourd’hui le multidating. La question du temps réel, revendiquée par Happn, est aussi très intéressante. Happn, un autre concurrent de Tinder, tente de se distinguer de l’application pionnière par un slogan marketing « en temps réel » qui accroit la précision dans la temporalité de la rencontre géolocalisée entre deux membres. Lorsqu’un utilisateur croise un autre membre, ce dernier apparaîtra plus rapidement sur l’interface d’Happn que sur celle de Tinder. Votre capacité d’interaction numérique avec la personne, et votre rencontre non médiée seraient donc plus rapides. C’est donc sur la question de la vitesse et de l’immédiateté de la rencontre sur écran, et virtuellement sans écran, qu’Happn fonde sa stratégie marketing. Mais en quoi le temps réel devrait-il intéresser les membres d’Happn, aurais-je envie de demander à Didier Rappaport, son PDG ? Dans son article « L’œil et la main, l’écran et la souris : la promesse de Métatron » (Bardini, 2008), Thierry Bardini rappelle en page 18 de son article les enjeux militaires à l’origine du concept de temps réel qui furent développés par la théorie cybernétique : « L’invention la plus radicale de l’informatique moderne, à ce titre, est celle du temps réel […]. Bel exploit en effet que cette redéfinition contagieuse du temps même, ironiquement qualifié de réel dans la mesure où il signifie l’illusion de l’absence de décalage entre action (input) et réaction (output) dans l’opération de l’ordinateur ! Il faut chercher les premières traces de cette innovation à proprement parler métaphysique à l’origine même de l’ordinateur digital, avec les travaux sur le premier ordinateur « personnel », Whirlwind. […] Whirlwind est en effet la première instance concrète de mise en œuvre de la notion de temps réel, absolument nécessaire pour l’opération du simulateur de vol autant que pour ses utilisations futures. Selon les historiens, l’idée en revient prioritairement à Perry Crawford, un élève de Vannevar Bush au MIT, dont la thèse de maîtrise (1942) contenait un « design assez détaillé d’un calculateur électronique conçu pour la prédiction de la position d’une cible en mouvement, afin de permettre le contrôle automatique d’un canon anti-aérien. » Or, dans le traité de Stendhal, excusez-moi d’y revenir, l’amour est décrit comme un processus d’idéalisation, qui ouvre à l’expérience esthétique, et qui pour se faire nécessite du temps. Pas d’amour sans idéalisation, rêverie, récit fictif sur l’être aimé. Au point que Roland Barthes ira jusqu’à écrire dans ses Fragments d’un discours amoureux : « l’amour vient des livres » (Barthes, 1977, p. 251). Autrement dit, l’amour est un processus cognitif qui doit prendre le temps de tisser le roman de l’idéal. Il serait d’ailleurs intéressant d’entendre aussi roman dans romantisme. L’amour romantique aurait-il pu exister sans l’invention du roman ? C’est aussi une question que pose le traité stendhalien, « qui ne cesse de citer ce vaste répertoire de la littérature amoureuse dont Stendhal s’enivre depuis son plus jeune âge », comme le rappelle Xavier Bourdenet (Stendhal, 2014, p. 45). Ainsi, une immédiate rencontre amoureuse est un non-sens pour Stendhal en ce que la rencontre amoureuse est toujours une rencontre de l’idéal, ou plutôt un tissage de l’idéal ; exception faite du coup de foudre : extraordinaire réalité correspondant fortuitement à un idéal préconçu. Par l’immédiateté qu’elle vise, l’enjeu du temps réel de la rencontre sur Happn semble donc répondre à un autre enjeu que celui d’une expérience érotique de type amoureuse, du moins de type amoureuse romantique. Il y aurait une discussion à avoir sur les types d’amour. Toutefois, l’amour me semble indissociable du processus de cristallisation, et la fonction du roman amoureux d’être un art de la cristallisation. Il ne s’agit donc pas du temps réel de l’expérience amoureuse, qui est une contradiction dans les termes. S’agit-il peut-être du temps réel du désir ? Non plus, si non définissons le désir selon la théorie freudienne, comme le produit d’un projet médié tendant vers un but noétique, autrement dit d’une sublimation – processus qui s’inscrit également dans une temporalité, passant par une singularisation de l’objet. L’hypothèse d’un temps réel de la pulsion sexuelle me semble plus crédible, en ce sens que la pulsion sexuelle est immédiate et joue avec la pulsion scopique, que sollicitent les photographies des membres, qui constituent d’ailleurs les principaux critères de sélection sur Happn, comme sur Tinder.
19Cléo Collomb
20Qu’est-ce qui, selon vous, intéresse les personnes qui utilisent Tinder ? Est-ce que vous ne pensez pas qu’on trouve, parmi la diversité d’usages, des personnes qui sont satisfaites, heureuses ou épanouies sur cette plateforme ? Et si oui, quelle explication en donnez-vous ?
21Filipe Pais
22Comme le souligne Dominique Cardon, en observant les usages, nous observons qu’ils diffèrent d’un utilisateur à l’autre, ils sont errants, diversifiés et stratégiques. Selon le sociologue, les infrastructures du Big Data cherchent à guider sans contraindre, à orienter sans obliger. Bien sûr qu’on trouve aussi différents types d’usages et des détournements sur Tinder (Cardon, 2015, p. 101-103). J’ai des amis qui ont « rencontré l’amour » sur Tinder, mais ça me semble en effet très rare, et les 9 milliards de matchs revendiqués par Tinder depuis son lancement en 2012 ne renseignent évidemment ni sur le nombre de relation qu’il a produit, ni sur leur qualité [9]. Beaucoup quittent surtout l’application frustrés par l’effet de zapping. Si on analyse Tinder d’un point de vue ergonomique, c’est un très bon exemple : c’est engageant, simple, ludique, il y a l’idée de roulette russe qui est très amusant, mais derrière il y a un algorithme qui sélectionne, qui met en place un système de rating. Selon Austin Carr, ce système de notation fonctionne comme un Elo Score [10] permettant aux utilisateurs d’avoir des meilleurs résultats [11]. Ainsi, l’algorithme valorise les personnes qui obtiennent un nombre de likes élevé, par rapport à celles qui obtiennent un nombre inférieur de likes. Cela crée un système de vote où les utilisateurs sont pondérés en fonction de leur valeur pour le réseau [12]. Par conséquent, c’est le niveau d’attractivité qui définit l’accès aux profils visibles dans le réseau – les profils plus attrayants seront en mesure de voir les personnes mieux notées, et l’inverse. Cependant, si sur le système tu es déjà bien valorisé, la personne que tu likeras aura plus de valeur que si elle est likée par une personne qui a un rating plus faible que le tien. Aussi, il y a des personnes qui likent tous les profils qui sont affichés, afin de maximiser leurs chances d’obtenir en retour un nombre de matchs élevé. Ainsi, il n’en va pas que d’une question de quantité de likes. C’est là que la boîte noire du désir de Tinder commence à se complexifier…
Références
- BARDINI, T. (2008) « L’œil et la main, l’écran et la souris : la promesse de Métatron », Revue Esthétique des Arts Médiatiques, Prolifération des écrans, Québec, Presses de l’université du Quebec, coll. Esthétique, dir. Louise Poissant et Yves Tremblay.
- BARTHES, R. (1977), Fragments d’un discours amoureux, Paris, Seuil.
- BAUMAN, Z. (2004), L’amour liquide, de la fragilité des liens entre les hommes, Paris, Hachette.
- CARDON, D. (2015), À quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data, Paris, Seuil, La République des idées.
- CITTON, Y. (2014), L’économie de l’attention, nouvel horizon du capitalisme ?, Paris, La découverte.
- CLOUZET, M. (1982), « Métilde, muse stendhalienne. Sur les rapports de l’érotique et de la poétique chez Stendhal, Stendhal e Milano. », Actes du 14ème Congrès international stendhalien (Milan 1980), Florence, Leo S. Olscki Editore.
- CORMERAIS, F. (2008), « Pour une poétique du numérique », in Poétique(s) du numérique, dir. Sophie Gosselin, Franck Cormerais, Montpellier, L’Entretemps.
- ECO, U. (1965), L’œuvre ouverte, Paris, Le Seuil.
- FREUD, S. (2010), Le malaise dans la culture, Paris, PUF, Quadrige, Grands textes.
- HAYLES, K. (2007), « Hyper and Deep Attention : the Generational Divide in Cognitive Modes », Profession, en ligne (consulté en août 2014) : http://goo.gl/TlpGXz
- ILLOUZ, E. (2006), Les sentiments du capitalisme, Paris, Seuil.
- LYOTARD, J. F. (1994) Les dispositifs pulsionnels, Paris, Galilée.
- MCCARTHY, J. ET WRIGHT, P. (2006), Technology as experience, London, MIT Press.
- NATHAN, T. (2013), Philtres d’amour, Paris, Odile Jacob.
- NORMAN, D. (2005), Emotional Design : Why We Love (or Hate) Everyday Things, Basic Books.
- PARISER, E. (2012), The Filter Bubble : How the New Personalized Web Is Changing What We Read and How We Think, London, Penguin Books.
- ROSA, H. (2014), Aliénation et accélération, Vers une théorie critique de la modernité tardive, Paris, La Découverte.
- STENDHAL, (2014), De l’amour, Paris, Flammarion.
- STIEGLER, B. (2008), Prendre soin, pour la jeunesse et des générations, Paris, Flammarion, p.135.