Richard Wittorski (2007). Professionnalisation et développement professionnel. Paris : L’Harmattan coll. Action et savoir
- Par Solveig Fernagu
Pages 101b à 105b
Citer cet article
- FERNAGU, Solveig,
- Fernagu, Solveig.
- Fernagu, S.
https://doi.org/10.3917/savo.024.0101b
Citer cet article
- Fernagu, S.
- Fernagu, Solveig.
- FERNAGU, Solveig,
https://doi.org/10.3917/savo.024.0101b
1 La question de la professionnalisation et son intention introduit des changements majeurs dans la façon de concevoir ce qui est de l’ordre des moments, des occasions et des dynamiques participant au développement des personnes. Elle interroge nos conceptions de la formation et du travail. Elle s’intéresse aux mécanismes de développement professionnel des sujets dans des situations de travail / formation.
2 C’est dans ce cadre qu’intervient cet ouvrage qui tente d’ériger tout à la fois un modèle d’action et un modèle d’intelligibilité des questions de professionnalisation. La première partie en pose les enjeux sociaux ; la seconde analyse l’offre de professionnalisation existante pour en déceler les enjeux implicites, et propose un outil d’analyse de celle-ci.
3 Théorico-pratique, cet ouvrage éclaire des idées, décrit des dispositifs et ouvre des perspectives pratiques pour le champ de la formation et du travail, mais aussi pour la recherche. Le formateur tout comme l’ingénieur pédagogique trouvera un outil de lecture de ses pratiques pédagogiques, de l’ingénierie pédagogique qu’il met en œuvre et de ses effets sur la professionnalisation des sujets, lui permettant non plus d’opposer mais de rapprocher travail et formation, action et savoir, pratique et théorie. Dans l’espace de travail, ce n’est pas l’organisation pédagogique qui est interrogée mais l’organisation du travail, son environnement. Toutes les organisations du travail ne sont pas toutes de la même manière facilitatrice en termes d’apprentissage ; mais sans vouloir revendiquer des organisations apprenantes, qualifiantes ou formatrices, l’auteur insiste sur la qualité des environnements et des situations de travail pour produire des apprentissages.
4 Que retenir de cet ouvrage ? Sans doute l’idée que la professionnalisation ne peut faire l’impasse sur l’articulation de trois théories : celle du sujet, celle de l’action, celle de l’organisation. C’est dans les interrelations entre ces dernières que peuvent se penser des objets de recherche. C’est entre le sujet, l’action et l’organisation que peuvent se penser des pratiques de travail formatrices, apprenantes.
5 Ouvrage à lire et à relire pour tous ceux qui s’intéressent à la question de la professionnalisation de leurs pratiques de formation, aux dispositifs qu’ils mettent en place et, chemin faisant, qui se professionnalisent eux-mêmes en étant en dehors et dans l’action, en somme en marchant et en se regardant marcher.
6 Solveig Oudet