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Article de revue

Poétique du politique : le Hugo de Philippe Raynaud

Pages 158 à 161

Citer cet article


  • Verger, F.
(2025). Poétique du politique : le Hugo de Philippe Raynaud. Revue des deux Mondes, Mars(2), 158-161. https://doi.org/10.3917/rd2m.2503.0158.

  • Verger, Frédéric.
« Poétique du politique : le Hugo de Philippe Raynaud ». Revue des deux Mondes, 2025/2 Mars, 2025. p.158-161. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2025-2-page-158?lang=fr.

  • VERGER, Frédéric,
2025. Poétique du politique : le Hugo de Philippe Raynaud. Revue des deux Mondes, 2025/2 Mars, p.158-161. DOI : 10.3917/rd2m.2503.0158. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2025-2-page-158?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2503.0158


Notes

  • [1]
    Philippe Raynaud, Victor Hugo. La révolution romantique de la liberté, Gallimard, coll. « L’esprit de la cité », série « Des hommes qui ont fait la France », 2024.

Le nouvel essai de Philippe Raynaud offre, en une centaine de pages, un aperçu vif, profond, subtil de l’évolution de la pensée de Victor Hugo sur l’histoire et la société et, dans sa conclusion, une réflexion sur l’influence qu’elle exerça à son tour sur l’histoire et la société. Autrement dit, Hugo a pensé la France d’une façon qui a contribué à la faire. L’auteur insiste sur la cohérence de cette pensée : des principes, des intuitions, des valeurs se transforment, mûrissent, mais sans véritable rupture. Le même foyer fondamental anime le jeune monarchiste de 1820 et le patriarche de la république sociale.
Si le jeune Hugo est monarchiste, c’est parce qu’il voit dans la Restauration un moment moderne, non pas un retour en arrière, mais une nouvelle étape de ce qui est appelé à être. Réconciliant religion, liberté politique, renouveau culturel, elle est le fondement d’une nouvelle civilisation. Et s’il abandonne le légitimisme, c’est parce que la pratique maladroite réactionnaire du pouvoir trahit cette promesse qu’elle n’a pas comprise. Il montre aussi comment la pensée politique de Hugo est indissociable de ses conceptions artistiques : la révolution romantique, en associant le grotesque et le sublime, le beau et le laid, accomplit le message le plus profond du christianisme et annonce ainsi une société nouvelle qui sera à la fois la métamorphose et l’épanouissement de l’ancienne foi. Chez Hugo, la métamorphose est toujours épanouissement. Voilà pourquoi il dira plus tard que, même dans cette première époque de sa vie, il était déjà socialiste…


Date de mise en ligne : 04/03/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2503.0158

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