Houellebecq : l’écrivain national est un ingénieur
- Par Nathalie Azoulai
Pages 50 à 59
Citer cet article
- AZOULAI, Nathalie,
- Azoulai, Nathalie.
- Azoulai, N.
https://doi.org/10.3917/rd2m.2210.0050
Citer cet article
- Azoulai, N.
- Azoulai, Nathalie.
- AZOULAI, Nathalie,
https://doi.org/10.3917/rd2m.2210.0050
Notes
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[1]
Michel Houellebecq, Les Particules élémentaires, Flammarion, 1998.
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[2]
Idem, p. 22-23.
-
[3]
Idem, p. 85.
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[4]
Idem, p. 201-202.
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[5]
Idem, deuxième partie, chapitre x.
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[6]
Idem, p. 197.
-
[7]
Idem, p. 196.
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[8]
Idem, p. 117.
-
[9]
Idem, p. 84.
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[10]
Idem, p. 265.
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[11]
Idem, p. 281.
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[12]
Idem, p. 278.
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[13]
Idem, p. 69.
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[14]
Idem, p. 70.
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[15]
Idem, p. 74.
-
[16]
Idem, p. 324.
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[17]
Idem, p. 19.
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[18]
Idem, p. 20.
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[19]
Idem, p. 31.
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[20]
Idem, p. 38.
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[21]
Michel Houellebecq, Interventions, Flammarion, 1998.
Si on a l’habitude de dire que Michel Houellebecq est poète autant que romancier ou disons que chez lui, la poésie vient avant tout, on dit moins combien son esprit scientifique reste vif et sans doute premier. Mais peut-être est-ce parce que lui-même n’en parle jamais. En mettant la science en scène, il nous rappelle aussi qu’il n’est pas toujours simple pour l’écrivain non scientifique de le faire et, qui plus est, d’animer le dialogue entre les deux langages, celui des hommes (les lettres) et celui du monde (les sciences). Mais justement, Michel Houellebecq, lui, peut le faire car, comme Robert Musil et quelques-uns avant lui, il ajoute à l’ambition de l’écrivain celle de l’ingénieur qu’il a été – et qu’à mon sens, il reste. (Je sais bien que la formation d’ingénieur ne fait pas toujours de vous un scientifique, loin de là. Il n’en reste pas moins que les méthodes d’observation et de raisonnement inculquées façonnent un esprit qui se distingue sensiblement de ce qu’on appelle l’esprit littéraire.)
Faisons un bref rappel biographique. Après des classes préparatoires scientifiques, Houellebecq devient ingénieur agronome, puis informaticien. Il intégrera aussi l’École nationale supérieure Louis-Lumière, qui forme aux métiers techniques du cinéma. Autant dire que sa formation est intégralement scientifique et que tout ce qu’il connaît de la littérature – et il en connaît un rayon – il l’acquiert seul, sans suivre aucun cursus. C’est là l’avantage du scientifique écrivain alors qu’on sait bien que l’inverse n’est pas vrai, avantage qui, en termes de réversibilité, d’extension des possibles et de connaissance totale, flirte avec un fantasme de toute-puissance, mais passons…