Numérisations et exactitude du texte encyclopédique : quelques propositions pour l'avenir.
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Citer cet article
- LECA-TSIOMIS, Marie,
- Leca-Tsiomis, Marie.
- Leca-Tsiomis, M.
https://doi.org/10.4000/rde.3293
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- Leca-Tsiomis, M.
- Leca-Tsiomis, Marie.
- LECA-TSIOMIS, Marie,
https://doi.org/10.4000/rde.3293
« Il n’y a rien de minutieux dans l’exécution d’un grand ouvrage : la négligence la plus légère a des suites importantes : le manuscrit m’en fournit un exemple : rempli de noms personnels, de termes d’arts, de caractères, de chiffres, de lettres, de citations, de renvois, etc. l’édition fourmillera de fautes, s’il n’est pas de la dernière exactitude », recommandait Diderot dans l’article ENCYCLOPÉDIE. À l’heure des premières numérisations de l’Encyclopédie, remplaçons « manuscrit » par « saisie » et réfléchissons donc aux problèmes textuels et aux questions nouvelles que ces versions électroniques nous posent ainsi qu’aux moyens d’y appliquer les recommandations de l’éditeur Diderot : il en va de la transmission du texte encyclopédique lui-même et de l’intégration des acquis de la recherche du XXe siècle à ce qui sera sans doute appelé à devenir la voie de consultation et la médiation de travail du siècle prochain. L’article énonce 11 propositions et deux garde-corps, d’application immédiate (la photo de la page originale, et l’énoncé clair des règles et limites de l’Encyclopédie électronique) de façon, comme le dit Diderot dans le même article « à donner la raison des choses quand il y en a ; à assigner les causes, quand on les connaît ; à indiquer les effets, lorsqu’ils sont certains [...] ; à apprécier la valeur des connaissances humaines », bref, « à apprendre aux hommes à douter et à attendr…