Croire en commun – une affaire de style ?
Pages 253 à 266
Citer cet article
- THEOBALD, Christoph,
- Theobald, Christoph.
- Theobald, C.
https://doi.org/10.3917/rsr.252.0061
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- Theobald, C.
- Theobald, Christoph.
- THEOBALD, Christoph,
https://doi.org/10.3917/rsr.252.0061
Notes
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[1]
Dominique Iogna-Prat, « Foi de l’Église », dans Frédéric Gabriel, Dominique Iogna-Prat, Alain Rauwel (dir.), Dictionnaire critique de l’Église, PUF, Paris, 2023, p. 451-467 (cit. p. 451).
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[2]
Ibid., p. 466 s.
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[3]
Congrégation pour la Doctrine de la foi, Instruction Donum veritatis sur la vocation ecclésiale du théologien (1990) ; texte sur le site vatican.va.
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[4]
Cf. Christoph Theobald, « Les « changements de paradigmes » dans l’histoire de l’exégèse et le statut de la vérité en théologie », dans Revue de l’Institut Catholique de Paris 24 (1987), p. 79-111 ; Id., « Le développement de la notion des « vérités historiquement et logiquement connexes avec la Révélation», de Vatican I à Vatican II », dans CrSt 21 (2000), p. 37-70, surtout 64-66.
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[5]
Cf. Patrick C. Goujon et Dominique Iogna-Prat, « Théologie et sciences sociales », RSR112/3 (2024), p.378-380 ; Jean PascalGay, « Socialité et historicitédelathéologie. Théologie réflexive et apories des rapports entre sciences sociales et théologie », RSR 112/3 (2024), p. 431-441.
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[6]
Cf. Christoph Theobald, Le christianisme comme style. Une manière de faire de la théologie en postmodernité, CF 260 et 261, Éd. du Cerf, Paris, 2007, surtout p. 15-197.
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[7]
François, Constitution apostolique Veritatis gaudium sur les Universités catholique et les Facultés ecclésiastique (2017).
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[8]
Christoph Theobald, « L’appartenance du théologien à l’institution », RSR 112/3 (2024), p. 443-467.
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[9]
Dictionnaire critique de l’Église, op. cit., p. xii.
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[10]
Cf. Ernst Troeltsch, Die Soziallehren der christlichen Kirchen und Gruppen (1911), Gesammelte Schriften 1, J.C.B. Mohr, Tübingen, 1922 ; Scientiaverlag, Aalen, 1977. Jean Séguy, Christianisme et société. Introduction à la sociologie d’Ernst Troeltsch, Éd. du Cerf, Paris, 1980.
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[11]
Jean-Marie Donegani et Philippe Portier, « De l’appartenance à l’identité. Les hésitations du catholicisme contemporain », RSR 112/3 (2024), p. 407-430.
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[12]
Dans les votes pendant le Concile Vatican II, trois modalités étaient possibles, « oui », « non », et oui « juxta modum » (ou en latin « placet juxta modum »), signifiant qu'il faudrait des amendements.
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[13]
La bibliographie est immense. Je renvoie au projet intercontinental Das zweite Vatikanische Konzil – Ereignis und Auftrag. Ein interkontinentaler Kommentar der Konzilsdokumente: ihre Rezeption und Orientierung für Kirche und Theologie, Herder, Freiburg, 2015. Cf. aussi Christoph Theobald, La réception du concile Vatican II. I. Accéder à la source, US nouvelle série 1, Éd. du Cerf, Paris, 2009 et 2024 ; et Id., La réception du concile Vatican II. II. L’Église dans l’histoire et la société. * L’Évangile et l’Église, US nouvelle série 2A, Éd. du Cerf, Paris, 2023.
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[14]
François-André Isambert, « La sécularisation interne du christianisme », Revue française de Sociologie 17 (1976), p. 573-589.
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[15]
Jérôme Fourquet, L’Archipel français : une nation multiple et divisée, Seuil, Paris, 2019.
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[16]
Cf. Jean-Marie Donegani et Philippe Portier, « De l’appartenance à l’identité », art. cit., p. 411 s. et 428 s. (avec une référence à Peter Berger).
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[17]
Cf. ibid., p. 421-427.
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[18]
Cf. ibid., p. 427.
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[19]
La « conversatio » désigne la vie partagée avec quelqu'un. Ainsi Dei verbum 7§1 précise-t-il que « les apôtres, par la prédication orale, par leurs exemples et des institutions, transmirent ce qu’ils avaient appris de la bouche du Christ en vivant avec lui et en le voyant agir (“conversatione et operibus Christi”) ».
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[20]
Cette notion est liée à la Déclaration commune sur la Doctrine de la justification : La Doctrine de la justification, Déclaration commune de la Fédération luthérienne mondiale et de l’Église catholique, Éd. du Cerf, Paris, 1999.
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[21]
Cf. Danièle Hervieu-Léger, Vers un nouveau christianisme : introduction à la sociologie du christianisme occidental, Éd. du Cerf, Paris, 1986 ; La religion en miettes ou La question des sectes, Calmann-Lévy, Paris, 2001 ; Catholicisme, la fin d’un monde, Bayard, Paris, 2003 ; Le temps des moines : clôture et hospitalité, Puf, Paris, 2017.
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[22]
Friedrich Schleiermacher, Le statut de la théologie. Bref exposé (1810/1830), Éd. du Cerf, Paris, 1994, § 84.
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[23]
Maurice Merleau-Ponty, Signes, Gallimard, Paris, 1960 et en particulier les chapitres I : Le langage indirect et les voix du silence et II : Sur la phénoménologie du langage. Les développements sur le style se trouvent aux pages 65-95.
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[24]
Maurice Merleau-Ponty, La création esthétique, dans Signes, p. 152 (Merleau-Ponty cite ici Malraux).
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[25]
Pour davantage de précisions, cf. Christoph Theobald, « Le christianisme comme style. Mise en perspective de la “théologie” du pape François », dans Id., Le courage de penser l’avenir. Études œcuméniques de théologie fondamentale et ecclésiologiques, CF 311, Éd. du Cerf, Paris, 2021, p. 169-196.
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[26]
Dictionnaire critique de l’Église, op. cit., p. xiii (nous soulignons). Yves Congar avait déjà souligné à propos des contentieux entre l’Orient et l’Occident la difficulté de percevoir les différences, car « c’est l’identique qui est différent ; les différences, qui doivent être reconnues et respectées, sont des différences dans l’identité profonde » (Yves Congar, Une passion : l’unité. Réflexions et souvenir 1929-1973, Éd. du Cerf, Paris, 1974, p. 108).
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[27]
Cf. Samuel Dolbeau, Alexis Fontbonne, Patrick Henriet et Isabelle Kalinowski, art. « Charisme », dans le Dictionnaire critique de l’Église, op. cit., p. 118-130.
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[28]
Cf. Max Weber, Économie et société. Tome premier (1921), Plon, Paris, 1971, surtout p. 249- 278 et 464-480.
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[29]
Art. « Charisme », art. cit., p. 126.
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[30]
Cf. sur ce point, l’étude de Charles Perrot, « Charisme et institution chez Saint Paul », RSR 71 (1983), p. 81-92 (cit. p. 92).
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[31]
J’emprunte cette expression à Bernard Espagnat, Le réel voilé - Analyse des concepts quantiques, Fayard, Paris, 1994.
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[32]
Cf. Pierre Rosanvallon, Les épreuves de la vie. Comprendre autrement les Français, Seuil, Paris, 2021.
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[33]
François, Discours pour le cinquantième anniversaire du Synode des évêques (17 octobre 2015) ; texte sur le site vatican.va.
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[34]
LG, 12 § 1 et la Constitution dogmatique du concile Vatican II sur la Révélation divine Dei verbum (= DV), 8 § 1.
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[35]
DV, 10 § 1.
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[36]
Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ia, q. 1, a. 6 ; cf. notre commentaire : « “Théologie spirituelle”. Point critique pour la théologie dogmatique », dans Christoph Theobald, Le christianisme comme style, op. cit., p. 389-411.
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[37]
François, XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques Pour une Église synodale : communion, participation, mission, Document final (= DF) ; texte sur le site du Synode : synod.va.
Le « Croire en commun » semble avoir bénéficié d’une certaine stabilité sinon d’un statut d’évidence pendant toute la période où la « foi » tardo-antique et médiévale, installée dans l’Église, s’est muée en « foi de l’Église ». Dominique Iogna-Prat le montre magistralement dans l’article correspondant du Dictionnaire critique de l’Église en faisant comprendre la genèse, le développement et la sortie de cette foi conçue au Moyen Âge comme « forme commune de l’Église » ; il souligne aussi dès le début de son article qu’au temps de cette sortie, le « problème de l’institutionnalisation du croire » se posera sans cesse. Jusqu’à récemment, le catholicisme s’est en effet opposé à cette « sortie ». L’auteur le rappelle à la fin de son article, citant deux savants : Ernst Troeltsch, qui en 1903 avait fait remarquer à Adolf von Harnack que la théologie catholique ne pouvait se retrouver dans son expression « essence du christianisme » mais devait préférer celle de « la foi de l’Église », et Erik Peterson, qui, dans son célèbre essai de 1925 « Qu’est-ce que la théologie ? », relie intrinsèquement l’acte de croire et l’acte d’obéir, concevant le dogme comme « périmètre d’adhésion et d’appartenance ». À cette lignée, Dominique Iogna-Prat aurait pu ajouter le texte d’un des héritiers d’Erik Peterson, le Cardinal Joseph Ratzinger qui, dans l’Instruction sur la vocation ecclésiale du théologien Donum veritatis, signée par lui en 1990 au titre de Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, s’appuie bien sur le syntagme « foi de l’Église » (…