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Linéaments d’une pneumatologie comme instance régulatrice d’une doctrine trinitaire

Pages 111 à 133

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  • Theobald, C.
(2025). Linéaments d’une pneumatologie comme instance régulatrice d’une doctrine trinitaire. Recherches de Science Religieuse, 113(1), 111-133. https://doi.org/10.3917/rsr.251.0111.

  • Theobald, Christoph.
« Linéaments d’une pneumatologie comme instance régulatrice d’une doctrine trinitaire ». Recherches de Science Religieuse, 2025/1 Tome 113, 2025. p.111-133. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-recherches-de-science-religieuse-2025-1-page-111?lang=fr.

  • THEOBALD, Christoph,
2025. Linéaments d’une pneumatologie comme instance régulatrice d’une doctrine trinitaire. Recherches de Science Religieuse, 2025/1 Tome 113, p.111-133. DOI : 10.3917/rsr.251.0111. URL : https://shs.cairn.info/revue-recherches-de-science-religieuse-2025-1-page-111?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rsr.251.0111


Notes

  • [1]
    Cf. le numéro préparatoire du Colloque « Théologie et Sciences Sociales », RSR 112/3 (2024), p. 369-467.
  • [2]
    COD II/1, 34-63.
  • [3]
    Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), Plon, Paris, 2007 ; Marie-Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD, Points, Paris, 2008 (puis 2011 et 2015).
  • [4]
    COD II/1, 72-73.
  • [5]
    COD II/1, 192-195. Pour ce qui est de l’histoire complexe de la rédaction et de la canonisation de ces textes, voir l’étude récente de Walter Kinzig, Das Glaubensbekenntnis von Konstantinopel (381). Herkunft, Geltung und Rezeption. Neue Texte und Studien zu den antiken und frühmittelalterlichen Glaubensbekenntnissen II, de Gruyter, Berlin/Boston, 2021 ; cf. aussi notre « Bulletin de théologie systématique », RSR 110/4 (2022), p. 731-733.
  • [6]
    Les principaux textes concernés, « Was ist Theologie ? » (1925), « Der Monotheismus als politisches Problem » (1935) et « Zeuge der Wahrheit » (1937), sont publiés dans Theologische Traktate, Kösel, Munich, 1951. On trouve la traduction française des deux premiers textes dans : Erik Peterson, Le monothéisme : un problème politique et autres traités, Bayard, Paris, 2007 (avec une longue préface de Bernard Bourdin et une postface de Barbara Nichtweiss).
  • [7]
    L’expression est de C. Schmitt dans Théologie politique, trad. J.-L. Schlegel, Gallimard, Paris, 1922 et 1969, p. 154 s.
  • [8]
    Erik Peterson, Der Monotheïsmus als politisches Problem (1935), p. 104 s. (Le monothéisme : un problème politique, p. 124 s.).
  • [9]
    Id., « Was ist Theologie ? », p. 31 s. (Le monothéisme : un problème politique, p. 143).
  • [10]
    Ibid., p. 32 (Le monothéisme : un problème politique, p. 148).
  • [11]
    Je me permets de renvoyer à Christoph Theobald, « La foi trinitaire des chrétiens et l’énigme du lien social. Contribution au débat sur la “théologie politique” », dans Monothéisme et Trinité, Facultés universitaires Saint-Louis, Bruxelles, 1991, p. 99-137 (reproduit avec de légères modifications dans Id., Le christianisme comme style. Une manière de faire de la théologie en postmodernité, vol. 2, CF 261, Éd. du Cerf, Paris, 2007, p. 731-777 ; cf. aussi la reprise de la même problématique : Id., « Le difficile vivre-ensemble, le lien social et la perspective du Règne de Dieu », dans Id., Selon l’Esprit de sainteté. Genèse d’une théologie systématique, CF 296, Éd. du Cerf, Paris, 2015, p. 393-411.
  • [12]
    L’expression « ceux du dehors » se trouve chez les cappadociens ; cf. par exemple Basile de Césarée, Sur le Saint Esprit, III, 5, 2 (SC 17 bis, 264 s. avec note), Éd. du Cerf, Paris, 1968.
  • [13]
    Cf. le célèbre texte de Karl Rahner, « Chalkedon – Ende oder Anfang ? » dans Alois Grillmeier, Heinrich Bacht (éds.), Das Konzil von Chalkedon, Bd.3, Echter, Würzburg, 1954, p. 3-49 (Karl Rahner, « Problèmes actuels de christologie », dans Œuvres 12, Éd. du Cerf, Paris, 2019, p. 347-402). Ce texte est le premier à énumérer et penser les limites de la formule de Chalcédoine, sans cependant se référer, ni à Nicée-Constantinople ni à la pneumatologie.
  • [14]
    Benjamin Dahlke, Cornelia Dockter, Aaron Langenfeld (éds.), Christologie im Horizont pneumatologischer Aufbrüche. Bestandsaufnahme und Perspektiven, QD 325, Herder, Freiburg, 2022 ; Michael Seewald (éd.), Gott ist Geist. Perspektiven der Pneumatologie, Herder, Freiburg, 2023 ; cf. aussi Jörg Haustein, Giovanni Maltese (éds.), Handbuch pfingstliche und charismatische Theologie, Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 2014.
  • [15]
    Benjamin Dahlke, « Ergänzung oder Ersatz ? Geistchristologien und die Lehrformel von Chalcedon », dans Christologie im Horizont pneumatologischer Aufbrüche, op. cit., p. 63-74.
  • [16]
    Ibid., p. 75-81.
  • [17]
    Michael Böhnke, Geistbewegte Gottesrede. Pneumatologische Zugänge zur Trinität, Herder, Freiburg, 2021.
  • [18]
    Yves Congar, Je crois en l’Esprit-Saint, Éd. du Cerf, Paris, 1995,1re édition en 3 tomes de 1978 à 1980.
  • [19]
    Jürgen Moltmann, Trinité et Royaume de Dieu, Contributions au traité de Dieu (1980), CF 123, Éd. du Cerf, Paris, 1984 ; Id., L’Esprit qui donne la vie. Une pneumatologie intégrale (1991), CF 212, Éd. du Cerf, Paris, 1999. Cf. aussi Peter Grosshans, « Neuere Ansätze in der evangelischen Pneumatologie – gesichtet auf Anregungen für eine Geistchristologie », dans Christologie im Horizont pneumatologischer Aufbrüche, op. cit., p. 38-55 (avec des références à plusieurs théologiens anglophones).
  • [20]
    Benjamin Dahlke, « Ergänzung oder Ersatz ? », art. cit., p. 82-87.
  • [21]
    Ibid., p. 75 et 87-91.
  • [22]
    Ursula Schumacher, « Gnade Christi – Gnade des Geistes ? – Pneumatologische Entwicklungen in der katholischen Charitologie und Soteriologie des 20. Jahrhunderts », dans Christologie im Horizont pneumatologischer Aufbrüche, op. cit., p. 17-37 (p. 35).
  • [23]
    Christian Schütz, Einführung in die Pneumatologie, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, Darmstadt, 1985.
  • [24]
    Walter Kasper, Le Dieu des chrétiens (1982), CF 128, Éd. du Cerf, Paris, 1985, p. 443 s. Cf. nos études citées dans la note 11.
  • [25]
    Cf. Peter Berger, La religion dans la conscience moderne. Essai d’analyse culturelle (1967 et 1969), Le Centurion, Paris, 1971 ; Id., La rumeur de Dieu. Signes actuels du surnaturel (1969), Le Centurion, Paris, 1972 ; Danièle Hervieu-Léger, La religion pour mémoire, Éd. du Cerf, Paris, 1993 ; La religion en miettes ou La question des sectes, Calmann-Lévy, Paris, 2001 ; Catholicisme, la fin d’un monde, Bayard, Paris, 2003 ; Le temps des moines : clôture et hospitalité, Puf, Paris, 2017.
  • [26]
    Claude Lefort, L’invention démocratique. Les limites de la domination totalitaire, Fayard, Paris, 1981, p. 63-65. Cf. aussi Ernst Kantorowicz, Les deux corps du Roi. Essai sur la théologie politique au Moyen Âge (1957), dans Œuvres, Gallimard, Paris, 2000, p. 643-1222.
  • [27]
    Claude Lefort, L’invention démocratique, op. cit., p. 70.
  • [28]
    Cf. Jürgen Habermas, Entre Naturalisme et Religion. Les Défis de la démocratie (2005), Gallimard, Paris, 2008.
  • [29]
    Dans cette perspective, on peut relire l’ouvrage prémonitoire de Jürgen Moltmann, L’Église dans la puissance de l’Esprit : une contribution à l’ecclésiologie messianique (1975), CF 102, Éd. du Cerf, Paris, 1980.
  • [30]
    Cf. Christoph Theobald, La réception du concile Vatican II. II. L’Église dans l’histoire et la société. * L’Évangile et l’Église, US nouvelle série 2A, Éd. du Cerf, Paris, 2023, p. 102-111.
  • [31]
    Karl Rahner, « Interprétation théologique fondamentale du deuxième concile du Vatican » (1979), dans Œuvres 21, Éd. du Cerf, Paris, 2015, p. 1004 (nous soulignons).
  • [32]
    L’expression est du pape François dans son Discours pour le cinquantième anniversaire de l’institution du Synode des évêques (17 octobre 2015) ; texte sur le site du Vatican (vatican.va, François, Discours).
  • [33]
    Cf. Pape François, Rencontre avec les participants au Ve congrès de l’Église italienne. Discours à la Cathédrale Santa Maria del Fiore, Florence (10 novembre 2015) ; texte sur le site du Vatican.
  • [34]
    Pour ce qui est de cette utilisation de l’analogie, je me permets de renvoyer à Christoph Theobald, « Analogia Regni. Approche contextuelle du “principe” de la théologie chrétienne », dans Id., Selon l’Esprit de sainteté, op. cit., p. 441-485.
  • [35]
    Deuxième session de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques (2-27 octobre 2024) - 17e Congrégation générale, Salutation finale du pape François, texte sur le site du Vatican.
  • [36]
    Temps de réflexion pour le Début du processus synodal, Discours du pape François (9 octobre 2021) ; texte sur le site du Vatican. S’appuyant sur cette formulation du pape François, Michael Böhnke a déjà réfléchi en 2021 à « la performance synodale de l’Esprit Saint » : « “Ohne Heiligen Geist ist es keine Synode, gibt es keine Synodalität” », dans Michael Seewald, Gott ist Geist. Perspektiven der Pneumatologie, op. cit., p. 222-246.
  • [37]
    On trouve tous ces éléments dans le Discours d’ouverture du pape François (9 octobre 2021), entourés par l’appel à la venue de l’Esprit Saint.
  • [38]
    Quelques documents clés : Episcopalis communio (2018), 5 et 8 ; Document préparatoire (2021), 15 ; Document final (26 octobre 2024), 3, 43, 45 et 82 (textes sur le site du Vatican : synod.va).
  • [39]
    Cf. par exemple le Document final, 1, 45, 82, 83.
  • [40]
    Document final, 6, 14, 43, etc.
  • [41]
    Ibid., 20, 22 et 57.
  • [42]
    Ibid., 5, 17, 22, 24, 25, 28, etc.
  • [43]
    Ibid., 47, 48 et 153.
  • [44]
    Ibid., 34-42.
  • [45]
    Ibid., 42.
  • [46]
    Ibid., 154 (nous soulignons) ; cf. aussi ibid., 1.
  • [47]
    Le Document final, 139, se réfère cependant au 1700e anniversaire du concile de Nicée : « La préparation et la commémoration commune du 1700e anniversaire du Concile de Nicée devraient être l’occasion d’approfondir et de confesser ensemble la foi christologique et de mettre en pratique des formes de synodalité entre les chrétiens de toutes les traditions ».
  • [48]
    Document final, 1, titre et exergue de la Partie V et 140.
  • [49]
    Ibid., 50 et 51.
  • [50]
    Cf. les débuts des deux premières sections de la première partie, Document final, 15 et 21.
  • [51]
    Document final, 27 qui introduit un lien entre « synaxis » et « synodos ».
  • [52]
    Ibid., 15 et 154.
  • [53]
    Cf. surtout Document final, 31 (troisième section de la première partie du Document).
  • [54]
    Cf. Document final, 34 (qui ouvre la quatrième section de la première partie du Document final, section intitulée « L’unité en tant qu’harmonie »). Ce numéro cite la principale formule trinitaire de Lumen gentium 4, empruntée à Saint Cyprien (De oratione dominica, 23) : « Ainsi l’Église universelle apparaît comme un “peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et du Saint Esprit” ».
  • [55]
    Cf. Document de synthèse (4-29 octobre 2023 ; document sur le site synod.va), Introduction, chap. 2, a), chap. 3, a) et e).
  • [56]
    Document final, 34 (nous soulignons).
  • [57]
    Cf. l’Introduction très documentée de Benoît Pruche à la réédition critique de Basile de Césarée, Sur l’Esprit Saint, op. cit., p. 9-248.
  • [58]
    Cf. plus haut, notes 43 et 54.
  • [59]
    Sur l’Esprit Saint, VII, 16 et XXVI, 63 et 64 ; cf. aussi XVI, 37 sur la réception d’un don.
  • [60]
    Ibid., X, 26 (texte dont on perçoit un écho dans le Document final, 21).
  • [61]
    Cf. surtout ibid., XVI, 38. 96-99 : « Toute cette harmonie supracéleste, indicible, dans le service de Dieu et l’accord (συμφωνία) des puissances supracosmiques ne saurait se conserver hors de la direction de l’Esprit ».
  • [62]
    Cf. l’Introduction, Sur l’Esprit Saint, op. cit., p. 129 s.
  • [63]
    Sur l’Esprit Saint, XVI, 39 et 40.
  • [64]
    L’Introduction, Sur l’Esprit Saint, op. cit., p. 94-110.
  • [65]
    Ibid., p. 101 s.
  • [66]
    Basile de Césarée, Lettre 113, dans PG 32, 528A.
  • [67]
    Sur l’Esprit Saint, XXX, 76 et 77 ; cf. aussi les indications historiques dans l’introduction, p. 62-72. Dans son ouvrage Theologische Prinzipienlehre. Bausteine zur Fundamentaltheologie (Erich Wewel Verlag, Freiburg im Breisgau. 1982, p. 385 s.), Joseph Ratzinger cite le même chap. XXX du Traité, comparant la situation critique de l’époque de Basile à la crise qui a suivi le concile Vatican II, tout compte fait normales si l’on les situe dans une vision macroscopique de l’histoire du christianisme. Le futur pape Benoît XVI n’en tire pas cependant les mêmes conséquences que le pape François.
  • [68]
    Cf. Sur l’Esprit Saint, XXX, 78-79.
  • [69]
    Cf. l’Introduction, Sur l’Esprit Saint, op. cit., p. 55.
  • [70]
    Cf. Christoph Theobald, « “Le Seigneur qui donne la vie”. Point de départ d’une théologie de la vie », dans Id., Le christianisme comme style, vol. 2, op. cit., p. 937-957.
  • [71]
    Absente de la confession de l’Esprit, l’unité/unicité revient au sujet de l’Église.
  • [72]
    Cf. Document final, 12, 28 et 136.
  • [73]
    Cf. plus haut, note 3.
  • [74]
    Document final, 31.
  • [75]
    Ibid., 79-102.
  • [76]
    Cf. Sur l’Esprit Saint, op. cit., XVI, 38 (137C – 140B) ; Basile utilise deux images, celle de l’ordre dans l’armée grâce au commandant et celle de l’accord du chœur grâce à la direction du coryphée.
  • [77]
    Ibid., 39 (141A).
  • [78]
    Ibid., 38 (140A).
  • [79]
    Cf. Document final, 34-48.
  • [80]
    Cf. Exhortation apostolique Evangelii gaudium (2013) 221-237 ; dès cette exhortation, l’Esprit est compris comme « harmonie, de même qu’il est le lien d’amour entre le Père et le Fils », « harmonie » qu’il est et qu’il rend possible (cf. ibid., 117 et 130. En EG 117, le pape ne cite pas encore le Traité Sur l’Esprit-Saint de Saint Basile, mais S. Thomas d’Aquin, Somme Théologique, I, q. 39, a. 8 cons. 2. « Si l’on fait abstraction du Saint-Esprit, lien des deux, il devient impossible de concevoir l’unité de liaison entre le Père et le Fils » (texte sur le site vatican.va).
  • [81]
    On trouve une première esquisse de ces trois étapes dans « La foi trinitaire des chrétiens et l’énigme du lien social. Contribution au débat sur la “théologie politique” », cf. plus haut note 11.
  • [82]
    Je me permets de renvoyer à Christoph Theobald, « Entgrenzung als Identität. Christ und Kirche sein in Europa heute » et « Im Gespräch bleiben – Eine Zwischenbilanz », dans Michael Quisinsky, Karlheinz Ruhstorfer (éds.), Entgrenzung als Identität ? Deutsch-französische Perspektiven für die Zukunft des Christentums in Europa, QD 328, Herder, Freiburg, 2023, p. 23-81 et 267-299.
  • [83]
    Pour ce qui est de cette perspective, je renvoie à Christoph Theobald, « Le Fils unique et ses frères », dans Id., Le christianisme comme style, vol. 2, op. cit., p. 821-837, et Id., « Le messianisme chrétien : une manière de s’introduire dans le processus de mondialisation », dans ibid., p. 863-889.
  • [84]
    Paul Beauchamp, « Chemins bibliques de la révélation trinitaire », dans Id., Monothéisme et Trinité, Publications des Facultés universitaires Saint-Louis, Bruxelles, 1991, p. 15-40.
  • [85]
    Ibid., p. 25-27.
  • [86]
    Je me permets de renvoyer à Christoph Theobald, « L’expérience du “maître intérieur” » dans Id., Le christianisme comme style, vol. 2, op. cit., p. 841-861.
  • [87]
    Basile de Césarée, Sur le Saint-Esprit, op. cit., VII, 16 ; VIII, 17 ; IX, 23 ; XV, 35 (économie de Dieu) ; XVIII, 45 ; XIX, 49 (nous ne traduisons pas par « familiarité » mais par « habiter-ensemble ».
  • [88]
    Ibid., XVIII, 44.

Peut-on aborder aujourd’hui la doctrine de la Trinité sainte sans traiter en même temps de son enracinement dans nos Églises et dans nos sociétés contemporaines ? Quoi qu’il en soit de la réponse à cette question de principe, à envisager dans la suite, je voudrais d’emblée faire valoir la fécondité, une fois de plus avérée pendant le récent colloque des Recherches de Science religieuse sur « Théologie et Sciences Sociales », d’une démarche transdisciplinaire qui n’hésite pas à situer l’acte théologique en sa spécificité théologale au sein d’une approche historico-sociale et philosophique plus globale.
Selon cette logique, la structuration de l’acte théologique par la confession trinitaire de l’Église nous invite à penser simultanément la toute première codification conciliaire de celle-ci au IVe siècle et son contexte socio-culturel et politique. Or, le 1700e anniversaire du concile de Nicée (325), de son « exposé de la foi » et de sa législation, que nous célébrons cette année, nous offre l’occasion de mesurer la distance historique qui nous sépare de la naissance d’un « monde devenu chrétien » dont nous ne cessons de « sortir » et nous oblige à réfléchir aux impacts de cette « sortie » sur la réception actuelle des Symboles, toujours pratiqués par l’Œcuménée chrétienne, et inversement. Il s’agit en effet d’un pluriel – que la célébration de Nicée ne nous le fasse pas oublier ! Car la suite des conciles et l’intérêt sociétal et ecclésial qui vient d’être mis en avant nous obligent à intégrer dans notre questionnement herméneutique le Symbole du concile de Constantinople (381…


Date de mise en ligne : 13/01/2025

https://doi.org/10.3917/rsr.251.0111

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