Une tresse à trois…
- Par Isabelle Morin
- et Marie-Jean Sauret
Pages 33 à 35
Citer cet article
- MORIN, Isabelle
- et SAURET, Marie-Jean,
- Morin, Isabelle.
- et al.
- Morin, I.
- et Sauret, M.-J.
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- Morin, I.
- et Sauret, M.-J.
- Morin, Isabelle.
- et al.
- MORIN, Isabelle
- et SAURET, Marie-Jean,
Notes
-
[1]
École de la Cause freudienne.
-
[2]
Association de psychanalyse Jacques Lacan.
-
[3]
Association mondiale de psychanalyse.
-
[4]
Au point que nous nous demandons s’il n’en est pas de même de toute publication dont l’énonciation singulière n’est finalement transmissible que tressée à celle d’autres – ce que la revue Psychanalyse Yetu met au travail à sa façon.
-
[5]
Y compris au travers des accusations de pompages qui secouent parfois notre champ.
-
[6]
Dont le débat avec le père réel était paradigmatique.
-
[7]
P. Bruno, « L’incurable », intervention à l’Association lacanienne internationale (ALI), janvier 2020.
Notre engagement et notre amitié avec Pierre Bruno se sont constitués sur
la passe. Nous nous connaissions de longtemps, mais ce qui a fait rencontre a été
notre rapport à la psychanalyse à travers ladite passe : la passe comme expérience
destinée à traiter analytiquement l’institution quand elle rassemble des praticiens
et des analysants, et à parier l’avenir de la psychanalyse sur le désir de l’analyste.
C’est là que les choses ont « pris » entre nous trois. Quelques débats secouaient
alors l’institution : Strasbourg sur la passe, Bruxelles sur le père réel, Paris avec le
collège de la passe censé réfléchir sur cette expérience. Les échanges, au lieu d’y
atteindre le sérieux du débat scientifique espéré, se sont transformés en soutien
de zélateurs en rangs serrés autour d’un maître. Celui qui osait discuter était
aussitôt traité en ennemi.
Puis il y eut l’étouffant Barcelone 1998, notre sortie de l’ECF et la respiration des Journées de Rio. À la suite, il y eut le travail de préparation pour l’École
des Forums, finalement dans une conception hélas proche de celle que nous
venions de quitter. Là encore de façon très ferme, notre « non-entrée » dans cette
école a signé un engagement à trois comme une ouverture. Nous nous sommes
vraiment « reconnus » à partir de là. Chacun a trouvé un appui sur les deux autres
pour ne pas céder sur son rapport à la psychanalyse. Il fallait être trois pour créer
l’APJL, penser un faire école et éviter un collage imaginaire à deux. Nous avions
« quelque chose » à faire pour organiser la perte de pouvoir, un acte en somme…
Date de mise en ligne : 11/05/2026