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Article de revue

Une tresse à trois…

Pages 33 à 35

Citer cet article


  • Morin, I.
  • et Sauret, M.-J.
(2026). Une tresse à trois… Psychanalyse YETU, 57(1), 33-35. https://shs.cairn.info/revue-psychanalyse-yetu-2026-1-page-33?lang=fr.

  • Morin, Isabelle.
  • et al.
« Une tresse à trois… ». Psychanalyse YETU, 2026/1 N° 57, 2026. p.33-35. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-psychanalyse-yetu-2026-1-page-33?lang=fr.

  • MORIN, Isabelle
  • et SAURET, Marie-Jean,
2026. Une tresse à trois… Psychanalyse YETU, 2026/1 N° 57, p.33-35. URL : https://shs.cairn.info/revue-psychanalyse-yetu-2026-1-page-33?lang=fr.

Notes

  • [1]
    École de la Cause freudienne.
  • [2]
    Association de psychanalyse Jacques Lacan.
  • [3]
    Association mondiale de psychanalyse.
  • [4]
    Au point que nous nous demandons s’il n’en est pas de même de toute publication dont l’énonciation singulière n’est finalement transmissible que tressée à celle d’autres – ce que la revue Psychanalyse Yetu met au travail à sa façon.
  • [5]
    Y compris au travers des accusations de pompages qui secouent parfois notre champ.
  • [6]
    Dont le débat avec le père réel était paradigmatique.
  • [7]
    P. Bruno, « L’incurable », intervention à l’Association lacanienne internationale (ALI), janvier 2020.

Notre engagement et notre amitié avec Pierre Bruno se sont constitués sur la passe. Nous nous connaissions de longtemps, mais ce qui a fait rencontre a été notre rapport à la psychanalyse à travers ladite passe : la passe comme expérience destinée à traiter analytiquement l’institution quand elle rassemble des praticiens et des analysants, et à parier l’avenir de la psychanalyse sur le désir de l’analyste.
C’est là que les choses ont « pris » entre nous trois. Quelques débats secouaient alors l’institution : Strasbourg sur la passe, Bruxelles sur le père réel, Paris avec le collège de la passe censé réfléchir sur cette expérience. Les échanges, au lieu d’y atteindre le sérieux du débat scientifique espéré, se sont transformés en soutien de zélateurs en rangs serrés autour d’un maître. Celui qui osait discuter était aussitôt traité en ennemi.
Puis il y eut l’étouffant Barcelone 1998, notre sortie de l’ECF et la respiration des Journées de Rio. À la suite, il y eut le travail de préparation pour l’École des Forums, finalement dans une conception hélas proche de celle que nous venions de quitter. Là encore de façon très ferme, notre « non-entrée » dans cette école a signé un engagement à trois comme une ouverture. Nous nous sommes vraiment « reconnus » à partir de là. Chacun a trouvé un appui sur les deux autres pour ne pas céder sur son rapport à la psychanalyse. Il fallait être trois pour créer l’APJL, penser un faire école et éviter un collage imaginaire à deux. Nous avions « quelque chose » à faire pour organiser la perte de pouvoir, un acte en somme…


Date de mise en ligne : 11/05/2026

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