Article de revue

La perversion de la loi, II

Pages 17 à 28

Citer cet article


  • Morin, I.
(2014). La perversion de la loi, II. Psychanalyse, 31(3), 17-28. https://doi.org/10.3917/psy.031.0017.

  • Morin, Isabelle.
« La perversion de la loi, II ». Psychanalyse, 2014/3 n° 31, 2014. p.17-28. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-psychanalyse-2014-3-page-17?lang=fr.

  • MORIN, Isabelle,
2014. La perversion de la loi, II. Psychanalyse, 2014/3 n° 31, p.17-28. DOI : 10.3917/psy.031.0017. URL : https://shs.cairn.info/revue-psychanalyse-2014-3-page-17?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/psy.031.0017


Notes

  • [*]
    Isabelle Morin <imorin@netcourrier.com>
  • [1]
    P. Bruno, Une psychanalyse, du rébus au rebut, Toulouse, érès, coll. « Point hors ligne », 2013, p. 235. J’en profite pour signaler ce que cet article doit au travail de P. Bruno sur la perversion publié dans ce livre (p. 225-278).
  • [2]
    I. Morin, « La perversion de la loi, I », Psychanalyse, n° 29, Toulouse, érès, janvier 2014, p. 7-18.
  • [3]
    Cf. I. Morin, « La traversée de la loi », Psychanalyse, n° 4, Toulouse, érès, septembre 2005.
  • [4]
    J. Lacan, « Subversion du sujet et dialectique du désir », dans Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 827.
  • [5]
    J. Lacan, Le séminaire, Livre VII, L’éthique, Paris, Seuil, 1986, p. 208.
  • [6]
    Ibid., p. 84.
  • [7]
    Comme me l’a soufflé Marie-Jean Sauret.
  • [8]
    Cf. la lecture qu’en a faite P. Bruno dans « KaS », Psychanalyse, n° 27, Toulouse, érès, mai 2013, p. 8-12.
  • [9]
    Les lois d’en haut qui ne peuvent s’écrire.
  • [10]
    J. Lacan, « Kant avec Sade », dans Écrits, op. cit., p. 763-790.
  • [11]
    Ibid., p. 782.
  • [12]
    Ibid., p. 786.
  • [13]
    Ibid., p. 787.
  • [14]
    « Plus de suite dans le scandale irait à reconnaître dans l’impuissance où se déploie communément l’intention éducative, celle même contre quoi le fantasme ici s’efforce : d’où naît l’obstacle à tout compte rendu valable des effets de l’éducation, puisque ne peut s’y avouer l’intention de ce qui en a fait les résultats. » Ibid., p. 787.
  • [15]
    « Pas de succès d’une séduction, où pourtant se couronnerait le fantasme : celle par quoi la victime, fût-ce en son dernier spasme, viendrait à consentir à l’intention de son tourmenteur, voire s’enrôlerait de son côté par l’élan de ce consentement. » Ibid.
  • [16]
    Ibid.
  • [17]
    Ibid.
  • [18]
    Ibid., p.790.
  • [19]
    daf, à l’origine de son prénom, déjà une mistoufle.
  • [20]
    Je demande l’indulgence au lecteur pour les réductions que j’opère, mais je n’ai pour ambition ici que de vérifier si Sade nous permet de saisir l’écart entre perversion et transgression.
  • [21]
    Sade, Histoire de Juliette, Paris, Pauvert, tome IV, 1949, p. 78.
  • [22]
    P. Mengue, dans son essai L’ordre sadien, loi et narration dans la philosophie de Sade (Paris, Kimé, 1996, p. 45), met l’accent sur la dimension scientifique et philosophique de l’œuvre de Sade et fait valoir que la nature est « conçue, par Sade, comme un creuset, ou un cornet où se joue, par la combinatoire des éléments, le sort du monde et des espèces », une nature fondée sur le hasard majeur et sur une nécessité. Ce hasard la rend incompréhensible, inexplicable et surtout parfaitement indifférente aux hommes et aux choses, et la nécessité est celle du renouvellement.
  • [23]
    J. Lacan, Le séminaire, Livre VII, L’éthique, op. cit., p. 249.
  • [24]
    C’est ainsi que P. Mengue nomme ces deux lois, agent d’équilibre et agent de rénovation (op. cit., p. 49).
  • [25]
    J. Lacan, Le séminaire, Livre VII, L’éthique, op. cit., p. 250.
  • [26]
    Ibid., p. 232.
  • [27]
    P. Bruno fait remarquer la proximité entre la torture sexuelle et la répression politique (dans Une psychanalyse, du rébus au rebut, op. cit., p. 235).
  • [28]
    P. Bruno, le note dans son travail sur la perversion (Une psychanalyse, du rébus au rebut, op. cit., p. 264). A. Merlet fait la même remarque à propos du couple des parents de Jouhandeau, « une sainte femme unie à un centaure » (« J’ai fait religion de ma perversion et perversion de ma religion », dans A. Merlet et H. Castanet, Le choix de l’écriture, La Rochelle, La Rumeur des âges, 2004).
  • [29]
    Ces références sont issues de ses biographes G. Lely et M. Lever.
  • [30]
    Il met dans la bouche d’Olympe les mots suivants : « Il n’existe absolument plus rien de nous quand nous sommes morts, et […] cette dépouille que nous laissons sur terre n’est plus que ce qu’étaient nos excréments, quand nous les déposions au pied d’un arbre, pendant que nous existions, […] il n’est dû ni devoir, ni respect à un cadavre ; le seul soin qu’il mérite bien plus pour nous que pour lui est de le faire enterrer, brûler, ou de le faire manger à des bêtes ; mais […] des hommages… des tombeaux… des prières… des louanges, ne lui appartiennent nullement, et ne sont que des tributs que la stupidité rend à l’orgueil, faits pour être détruits par la philosophie. » (Sade, Histoire de Juliette, op. cit.)
  • [31]
    G. Lely, Vie du marquis de Sade, Paris, Mercure de France, 2004, p. 667.
  • [32]
    M. Lisse, « “… Excepté néanmoins du petit nombre…”, Sade et Bataille », dans Imaginaire du mal, Paris, Cerf, 2000.
  • [33]
    À propos du titre du livre de Klossowski, Sade mon prochain.
  • [34]
    J. Lacan, Le séminaire, Livre VII, L’éthique, op. cit., p. 232.
  • [35]
    Ibid., p. 92.
  • [36]
    Question que je posais en conclusion de mon article précédent, « La perversion de la loi, I », op. cit.
Français

Il s’agit dans ce travail d’explorer l’écart entre transgression de la loi et perversion de la loi. Le sujet pervers, volontiers pédagogue, nous enseigne comment il retourne la loi, puisque, pour lui, la loi et le désir se soutiennent sur une bande de Möbius, ce qui l’empêche de transgresser la loi car manque une coupure. En conséquence, il reste aliéné à une loi féroce qui lui commande de jouir.

Mots-clés

  • transgression
  • perversion
  • loi
  • désir
  • père
  • castration
  • coupure

Mots-clés éditeurs : castration, coupure, désir, loi, père, perversion, transgression


English

The perversion or the law, II

The perversion or the law, II

This article aims to delineate the difference between transgression and perversion of the law. The perverse subject, a willing teacher, instructs us in how it is able to circumvent legality because, for this subject, law and desire are two sides of a Möbius strip. This means that law cannot be transgressed, for that would involve a cut that is lacking. As a result, the subject remains alienated within a cruel law which orders him to jouir.

Keywords

  • transgression
  • perversion
  • law
  • desire
  • father
  • castration
  • cut

Mots-clés éditeurs : castration, cut, desire, father, law, perversion, transgression


Español

La perversión de la ley, II

Se trata en este trabajo de distinguir la diferencia entre transgresión de la ley y perversión de la ley. El sujeto perverso, con su voluntad pedagógica, nos enseña la manera como él le da la vuelta a la ley ya que para él, ley y deseo les sostienen sobre una banda de Möbius, lo cual por la falta de un corte, impide la transgresión de la ley. En consecuencia, el sujeto perverso queda alienado a una ley feroz que lo obliga a gozar.

Palabras claves

  • transgresión
  • perversión
  • ley
  • deseo
  • padre
  • castración
  • corte

Mots-clés éditeurs : castración, corte, deseo, ley, padre, perversión, transgresión


Date de mise en ligne : 21/10/2014

https://doi.org/10.3917/psy.031.0017

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