Article de revue

Brieg Capitaine (dir.) et Geoffrey Pleyers (dir.), MOUVEMENTS SOCIAUX. Quand le sujet devient acteur

Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, 288 p., 23 €

Page 93

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  • Vettraino, J.
(2017). Brieg Capitaine (dir.) et Geoffrey Pleyers (dir.), MOUVEMENTS SOCIAUX. Quand le sujet devient acteur Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, 288 p., 23 € Revue Projet, 356(1), 93-93. https://doi.org/10.3917/pro.356.0093.

  • Vettraino, Jean.
« Brieg Capitaine (dir.) et Geoffrey Pleyers (dir.), MOUVEMENTS SOCIAUX. Quand le sujet devient acteur : Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, 288 p., 23 € ». Revue Projet, 2017/1 N° 356, 2017. p.93-93. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-projet-2017-1-page-93?lang=fr.

  • VETTRAINO, Jean,
2017. Brieg Capitaine (dir.) et Geoffrey Pleyers (dir.), MOUVEMENTS SOCIAUX. Quand le sujet devient acteur Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, 288 p., 23 € Revue Projet, 2017/1 N° 356, p.93-93. DOI : 10.3917/pro.356.0093. URL : https://shs.cairn.info/revue-projet-2017-1-page-93?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pro.356.0093


1Cet ouvrage de sociologie est précieux à plus d’un titre. Il offre d’abord un aperçu inédit, par la variété de ses terrains – 16 contributions couvrant 11 pays – et la qualité de ses recherches empiriques, sur les mouvements sociaux des années 2010. Des mobilisations locales éparses en Russie aux luttes communautaires contre les grandes entreprises extractivistes au Pérou, on s’aperçoit de l’ampleur de ceux-ci, dont la portée est encore difficile à saisir. Il met ensuite en perspective les processus de subjectivation – entendue comme « possibilité de se construire comme individu, comme être singulier » –à l’œuvre dans ces mouvements, redonnant toute son importance aux individus (par exemple, pour les femmes impliquées au parc Gezi à Istanbul) et aux modes d’action locale, toujours liés à des enjeux plus globaux. En fait, comme l’explique Geoffrey Pleyers, « les places occupées et les autres espaces d’expérience favorisent et territorialisent [une] concordance subjective entre la transformation de soi et celle de la société ». Ce qui meut l’individu résiderait « moins dans l’impact de son action dans la société que dans la relation à soi, et notamment dans l’exigence d’une grande cohérence personnelle ». L’ouvrage permet enfin d’interroger le concept même de « mouvement social », notamment à la lumière de mouvements racistes et violents (ou « anti-mouvements » selon Michel Wieviorka), tels CasaPound en Italie ou Zaitoku-kai au Japon. Cette interrogation s’inscrit clairement dans l’héritage d’Alain Touraine et de Michel Wieviorka : tous les contributeurs ont préparé leur thèse sous la direction de ce dernier, qui a rédigé la postface de ce livre en forme d’hommage.


Date de mise en ligne : 01/03/2017

https://doi.org/10.3917/pro.356.0093