Des traits moins « républicains » en France
- Par Jean-Yves Calvez
Pages 49b à 51b
Citer cet article
- CALVEZ, Jean-Yves,
- Calvez, Jean-Yves.
- Calvez, J.-Y.
https://doi.org/10.3917/pro.279.0049b
Citer cet article
- Calvez, J.-Y.
- Calvez, Jean-Yves.
- CALVEZ, Jean-Yves,
https://doi.org/10.3917/pro.279.0049b
1 Voici le genre de questions que l’auteur, introduisant son livre en France, se sent obligé de poser: « L’idée rousseauiste de la souveraineté du peuple représente-t-elle une trahison de la tradition républicaine, ou le républicanisme perdure-t-il grâce à l’importance que cet auteur accorde à la notion d’empire du droit? Sieyès prend-il ses distances à l’égard de Rousseau – et autonomise le républicanisme français de la référence rousseauiste – lorsqu’il remplace le discours du peuple par celui de la nation? ». Ou encore : « L’insistance sur des notions aussi centrales que celles de peuple unitaire et de nation unitaire correspond-elle a un élément essentiel du républicanisme français ou à un aspect simplement contingent de celui-ci ? » Sous-entendu : si c’était un élément essentiel, les Français seraient très loin du « vrai » républicanisme, celui des Romains comme celui des Américains. « Ce ne sont là, dit-il, que quelques exemples de questions qui s’imposent à moi tandis que je pense le républicanisme dans un contexte français » !