Une similarité des usages politiques des médias sociaux en Europe ? Le cas de l’Allemagne, de l’Espagne et de la France en 2024
- Par Tristan Haute
- et Marie Neihouser
Pages 51 à 70
Citer cet article
- HAUTE, Tristan
- et NEIHOUSER, Marie,
- Haute, Tristan.
- et al.
- Haute, T.
- et Neihouser, M.
https://doi.org/10.3917/psud.063.0053
Citer cet article
- Haute, T.
- et Neihouser, M.
- Haute, Tristan.
- et al.
- HAUTE, Tristan
- et NEIHOUSER, Marie,
https://doi.org/10.3917/psud.063.0053
Notes
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[1]
Clairouin Olivier, « Comment expliquer le succès de Jordan Bardella sur TikTok », Le Monde, 5 juillet 2024, https://www.lemonde.fr/pixels/article/2024/07/05/comment-expliquer-le-succes-de-jordan-bardella-sur-tiktok_6246964_4408996.html.
-
[2]
« Quién es Alvise Pérez y su programa electoral de ‘Se Acabó la Fiesta’ para las elecciones europeas 2024 », Heraldo, 10 juin 2024, https://www.heraldo.es/noticias/nacional/2024/06/10/alvise-perez-perfil-quien-es-programa-electoral-se-acabo-la-fiesta-elecciones-europeas-2024-1739893.html.
-
[3]
Orgeldinger Max, “Tauziehen um unsere Demokratie Selten war Social Media so entscheidend wie bei dieser Europawahl”, NTV, 1 juin 2024, https://www.n-tv.de/politik/Selten-war-Social-Media-so-entscheidend-wie-bei-dieser-Europawahl-article24979993.html.
-
[4]
Même si un débat scientifique existe sur ce point, en France notamment (Jadot, Borrell, 2024).
-
[5]
Sur son site internet, Bilendi se présente comme « un leader de la collecte de données pour les études de marché et l’engagement des clients ». Fondé en 1999, le groupe compte « plus de 650 employés répartis dans 21 bureaux ». Source : https://www.bilendi.fr/static/group#group-sec-2, consulté le 28.08.25.
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[6]
Enquête coordonnée par Raul Gomez, Gala Kabaj, Yann Le Lann et Luis Ramiro et financée par Transform ! Europe.
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[7]
Sur son site internet, Cluster17 se présente comme un « Laboratoire d’étude de l’opinion » créé en janvier 2022 par Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique à l’Université de Montpellier. Source : https://cluster17.com/qui-sommes-nous/, consulté le 28.08.25
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[8]
Enquête réalisée par Tristan Haute, Héléna Cardon, Anja Durovic, Baptiste Giraud, Timoté Hébert, Yann Le Lann, Lana Lihouck, Marie Neihouser, Emma Nemesien, Vincent Tiberj et Hugo Touzet et financée par l’Agence nationale de la recherche dans le cadre du projet Comportements électoraux et rapports au travail, à l’emploi et aux syndicats (CERTES, ANR-23-CE41-0004). Les données sont en accès libre pour la communauté scientifique via le portail Data Sciences Po (Haute et al., 2025b).
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[9]
Les personnes non binaires, peu nombreuses (n=51, soit 0,4 % de l’échantillon global), mais aux comportements électoraux spécifiques, ce qui légitime l’intérêt scientifique d’une telle modalité (Albaugh et al., 2023), ont été, pour cette opération de pondération, aléatoirement affectées à l’un des deux sexes reconnus par l’état civil en France.
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[10]
La dissociation des deux enquêtes s’explique par des financements distincts et par le bouleversement du calendrier électoral en France suite à la dissolution de l’Assemblée nationale.
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[11]
La question était : « Durant la campagne, avez-vous, vous-même, consulté, partagé, « liké » ou commenté un contenu en lien avec les élections législatives sur les réseaux sociaux ? ». Pour chaque plateforme, les répondants pouvaient choisir entre trois modalités : « Oui », « Non, alors que vous êtes inscrit sur ce réseau », « Non, car vous n’êtes pas inscrit sur ce réseau ».
-
[12]
Le fait de se limiter à une période plus réduite (les 7 derniers jours) fait apparaître une activité légèrement plus faible. En France, selon une enquête panélisée en trois vagues réalisée en ligne par Bilendi du 25 juin au 12 juillet 2024 auprès d’un échantillon de 1315 personnes représentatif de la population de France métropolitaine hors Corse âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas (sexe, âge, groupe socioprofessionnel et région), la part de personnes déclarant avoir « utilisé les réseaux sociaux (Facebook, X, WhatsApp, Instagram, Snapchat, TikTok…) pour s’informer à propos des élections législatives » s’élève à 37,8 % avant le premier tour, à 38,1 % entre les deux tours et à 36,1 % après le second tour.
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[13]
La participation aux élections législatives de 2024 en France a atteint 66,7 % au premier tour et 66,6 % au second tour. À l’élection présidentielle de 2022, elle a atteint 73,7 % au premier tour et 72 % au second tour.
-
[14]
Ce qui peut expliquer les faibles inégalités sociales de participation, celles-ci ayant tendance à se réduire quand la participation augmente (Braconnier et al., 2017).
Cet article compare les usages politiques des médias sociaux par les citoyens à l’occasion de la séquence électorale de 2024 dans trois pays (Allemagne, Espagne et France). À l’aide d’enquêtes post-électorales, nous montrons que les usages politiques des médias sociaux restent relativement minoritaires. Très fragmentés en fonction des plateformes, ces usages nous permettent de constituer cinq groupes d’usagers communs aux trois pays, témoignant d’une relative similarité de la dispersion des usages en Allemagne, en France et en Espagne. Ces groupes restent toutefois très hétérogènes en termes de comportement électoral. Ce dernier résultat relativise le lien souvent établi entre les usages des médias sociaux en période électorale et la montée de partis d’extrême-droite ou de gauche radicale.
- Médias sociaux
- usages politiques
- campagne électorale
- fragmentation
- élections européennes
Mots-clés éditeurs : Médias sociaux, usages politiques, campagne électorale, fragmentation, élections européennes
This article compares how citizens used social media for political purposes during the 2024 electoral process in three countries: Germany, Spain and France. Using post-election surveys, we demonstrate that the political use of social media remains confined to a relatively small minority. Although these uses vary greatly depending on the platform, we can identify five user groups common to all three countries, demonstrating relative similarity in the distribution of uses across Germany, France, and Spain. However, these groups are very heterogeneous in terms of electoral behaviour. This result calls into question the commonly held belief that the use of social media during election periods leads to the rise of extreme right-wing or radical left-wing parties.
- Social media
- political uses
- electoral campaign
- fragmentation
- european elections
Mots-clés éditeurs : Social media, political uses, electoral campaign, fragmentation, european elections
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