Les nouvelles dynamiques du vote au Parlement européen. Vers une alliance des droites ?
- Par Olivier Costa
- et Awenig Marié
Pages 19 à 49
Citer cet article
- COSTA, Olivier
- et MARIÉ, Awenig,
- Costa, Olivier.
- et al.
- Costa, O.
- et Marié, A.
https://doi.org/10.3917/psud.063.0021
Citer cet article
- Costa, O.
- et Marié, A.
- Costa, Olivier.
- et al.
- COSTA, Olivier
- et MARIÉ, Awenig,
https://doi.org/10.3917/psud.063.0021
Notes
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[1]
Pour mesurer l’évolution de la fragmentation du système partisan au PE depuis 1999, nous avons calculé le nombre effectif de familles politiques représentées pour chaque législature. Le nombre réel (et non effectif) de familles présentes, lui, est resté constant : lors des six dernières législatures, sept familles étaient représentées au PE (extrême gauche, écologistes, socialistes, libéraux, démocrates-chrétiens, conservateurs, et droite radicale). Si chacune de ces familles disposait d’un poids égal en siège, le nombre effectif serait de sept.
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[2]
Parlement européen, « Priorités et réalisations du Parlement au cours de la neuvième législature », 2024.
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[3]
Nos données pour la 10ème législature vont jusqu’au 11 septembre 2025, dernier jour de la session de septembre 2025.
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[6]
Selon les données compilées par Broniecki et Høyland (2023), 32,5 % des votes en plénière étaient des votes par appel nominal au cours de la 8e législature, 44,5 % au cours de la période de vote ordinaire de la 9ème législature et 88,7 % au cours de la période de vote à distance liée au COVID19 de la 9ème législature. Voir Brack, Costa et Marié, 2024.
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[7]
Les textes législatifs comprennent ceux adoptés dans les procédures suivantes : procédure législative ordinaire, procédure d’approbation, procédure budgétaire, procédure de consultation, actes délégués, procédure de décharge, et procédure réglementaire avec contrôle.
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[8]
Les votes ont été classés en quatre catégories en fonction de la commission parlementaire responsable du rapport (Costa & Marié, 2023 ; Kreppel & Tsebelis, 1999). Les votes relatifs à l’intégration européenne proviennent des commissions AFCO, CONT, JURI et BUDG ; ceux concernant les affaires internationales des commissions AFET, INTA, et DEVE ; les votes socio-économiques des commissions ECON, ITRE, IMCO, TRAN, REGI, PECH, AGRI et EMPL ; enfin, les votes socio-culturels regroupent les rapports examinés par les commissions CULT, LIBE, FEMM et ENVI. Lorsque nous utilisons cette variable, nous excluons les votes sur des textes sans rapport de commission (par ex. les motions de résolution), ainsi que ceux, peu nombreux, adoptés dans le cadre de la procédure de joint committee, où les dynamiques de coopération peuvent différer.
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[9]
Les données du groupe PfE pour les 8e et 9e législatures correspondent à celles de ses groupes prédécesseurs : Europe des nations et des libertés (ENL) pour la 8e législature et Identité et démocratie (ID) pour la 9e législature.
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[10]
Les groupes PPE, S&D et Renew disposaient de 59,6 % des sièges pendant la 9e législature, contre 55,7 % pendant la 10e législature.
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[11]
« Au Parlement européen, les œillades des conservateurs à l’extrême droite », Le Monde, 24 octobre 2024. https://www.lemonde.fr/international/article/2024/10/24/au-parlement-europeen-les-illades-des-conservateurs-a-l-extreme-droite_6358931_3210.html
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[12]
Ce score varie entre 0 et 1 : un score de 1 correspond à une situation où tous les membres du groupe politique votent de la même manière (cohésion maximale).
Cet article s’interroge sur l’impact de la montée en puissance des groupes de la droite extrême et radicale au Parlement européen (PE). Peut-on constater une « droitisation » de l’assemblée depuis les élections de juin 2024 si l’on examine ses votes ? Pour le déterminer, l’article revient, dans une première partie, sur la formation des coalitions lors des votes au PE. Il rappelle qu’il est depuis longtemps dominé par des clivages partisans, et que son fonctionnement est marqué par une domination des démocrates-chrétiens et des socialistes. Il présente ensuite les votes par appel nominal, qui seront utilisés pour analyser les dynamiques de coalition. Dans une seconde partie, cet article se penche sur le rôle de la « grande coalition » que forment les groupes PPE et S&D. Elle domine toujours les votes du PE, mais les groupes de la droite radicale et extrême sont de plus en plus impliqués dans des coalitions avec le PPE, ce qui souligne une droitisation du PE.
- Parlement européen
- coalitions
- élections européennes
- votes par appel nominal
- groupes politiques
Mots-clés éditeurs : Parlement européen, coalitions, élections européennes, votes par appel nominal, groupes politiques
This article looks at the impact of the rise of the extreme right and radical groups in the European Parliament (EP). Has the assembly become more ‘right-wing’ since the June 2024 elections when examining its votes? To address this, the first part of the article examines the formation of coalitions in the EP. It recalls that it has long been dominated by partisan cleavages and that its functioning is marked by the domination of the Christian Democrats and the Socialists. It then presents roll-call votes, which will be used to analyse coalition dynamics in the EP. The second part examines the role of the ‘grand coalition’ formed by the EPP and S&D groups. It still dominates EP votes, but radical and extreme-right-wing groups are increasingly involved in coalitions with the EPP. The EP is therefore becoming increasingly right-wing.
- European Parliament
- coalitions
- European elections
- roll-call votes
- parliamentary groups
Mots-clés éditeurs : European Parliament, coalitions, European elections, roll-call votes, parliamentary groups
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