Leonardo Prota (hommage à) : Gilvan Luis Hansen, Elve Miguel Cenci (dir.), Racionalidade, Modernidade e Universidade, Londrina (Brésil), CEFIL-UEL, 2000, 298 p.
- Par Zdenék Kourim
Pages 451d à 506d
Citer cet article
- KOURIM, Zdenék,
- Kourim, Zdenék.
- Kourim, Z.
https://doi.org/10.3917/rphi.034.0451d
Citer cet article
- Kourim, Z.
- Kourim, Zdenék.
- KOURIM, Zdenék,
https://doi.org/10.3917/rphi.034.0451d
1 Ce « Festschrift » en hommage à Leonardo Prota à l’occasion de son 70e anniversaire comporte des contributions à première vue sans unité intrinsèque : G. L. Hansen, « Kant : raison, liberté et moralité » ; A. V. Cenci, « La critique d’appel du concept kantien de liberté » ; G. H. Bressan Schiavon, « Droit et morale chez Habermas » ; L. Zancanaro, « La signification du “devoir” dans l’éthique du futur » ; E. Alencar Casagranda, « L’existence transcendantale et la critique kantienne de la métaphysique générale » ; G. L. Trombetta, « Qu’est-ce qu’il y a de moderne dans l’esthétique de Kant ? Une “autre” lecture des paradoxes de l’art dans la Critique de la faculté de juger ” ; E. M. Cenci, « Les origines du pessimisme chez Adorno et chez Horkheimer dans la lecture de l’art dans La dialectique de la raison » ; A. Pavâo, « Esquisse pour une critique du concept hégélien de l’État » ; A. A. Fávero, « Le concept de liberté chez Hegel : un commentaire des paragraphes 5-28 de l’introduction de La philosophie du droit » ; M. A. Gomes Nalli, « L’archéologie au carrefour : Foucault entre la phénoménologie et le structuralisme » ; J. J. de Moraes Neto, « L’idée hippocratique de physis » ; A. Meyer Luz, « Du sens de la “connaissance” » ; M. Rodrigues da Silva, « John Stuart Mill et la société ouverte ».
2 Ce livre illustre-t-il la situation dans laquelle se trouve, selon A. Côrtes Gumarães, le préfacier de ce recueil, la philosophie brésilienne ? : « Quels que soient les paradigmes de la méditation philosophique assumés par des nouvelles générations – soit les paradigmes de la subjectivité, soit ceux du langage – [...], nous ne sommes encore que de simples répétiteurs des modèles étrangers de la pensée, à l’exception du mouvement culturaliste représenté par Miguel Reale et Antonio Paim » (p. VII). La réponse doit être négative au moins pour deux raisons : 1 / la qualité des contributions citées dépasse, en général, le niveau de simples commentaires ; 2 / la majorité de leurs auteurs provient du groupe d’investigations sur « le processus de constitution et de consolidation des différentes rationalités dans la modernité » (dont le coordinateur a été L. Prota) et livrent ainsi le fruit de leurs recherches. À signaler aussi : la biobibliographie de Leonardo Prota par G. L. Hansen, où le rôle éminent de cette personnalité polyvalente – organisateur (les 7 volumes contenant les matériaux des cinq « Rencontres nationales de professeurs et de chercheurs de la philosophie brésilienne » en constituent un témoignage bien éloquent), diffuseur (depuis 1995, il est directeur de la maison d’édition de l’Université d’État de Londrina), créateur (son dernier livre, Philosophies nationales et la question de l’universalité de la philosophie, soulève le problème toujours actuel) – dans le développement de la philosophie brésilienne est mis fort justement en relief.
3 Zdenék KOURíM.