Victimes d’inceste : comment être écoutées
- Par Isabelle Aubry
Pages 129 à 132
Citer cet article
- AUBRY, Isabelle,
- Aubry, Isabelle.
- Aubry, I.
https://doi.org/10.1051/ppsy/2022612129
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- Aubry, I.
- Aubry, Isabelle.
- AUBRY, Isabelle,
https://doi.org/10.1051/ppsy/2022612129
Notes
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[1]
OSE : Table ronde sur l’inceste, vendredi 7 mai 2021.
Tout d’abord, je remercie l’OSE d’organiser cet événement d’information sur l’inceste et d’avoir invité Face à l’inceste anciennement l’association internationale des victimes de l’inceste. Je vais tenter de répondre aux trois questions posées par les organisateurs, à savoir :
De quelle façon avez-vous donné une visibilité à la parole des victimes d’inceste ?
En quoi le fait d’être regroupé en association de victimes a permis une évolution législative et de peser sur le débat public ?
Pouvez-vous nous apporter un éclairage sur les statistiques qui sont diffusées sur le nombre de victimes d’inceste ?
Fin 1999, lorsque j’ai tapé «inceste» sur Yahoo pour chercher des ressources d’aide, les seules réponses qui sont apparues étaient des sites pornographiques. Cela m’a mise profondément en colére que mon pays, disposant d’autant de moyens, ne me propose même pas une liste d’adresses d’intervenants spécialisés. Ce jour-là, j’ai décidé d’agir à mon niveau et de créer le premier site d’information sur l’inceste du monde francophone nommé « L’inceste : comment survivre ? » Rapidement, je suis entrée en contact avec des victimes françaises, belges, canadiennes et suisses. Une communauté s’est formée, j’ai commencé à publier les premiers témoignages en ligne. J’ai vite compris, qu’internet serait l’outil principal de libération de la parole des victimes et de leurs proches. Puis, nous nous sommes rencontrées dans la vie réelle, en France et au Canada. Nous avons pu comparer la façon dont nos pays respectifs traitaient le sujet à tous les niveaux…
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