Du gouvernement d’E. Geisel à celui de J. Bolsonaro - 50 ans de résilience des projets hydroélectriques amazoniens
- Par Céline Broggio
- et Martine Droulers
Pages 262 à 270
Citer cet article
- BROGGIO, Céline
- et DROULERS, Martine,
- Broggio, Céline.
- et al.
- Broggio, C.
- et Droulers, M.
https://doi.org/10.3917/oute2.056.0262
Citer cet article
- Broggio, C.
- et Droulers, M.
- Broggio, Céline.
- et al.
- BROGGIO, Céline
- et DROULERS, Martine,
https://doi.org/10.3917/oute2.056.0262
Notes
-
[3]
BROGGIO C., DROULERS M. (2017), Les effets des équipements hydroélectriques en Amazonie. Un exemple de résilience territoriale. EchoGéo, online, 41.
-
[4]
Si les courants environnementalistes du gouvernement acceptent la mise en chantier des centrales du Madeira, Marina Silva soutient, dans l’Etat voisin, l’expérience du « gouvernement de la forêt » proposé comme modèle alternatif de développement régional pour l’Amazonie.
-
[5]
Initiative d’intégration régionale sud-américaine
-
[6]
BROGGIO C., DROULERS M. (2017). Les barrages hydroélectriques amazoniens. Un enjeu de géopolitique interne au Brésil. Hérodote, n°165, 185-203.
-
[7]
Notamment la création d’un Secrétariat stratégique pour l’Amazonie (SAE) et la scission en deux entités de l’organisme chargé des autorisations environnementales (IBAMA-ICMBio).
-
[8]
Sur le plan régional, l’aménagement du bassin du Tapajos correspond au contexte local de l’agrobusiness du soja qui a une forte demande électrique.
Les grands projets d’aménagement s’inscrivent dans une histoire longue de
plusieurs décennies, une temporalité bien différente de celle de la vie politique.
Il en résulte que ces projets ont à traverser, au cours de leur cycle de vie, une série
de contextes successifs dans lesquels se nouent, se dénouent et se renouent les
fils de plusieurs phases d’avancée, d’abandon temporaire et de moments de crise.
Le dossier de l’équipement hydroélectrique amazonien illustre parfaitement
cette relation à la fois durable et bousculée entre le fait politique et le grand
projet d’aménagement. Conçu et mis en œuvre depuis plus de cinquante ans,
le programme hydroélectrique amazonien a été porté, avec des hauts et des bas,
aussi bien par le gouvernement des militaires à partir des années 1970 que par
les gouvernements du Parti des travailleurs au début dans les années 2000. La
relance qui s’initie depuis 2018 pourrait bien marquer le début d’une troisième
période dans l’histoire de ce dossier.
L’objectif de cet article sera de montrer la résilience des grands projets depuis un demi-siècle et les conditions dans lesquelles leur relance se dessine aujourd’hui.
On utilise ici le terme de résilience appliqué à un grand projet d’aménagement du territoire pour illustrer le fait qu’un aménagement qui s’inscrit dans le
temps long ne peut que traverser une série de contextes qui font que son développement ne saurait être régulier ni continu, mais au contraire que l’histoire
de sa mise en œuvre connaît nécessairement des phases actives, des moments de
rupture et des périodes de latence…
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