Citer ce numéro
Présentation
« La fiction est déjà là. Il nous appartient d’inventer la réalité »
Ainsi parlait J.G. Ballard (1930-2009), le scribe fou de Shepperton, qui aura à ce point marqué le panorama culturel anglo-saxon que le dictionnaire Collins a consacré l’usage de l’adjectif ballardien : « ce qui évoque ou suggère des conditions semblables à celles qui sont décrites dans les œuvres de Ballard, en ce qui a trait particulièrement à une modernité dystopique, à des paysages architecturaux désolés et aux effets psychologiques des développements technologiques, sociaux et environnementaux ». De ses premiers romans apocalyptiques jusqu’aux récits récents de communautés déréglées, en passant par la trilogie de béton et la phase expérimentale des années 60-70, J.G. Ballard s’est imposé comme le grand chantre de l’hypermodernité dans les sociétés libérales, au fil d’une œuvre qui n’a craint ni les scandales moraux ni les excès formels.
Ce numéro d’Otrante tente ici une plongée au cœur des leurres et dédales de la fiction ballardienne, celle-là même qui opposait à la science-fiction des confins interstellaires sa volonté d’explorer, les yeux grands ouverts, nos paysages intérieurs.
Sommaire
Apocalypses critiques. Les romans de J.G. Ballard de The Drowned World à Kingdom Come
J. G. Ballard : de la catastrophe naturelle à la catastrophe urbaine Variations autour d’un imaginaire de la fin
- Par Vicky Pelletier
Post-humanité et figures de l’intime : machine à penser et oralité dans Ghostwritten de David Mitchell (1999)
- Par Hélène Machinal
« Comment concilier les deux choses ? » : de la figure du double à l’écriture du treizième mois dans les récits de Bruno Schulz et dans leur adaptation cinématographique, La Clepsydre de Wojciech Has (1973)
- Par Jessy Neau
Décollement et déplacement : le mariage révolutionnaire dans « The Adventure of the German Student » de Washington Irving
- Par Arnaud Huftier
Date de parution : 01/10/2012
Date de mise en ligne : 20/03/2025
ISBN 9782841746040