Petrolino E., La ministerialità del diacono nella liturgia. Eucaristia, diaconia e sinodalità, Cantalupa, Effatà ed., 2023, 256 €, 16,00 €. ISBN 9788869299520.
Pages 170a à 171
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/nrt.471.0170a
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On sait que l’Église est en train de réfléchir sur les ministères qui, en général, sont à exercer en son sein. Vatican ii s’était arrêté longuement à celui des évêques et aussi, mais dans une moindre mesure, à celui des prêtres. Le ministère des diacres a aussi été visité, comme cela se voit dans les décisions sur le diaconat permanent (LG 29). Le diaconat est en fait le premier, en ordre chronologique, des ministères ordonnés, suivi par le presbytérat et l’épiscopat, comme s’il en était un moule dont il ne faut rien délaisser derrière soi, particulièrement par le biais de la promesse du candidat au diaconat : « Voulez-vous garder le mystère de la foi dans une conscience pure, et proclamer cette foi par la parole et par vos actes, fidèle à l’Évangile et à la Tradition de l’Église » (p. 43).
Enzo Petrolino est diacre permanent, maintenant à Rome, marié, père de trois fils, président de la « Communion diaconale » en Italie, enseignant de théologie œcuménique et du ministère diaconal. Le livre ici présenté est attentif à la situation du diaconat au sein de l’Église envoyée dans le monde pour y annoncer l’Évangile. Le lieu propre du diacre semble se situer cependant entre le prêtre et ses paroissiens (plutôt qu’entre les paroissiens et leur prêtre, signe de sa position hiérarchique dans la liturgie), un lieu quand même essentiel pour une Église en quête de synodalité. Sa visibilité principale est certes d’ordre liturgique, le service de l’autel (sous le double aspect de la présentation du calice et du don de la paix), mais pas seulement car l’eucharistie n’est pas seulement un moment cultuel dans la vie chrétienne : elle lui donne sa forme spécifique, son envoi dans le monde, en particulier auprès des pauvres bien que, en certaines époques de l’Église, les deux mondes de la liturgie et des pauvres « étaient quasi extérieurs l’un à l’autre » (p…