L'interrelation complexe entre signes de qualité et environnement en France
- Par Maud Hirczak
Pages 75 à 88
Citer cet article
- HIRCZAK, Maud,
- Hirczak, Maud.
- Hirczak, M.
https://doi.org/10.4000/norois.3599
Citer cet article
- Hirczak, M.
- Hirczak, Maud.
- HIRCZAK, Maud,
https://doi.org/10.4000/norois.3599
Notes
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[1]
Pris au sens large comme « un ensemble d’éléments, de biens naturels, en interaction et interdépendants, disponibles au sein de l’espace considéré et susceptibles d’être valorisés de manière directe et indirecte » (Baret, 2000).
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[2]
D’un point de vue méthodologique, cet article s’appuie à la fois sur l’analyse de textes réglementaires liés à la qualité et aux cahiers des charges de différents produits, mais également sur le résultat d’enquêtes de terrain. Des entretiens semi-directifs auprès de professionnels et d’administratifs des filières appellations d’origine contrôlée (AOC) concernées, de l’Institut National de la Qualité et de l’Origine (INAO) mais aussi de différents acteurs territoriaux (collectivités, chambres d’agriculture etc.) ont été effectués à Paris et en Rhône-Alpes entre 2004 et 2007.
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[3]
Depuis 2006, les CCP ne sont plus un signe officiel de qualité mais restent reconnues par les pouvoirs publics.
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[4]
L’INAO comporte désormais cinq Comités Nationaux : vins, eaux-de-vie et autres boissons alcoolisées?; appellations laitières, agroalimentaires et forestières?; IGP, labels rouges et spécialités traditionnelles garanties?; IGP relatives aux vins et aux cidres?; agriculture biologique.
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[5]
Les autres AOC (fruits, légumes, viandes etc.) ne sont pas étudiées ici compte tenu de leur trop grande diversité. Pour une analyse plus fine de certaines appellations, par exemple la noix de Grenoble ou la volaille de Bresse, voir M. Hirczak (2007).
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[6]
Ce tableau concerne les 42 AOC fromages reconnues en 2004. Un produit peut être comptabilisé plusieurs fois (race, chargement etc.).
Dans un contexte international marqué par « la crise » et des attentes sociétales fortes en matière de durabilité, l’environnement tient une place de choix au cœur des débats politico-économiques. Mobilisé comme instrument de différenciation et de conquête de nouveaux marchés par bon nombre de secteurs, il est devenu quasi-incontournable, particulièrement en agriculture. Que ce soit au niveau mondial, européen ou national, le contexte joue en faveur d’une « environnementalisation » accrue des produits. Aussi, que l’agriculture soit « conventionnelle » ou « de qualité », les procédés de production plus respectueux de l’environnement se multiplient pour suivre cette tendance.
C’est cette question de la qualité, qu’elle soit générique (faisant appel à des standards) ou spécifique (localisée et non reproductible), et de son lien à l’environnement qui nous intéresse plus particulièrement ici. Nous nous interrogeons sur la façon dont un produit sous signe de qualité mobilise, implicitement ou explicitement, l’environnement. Un produit peut-il être de qualité sans pour autant respecter le milieu naturel ? L’hypothèse selon laquelle l’environnement est une composante de la qualité ne va pas de soi. Il s’agit donc de montrer quelle est sa place dans la politique de qualité et comment le lien entre les deux se construit. En effet, la logique de création des signes de qualité dans le domaine alimentaire est issue d’une construction sociale complexe qui ne cesse d’évoluer au fil du temps selon le contexte et donc par là, des conceptions de la qualité qui en découlent…
Mots-clés éditeurs : AOC, environnement, jeu d'échelle, politique, signe de qualité
Date de mise en ligne : 12/09/2012
https://doi.org/10.4000/norois.3599