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Le P.P.A - le M.L.T.D en Oranie 1943-1949

Pages 114 à 123

Citer cet article


  • Témoignage d’ Abbad, A.
(2023). Le P.P.A - le M.L.T.D en Oranie 1943-1949. NAQD, Hors-série 7(3), 114-123. https://doi.org/10.3917/naqd.hs8.0114.

  • Témoignage d’ Abbad, Ahmed.
« Le P.P.A - le M.L.T.D en Oranie 1943-1949 ». NAQD, 2023/3-4 Hors-série 7, 2023. p.114-123. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-naqd-2023-3-page-114?lang=fr.

  • Témoignage d’ ABBAD, Ahmed,
2023. Le P.P.A - le M.L.T.D en Oranie 1943-1949. NAQD, 2023/3-4 Hors-série 7, p.114-123. DOI : 10.3917/naqd.hs8.0114. URL : https://shs.cairn.info/revue-naqd-2023-3-page-114?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/naqd.hs8.0114


Notes

  • [1]
    Ce document dactylographié, puisé de son fonds d’archives personnel, nous a été remis par Mohammed Harbi. Nous avons procédé à quelques corrections et mis en note de bas de page des informations complémentaires de mise en contexte tout en gardant autant que possible dans sa forme initiale la version originale. Les titres sont de la Rédaction. Nos interventions sur le texte lui-même sont toutes accompagnées de la mention NDLR.
  • [2]
    Ahmed Abbad artisan tailleur à Oran, il est responsable en 1943-1945 du PPA clandestin pour le secteur Oran-Aïn Temouchent qui regroupe quelque 200 militants. Membre de la direction fédérale pour l’Oranie, il quitte le PPA en 1949 au moment de la condamnation et des sanctions contre de jeunes responsables du parti accusés de « berbérisme ». Exilé en France aux débuts des années 1950, il adhère au Parti communiste français et participe aux activités en direction des « travailleurs nord-africains ». Il est considéré comme un des responsables de la Fédération de France du Parti communiste algérien (PCA). En 1956, il est l’un des cadres du PCA qui appelle les militants communistes à rejoindre le FLN. cf. https://maitron.fr/spip.php?article149764
  • [3]
    Le 8 novembre 1942, les troupes anglaises et américaines débarquent en Afrique du Nord sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. C’est l’opération « Torch ».
  • [4]
    Section française de l’Internationale ouvrière. Pour plus de détails sur La SFIO en Oranie, voir Claire Marynower, Joseph Begarra, Un socialiste oranais dans la guerre d’Algérie, Ed. L’Harmattan, Paris 2008
  • [5]
    Association culturelle جمعية الفلاح fondée en 1937 affiliée à l’AOMA dirigée par le cheikh Abdelhamid Ben Badis.
  • [6]
    Houari Souiah (1915-1990), commis libraire dans les années 1930, puis inspecteur commercial à la Cie de tabacs JOB. Membre du comité directeur de la médersa al Falah (الفلاح il rejoint les rangs du PPA avant de devenir membre du comité central du MTLD en 1947. Incarcéré suite à l’organisation de la manifestation à Oran le 1er mai 1945 (al Hamri et Médina Jdida avec descente sur le centre-ville européen avec drapeau algérien et slogans demandant l’indépendance), il est libéré en 1946, soit 1 an après l’Armistice. Ayant rejoint le FLN, il est condamné à 20 ans de travaux forcés et incarcéré de 1956 à 1962. Il fait les prisons d’Oran, El Harrach, Lambèse, Les Petites Baumettes (Marseille), Besançon et Avignon. (Notice réalisée avec le concours de Sid Ahmed Souiah) cf. Omar Carlier, « Homme fétiche » ou « homme symbole » ? Un notable-militant : Houari Souiah, in https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1993_num_46_1_1654
  • [7]
    Transports oranais par tramway
  • [8]
    Cheikh Mohammed Saïd Zemmouchi est né en 1900 à Ain-Beida. Il a été un des membres fondateurs de l’Association des Oulémas Musulmans dirigée par le Cheikh Abdelhamid Ibn Badis. Suite au nombre croissant des étudiants à Jamaa al akhdar de Constantine, il a été envoyé à Tébessa pour assister le Cheikh Larbi Tebessi. Il a été ensuite promu par l’AOMA au rang d’inspecteur général des Médersas du département d’Oran, comptant à l’époque 50 établissements et 20 écoles libres. Nommé à Mascara en 1952 il s’y marie et enseigne dans la Médersa libre fondée par Si M’hamed Cherif, un militant actif de la cause nationale. Harcelé par les autorités coloniales de la ville, il part pour Alger puis retourne à Oran où il enseigne dans la médersa al Falah (⍁⍁⍁⍁⍁⍁) de Mdina jdida. Ayant rejoint les rangs du FLN, il est arrêté et emprisonné en 1956. Continuant à être harcelé et persécuté après sa libération, le FLN le fait partir avec sa famille pour le Maroc où il décède en 1960. Sa dépouille est ré-inhumée au cimetière Aïn Baïda d’Oran en 1964. (Notice réalisée avec le concours de Mohammed Salah Anouar Zemmouchi)
  • [9]
    Abdelkader Teurki, né en 1913 à Oran, il tient un bureau de tabac et adhère au PPA en 1937 dont il devient responsable pour la ville d’Oran. Il est traduit en 1941 au tribunal militaire d’Alger avec 27 autres militants nationalistes et condamné à 8 ans de travaux forcés. Libéré en 1944, il est élu sur la liste MTLD au conseil municipal d’Oran aux élections de 1947. Il reste fidèle à la ligne Messali lors de la crise du parti. cf. B. Stora, Dictionnaire biographique des militants nationalistes algériens, L’Harmattan, Paris 1985, p.248-249
  • [10]
    Mohammed Memchaoui (1917-1995) neveu de neveu de Messali Hadj, il adhère à l’ENA à l’âge de 19 ans. Arrêté en 1939 il est condamné à six mois de prison à Alger. Le 17 mars 1941 il est à nouveau arrêté et condamné à seize ans de travaux forcés. Mis en résidence forcée à Berrouaghia, il est déporté la même année à Tabelbala (Tabelbelt située à 145 km de Beni Abbès) où il restera jusqu’en février 1944. Hospitalisé à Tlemcen en mars 1945, il est envoyé à sa sortie, le 22 mai, au camp de Bossuet puis au camp de Mecheria en novembre. Organisateur du congrès d’Hornu (Belgique), du 13 au 15 juillet 1954. Après le premier novembre 1954 il est premier responsable du Mouvement national algérien pour l’Oranie. Arrêté le 26 décembre 1954 à Tlemcen, il est envoyé à la prison d’Oran qu’il quitte en octobre 1955 pour être transféré à Aflou. La cour d’Alger le condamne à un an de prison et dix ans de privation de ses droits civiques. Après sa libération le 27 décembre 1958 il devient responsable du MNA. Décédé le 25 décembre 1995 à Roubaix, il est enterré à Tlemcen le 5 janvier 1996.
  • [11]
    Mohammed Guenaneche né en 1915 à Tlemcen, adhère à l’ENA dès le début des années 1930 et crée la première section des Amis d’El Oumma à Tlemcen. Avec K. Arezki et A. Filali, il est intégré à la direction du PPA après l’arrestation de Messali. Arrêté en 1938, il est condamné en 1939 à 1 an de prison. Élu en 1947 au conseil municipal de Tlemcen sur les listes du MTLD. Il rejoint le FLN en 1955, arrêté en 1956, il fait les camps d’Aflou, Arcole, Bossuet. cf. B. Stora, op.cit., p. 240
  • [12]
    Chadly el Mekki (1920-1988) Originaire de Sidi Naji (Tebessa), il fait ses études à la Zitouna de Tunis. Tout comme quelques rares compagnons d’étude, il rejoint le PPA dont il est désigné à la direction du comité fédéral de Constantine. Il représente le MTLD au Comité de libération du Maghreb arabe fondé au Caire en 1947 par Abdel Krim el Khattabi. Représentant du FLN au Caire, il est remplacé en 1952 par Mohamed Khider et Hocine Aït Ahmed. Il est arrêté et emprisonné en 1955 avec Mezerna par les autorités égyptiennes à la demande du FLN
  • [13]
    Pour plus de détails, voir Daho Djerbal, Ahmed Bouda, Fragments de mémoire.
  • [14]
    Maachou Abdelkader dit si Abdeljalil (1931-2021) fait des études à la Medersa de Tlemcen puis à Alger où il rejoint le PPA-MTLD. Durant la guerre de libération, il participe avec Aïssat Idir et d’autres syndicalistes algériens à la fondation de l’UGTA. Responsable du Bureau du FLN au Maroc.
  • [15]
    C’est en 1845 que le général Lamoricière décide de créer un centre de regroupement alors appelé « Village Nègre » qui prendra, un siècle plus tard, le nom de Ville Nouvelle. cf. Amara Bekkouche, Un quartier nommé Ville Nouvelle…., in Les Annales de la Recherche Urbaine, 2005, pp. 114-121. https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1993_num_46_1_1654
  • [16]
    El Hamri est un quartier situé au sud-est de l’agglomération d’Oran. Autrefois appelé El Ghoualem, il était séparé de Mdina Jdida par une petite forêt que les autorités coloniales ont rasée pour édifier la prison centrale de la ville. Les terrains vagues bordant le Petit Lac ont été occupés par la ferme du colon Lamur qui a donné son nom au quartier. Ils ont également servi, à la fin du XIXe siècle, de refuge constitué d’habitations précaires pour les populations des régions de Mascara-Bel-Abbès chassées de leurs terres par les séquestres et les lois coloniales sur l’expropriation. Il a constitué durant la guerre de libération un des plus importants foyers de la lutte armée à Oran. Voir René Lespès, Oran, La construction de la ville, pp. 137 et suiv. ; voir également René Emsalem, Les villages indigènes d’Oran, Géocarrefour, 1950, 25-4, pp. 289-299, https://www.persee.fr/doc/geoca_1164-6284_1950_num_25_4_5429
  • [17]
    Quartier situé sur le flanc sud du djebel Murdjadjo, ils est constitué par trois parties bien distinctes : Es-Sanouber à l’est, Ras-el-Aïn au centre (où se trouve la source d’eau douce alimentant les lavoirs espagnols et les foyers des habitants des quartiers populaires dépourvus de réseaux d’alimentation en eau douce) et le douar B à l’ouest. En 1840, les Planteurs furent divisés en vingt-trois grands terrains, vendus à dix Européens (en majorité espagnols), huit musulmans et cinq israélites. Ces terrains portent encore le nom de leurs anciens acquéreurs, mais ils sont surtout, avec l’un des plus vieux cimetières de la vieille ville, l’un des lieux de mémoire collective des Oranais de souche. En 1852 sous le gouvernement du général Randon, une forêt de pins est plantée par l’armée pour en faire un poumon vert appelé Parc national des « Planteurs », en référence aux planteurs d’arbres. Avec l’arrivée des paysans dépossédés de leurs terres ainsi que des ouvriers agricoles du Rif, ce quartier est devenu une immense agglomération d’habitat précaire.
  • [18]
    Sidi el Houari est le site original de la ville d’Oran. Situé au pied du Murdjadjo, il constitue une niche écologique avec la présence de multiples sources d’eau et un abri maritime qui permirent aux Andalous de créer la petite cité Ouahran. La cité fut dotée par la suite d’une citadelle ou qasbah qui peut être considérée comme le noyau initial de l’agglomération urbaine. Voir Rabia Moussaoui, La ville d’Oran et le quartier de Sidi el Houari, Direction de la Culture de la wilaya d’Oran, https://openarchive.icomos.org/id/eprint/1401/13/Moussaoui.pdf
  • [19]
    Quartier européen de la ville
  • [20]
    Les Amis du Manifeste et de la Liberté (AML), mouvement de masse fondé par Ferhat Abbas en mars 1944 pour soutenir et porter le Manifeste du Peuple algérien remis par une délégation de la Fédération des Élus au GGA en février 1943.
  • [21]
    Quartier européen à l’est de la ville
  • [22]
  • [23]
    Imam faisant partie d’une grande famille de Beni Abbès et Béchar
  • [24]
    Cf. Charles-Robert Ageron, Mai 1945 en Algérie : Enjeu de mémoire et histoire https://www.cairn.info/revue-materiaux-pour-l-histoire-de-notre-temps-2012-4-page-68.htm
  • [25]
    La loi du 9 mars 1946 visait une amnistie-réconciliation de l’après-Guerre en France

À la veille du débarquement allié, on pouvait distinguer en Oranie deux catégories de groupes politiques :
Les groupes politiques métissés multiraciaux, c’est à-dire la SFIO et le PC. La SFIO recrutait essentiellement des européens et des lettrés algériens. Le PCA recrutait dans les couches inférieures des petits blancs juifs et espagnols surtout. Il y avait quelques lettrés algériens. Les ouvriers algériens vivant à l’européenne, mais aussi des dockers et des cheminots.
Les groupes politiques nationaux :
Les oulémas. L’étiquette culturelle ne doit pas tromper.
Il s’agit en fait d’un mouvement politico-religieux. L’organisation se situe à deux niveaux.
Au niveau de la medersa Jemait El Falah, un regroupement large incluant des lettrés agnostiques, politiquement liés à la SFIO et au PC (un clerc de notaire Guettaf, deux enseignants Belhalfoui, Benali Sghaeir et un interprète judiciaire Sebbagh), des cadres religieux, des éléments pieux de formation arabe, un ouvrier en confection Abbad, un restaurateur Metahri, un employé de librairie Souyah, un facteur Nafi, un employé des T.O, un ouvrier spécialisé (mécanicien), trois commerçants en tissu : Benahmed, Semghouni Ahmed, Reguig ; deux commerçants ambulants : Dellal El Ghouti et M’Hamed Benabderahmane.
Au niveau de la section des oulémas (Chaaba) un autre regroupement plus populaire et plus militant.
Les activités avaient trait à la collecte de fonds, à la propagande, à l’organisation de l’enseignement en arabe et des cours du soir pour les adultes…


Date de mise en ligne : 28/11/2023

https://doi.org/10.3917/naqd.hs8.0114

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