Palestine & Israël
Quelle égalité ?
Pages 145 à 148
Citer cet article
- POURHOSSEINI, Behrang
- et QUERRIEN, Anne,
- Pourhosseini, Behrang.
- et al.
- Pourhosseini, B.
- et Querrien, A.
https://doi.org/10.3917/mult.100.0145
Citer cet article
- Pourhosseini, B.
- et Querrien, A.
- Pourhosseini, Behrang.
- et al.
- POURHOSSEINI, Behrang
- et QUERRIEN, Anne,
https://doi.org/10.3917/mult.100.0145
Notes
-
[1]
Voir : « Antisionisme de gauche en Israël » : entretien avec Ofer Cassif, député du parti Hadash à la Knesset, dans le no 99 de Multitudes.
-
[2]
Gilles Deleuze, « Grandeur de Yasser Arafat », Deux régimes de fous, Paris, Minuit, 2003, p. 222.
- [3]
-
[4]
Baruch Kimmerling, Politicide : Les guerres d’Ariel Sharon contre les Palestiniens, trad. Arnaux Regnaud de la Soudière, Paris, Agnès Vienot Éditions, 2003.
-
[5]
Stéphanie Latte Abdallah : « Par-delà le futuricide : Quelle après-guerre à Gaza » ; dans Recherches internationales, 2024/2 no 129, p. 179-186.
Si on tient à une conception élémentaire de la contemporanéïté, les premières années de Multitudes coïncident avec la désillusion provoquée par l’échec des accords d’Oslo en 1993 dont la ruine débouche sur le déclenchement de la seconde Intifada à partir de 2000. C’est vers un principe d’égalité que semblaient se diriger les accords d’Oslo, dont l’efficacité a été brisée, entre autres, par l’assassinat d’Yitzhak Rabin.
Dans les huit premières années de la revue, nous étions souvent avec Giselle Donnard dans les manifestations des femmes en noir, un groupe international créé pendant les guerres de Yougoslavie et mobilisé sans relâche contre l’atteinte militaire aux populations civiles. Dans les années 2000, les premiers textes de la revue tentaient encore de préserver certains acquis et espoirs liés aux processus de paix, en insistant notamment sur le droit au retour des réfugiés (Yann Moulier Boutang et Gisèle Donnard, no 6, 2001), alors que l’OLP avait une certaine légitimité pour fédérer les forces politiques palestiniennes.
Mais progressivement, la résolution du conflit par la force s’impose. À la fascisation des politiques israéliennes répond l’islamisation de plus en plus affichée de la résistance palestinienne, notamment avec l’arrivée au pouvoir du Hamas en 2006. Ces deux radicalités n’ont cessé, depuis, de se renforcer mutuellement. Les attentats du Hamas dans les années 2000 ont contribué au retour de Netanyahou au pouvoir en 2009. De son côté, le gouvernement israélien, en marginalisant les alternative…