Catherine Kerbrat-Orecchioni, Les débats de l’entre-deux-tours des élections présidentielles françaises. Constantes et évolutions d’un genre
Paris, L’Harmattan, 2017, 372 p.
- Par Paul Bacot
Pages 149 à 152
Citer cet article
- BACOT, Paul,
- Bacot, Paul.
- Bacot, P.
https://doi.org/10.4000/mots.23516
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- Bacot, P.
- Bacot, Paul.
- BACOT, Paul,
https://doi.org/10.4000/mots.23516
Notes
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[1]
Outre les nombreux articles et ouvrages portant sur les derniers épisodes présidentiel et législatif, la chronique en ligne « Figurez-vous » de la Société d’étude des langages du politique (SELP) permet de retrouver les hauts faits rhétoriques du printemps 2017 (https://selp.eu/Figures/, consulté le 15/11/2017).
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[2]
Domitille Caillat, Le discours rapporté dans les débats politiques télévisés : formes et fonctions des recours au discours autre. Le cas des débats de l’entre-deux-tours des présidentielles françaises (1974-2012), université Lumière Lyon 2, 2016.
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[3]
Pour un rappel des principales caractéristiques de chacune des campagnes présidentielles de 1965 à 2012, la lecture de l’ouvrage de Gérard Courtois, chroniqueur au Monde, peut être utile : Parties de campagne. La saga des élections présidentielles, Paris, Perrin, 2017.
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[4]
L’ouvrage dirigé par Pascal Perrineau (Le vote disruptif. Les élections présidentielle et législatives de 2017, Paris, Presses de Sciences Po, 2017, collection « Chroniques électorales ») comporte un chapitre de Thierry Vedel consacré à la télévision dans la campagne électorale, et notamment au débat d’entre-deux-tours – mais il s’intéresse moins à la manière de débattre qu’aux effets du débat.
C’est le débat par excellence : celui qui oppose entre les deux tours de chaque élection présidentielle française les deux candidats arrivés en tête au premier et qui se trouvent donc qualifiés pour le second, devenant les finalistes de la compétition – puisque ce vocabulaire sportif s’est progressivement imposé. Ce rituel qui bat régulièrement des records d’audience télévisée méritait à coup sûr à lui seul cette étude approfondie, dont l’objectif est dicté par la nature même de tout travail scientifique : repérer les constantes et les variantes, les premières l’emportant en l’espèce nettement sur les secondes.
Catherine Kerbrat-Orecchioni, professeure honoraire de l’université Lumière Lyon 2, qui a publié nombre d’articles et d’ouvrages portant notamment sur les interactions verbales, les actes de langage dans le discours ou encore les formes nominales de l’adresse en français, a travaillé sur un corpus composé des six débats organisés entre 1974 et 2012 – celui de 2017 n’est évidemment pas traité, pour des raisons évidentes de chronologie. Il est d’emblée précisé que ce corpus a été fourni par Domitille Caillat, qui l’avait constitué pour sa thèse de doctorat, et qu’il présente un caractère à la fois homogène et restreint qui en fait un objet d’étude idéal pour les chercheurs.
Les débats de l’entre-deux-tours constituent à eux seuls un genre, à l’intersection des discours politiques (et plus spécialement électoraux) et des discours médiatiques (et plus spécialement télévisés)…